24/08/2009

Le rêve de la séparation par tony parsons

 

 

upinsmoke

Tout ce qu'il y a est le rien étant tout. Et en part de ce tout, apparaît la croyance et l'expérience au quotidien d'être un soi séparé - un individu apparent disposant d'une volonté, d'un pouvoir de choix et d'une capacité à agir qui lui seraient propres. Ceci est spécifique à l'homme et est appelé conscience de soi. La plupart des gens prennent cela pour la réalité.

Ce sentiment apparent d'être séparé est à la racine de la souffrance, du mal-être et du sentiment de perte qui conduisent à chercher à y échapper ou à résoudre la situation. C'est l'Etre rêvant qu'il est séparé de lui-même, cherchant urbi et orbi un tout qui n'a jamais cessé d'être. C'est le rêve hypnotique de séparation qui, pour le rêveur, est très réel.

Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.

Le développement d'un « esprit » intelligent et capable de compréhension s'accompagne apparemment du pouvoir d'opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l'individu semble faire l'expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.

Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l'esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu'il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d'insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper.

L'entité séparée ne peut que tenter d'imaginer ou de projeter ce à quoi ressemble de ne pas être séparé. Ce qui est recherché est la possibilité d'un but ou d'un état futur pouvant être réalisé et qui, par conséquent, et en toute logique, doit être approchable. A partir de là, la fonction de la recherche et l'enseignement tourné vers le devenir, enferment le chercheur dans un état de constante aspiration à se rapprocher de quelque chose qu'il ne peut saisir. Tout cela est expression de l'Etre, se manifestant en tant que ce bon vieil esprit (mental)-qui-comprend, fiable et digne de confiance, fonctionnant de la seule manière qu'il connaisse... en perpétuelle agitation et constante anticipation. C'est cette activité tournée vers le devenir qui très efficacement maintient le chercheur dans le rêve hypnotique d'un élan vers quelque chose qu'il ne peut saisir.

Bien sûr, la Libération peut, apparemment, survenir, totalement à son gré en dépit de tous ces efforts. Le seul autre espoir pour le rêveur, pour l'apparent chercheur spirituel, est de croire en une énergie bienveillante (disons Dieu, la Conscience ou un soi-disant maître illuminé) qui puisse être motivée pour le guider et choisir de l'influencer tout au long d'un cheminement finissant par conduire à la plénitude. Mais il n'est aucun choix à quelque niveau que ce soit. Toutes ces idées de devenir, de but, de dessein, de choix et de destinée naissent au sein du rêve.

Le paradoxe tient à ce que l'Etre bien qu'apparaissant en tant que rêveur en recherche, n'est pas un état qui puisse être imaginé, conçu, atteint ou même réalisé à travers une quête dont il ferait l'objet. Etre ne requiert absolument rien... il est le Rien et le Tout - déjà complétude et plénitude immaculées. Rien n'a besoin d'être transformé ou atteint, abandonné ou trouvé, pour qu'Etre simplement Soit. L'apparence de séparation est simplement l'expression de l'Etre. L'idée même de quelque chose qui aurait besoin d'approcher ce qui est déjà, est merveilleusement futile. L'Etre est un comédien au public qui ne rit jamais.

Le chercheur rêvé éprouve un sentiment de perte et d'indignité et de ce fait se trouve très attiré par les enseignements dans le rêve qui impliquent la purification, l'effort soutenu, l'abandon, la dévotion et la culture de la renonciation et le détachement.

Il y a une sorte d'inéluctabilité logique et d'indéniable honorabilité attachée à ces notions qui résonnent avec le sentiment de manque. La voie quasi sans fin de l'effort assure joyeusement la prorogation de l'expérience individuelle. Ces idées semblent émaner directement de l'histoire d'une sagesse traditionnelle parfaitement cohérente et digne de foi et qui assurément doit être respectée, quand bien même elle ne nous parviendrait plus qu'en tant que mots couchés sur des bouts de papier.

Deux voies traditionnelles s'attachent à résoudre ou à échapper au sentiment de séparation : la méditation et le questionnement de soi.

Dans la méditation, il semble possible, par l'intermédiaire d'une guidance et de choix apparents, d'atteindre certains états de tranquillité ou de béatitude qui semblent meilleurs que le sentiment de séparation. La croyance prévalente est que l'effort assidu à la méditation va cristalliser l'état et finira par le rendre permanent. Mais ces états ne sont que des expériences personnelles subtiles survenant à l'intérieur de l'histoire rêvée. Ainsi à l'instar de toute autre activité inscrite dans le temps, ces expériences apparaissent et disparaissent.

Le questionnement de soi est un processus similaire dans le sens où l'individu à pour but de choisir d'agir ou de faire un effort pour atteindre un endroit nommé conscience qui, son maître le lui promet, apportera paix de l'esprit, joie et fin de toute souffrance.

Une grande importance est attribuée à la nécessité de mener une investigation rigoureuse des processus de pensées, etc. et de maintenir une vigilance prévenant « la distraction par des pensées centrées sur soi. »

Toute cette activité se fonde sur le principe de l'acquisition et du maintien d'une possession personnelle de l'unicité.

L'effet de l'état conscient est un mouvement apparent vers un plan de détachement qui à première vue semble très libérateur, puissant et sécurisant... Un peu comme être dans une cage de verre d'où la vie peut être observée sans que l'observateur soit jamais affecté. Cela demeure une expérience personnelle subtile empreinte de dualité, se déroulant au sein de l'histoire rêvée de la séparation. De ce fait elle est transitoire.

La conscience du déroulement de la vie n'est pas Etre la vie.

De façon prévisible, la conscience de soi (la présence à soi des bouddhistes) est facilement oubliée, perdue, ou encore submergée par les pensées du rêve ou par certaines situations fortement émotionnelles. La cage de verre est ébranlée et l'endroit où vous sembliez établi paraît à nouveau perdu. Le chercheur rêvé va se remettre au questionnement de soi, en quête d'un nouveau coup de pouce, à moins que ne soit réalisé que la culture de l'état conscient n'est simplement qu'un autre refuge au sein du rêve de la séparation.

Tout cela est simplement l'expression de l'Etre.

Une autre façon pour le rêveur d'éviter d'être, simplement, est de tenter de comprendre ou d'éclaircir sa propre nature. Il est très facile de se retrouver prisonnier de concepts non duels. La singulière et inexorable réitération de notions telles que « tout ce qui est, est Etre. », « Tout est expression de l'Etre. » ou « il n'est personne » est une forme de communication aride et simpliste. Elle n'aborde ni n'éclaire l'apparent dilemme du chercheur du rêve, et de toute évidence ignore l'essence énergétique primordiale de la vie se vivant elle-même, implicite dans le simple fait d'Etre.

Dire constamment qu'être éveillé ou assoupi n'a aucun sens puisque « Etre est tout ce qui est » est comme dire à un aveugle que son état n'est pas un problème puisque « voir est tout ce qui est. » C'est de l'idéalisme pur. Bien sûr, il n'existe rien de tel qu'être assoupi ou éveillé, mais cela ne peut être vu avant la disparition de celui qui cherche à voir.

Le message du Secret Ouvert n'est pas tributaire de concepts clairs, si efficaces soient-ils pour démasquer la confusion. La parole entendue est une survenue spontanée et les mots ne peuvent que pointer en direction d'un autre possible, situé au-delà de l'expression verbale. C'est le message éternellement neuf et présent dans les Ecritures, ignoré, rejeté ou dissimulé aux seuls yeux de l'esprit.

La notion d'enseignement prescriptif, l'idée de guider ou d'offrir une assistance en est simplement absente. C'est un message dépouillé de tout espoir ou de tout réconfort pour l'individu, mais invariablement le chercheur rêvé n'en continuera pas moins à croire qu'il y a ici quelque chose d'offert... Telle est la fonction de la recherche. Il peut également se trouver que tout ce qui demeure soit rien et que puisse surgir alors un autre possible. Toutefois, il n'y a aucun dessein, aucune intention, car ici il n'y a rien à vendre.

Il est possible que puisse surgir la clarté, mais l'ultime compréhension n'est pas la libération. Cela dit, toute cette communication conceptuelle est secondaire en regard d'un élément primordial très illuminant. Cet élément est du domaine énergétique, il s'agit du déploiement impersonnel de la vie... la vibrante merveille implicite dans le simple fait d'Etre. C'est un déplacement énergétique, conduisant apparemment hors de la contraction vers l'illimité. Ce « sans limite » ne peut être possédé et par conséquent ne peut être concédé. Sa simplicité confond profondément l'esprit, mais il en émerge une reconnaissance impersonnelle qu'il n'est personne et rien à libérer. Toute idée de séparation, de souffrance individuelle, de libre-arbitre, de choix autonome, de sens, de dessein ou de but, de destiné, de hiérarchie et de tradition est simplement vue, par personne, comme le drame rêvé de l'Etre.

Il semble que l'esprit en recherche éprouve une fascination pour la lutte, la difficulté et la complexité. Tout le tissu de la « recherche spirituelle » est truffé d'histoires de constructions impressionnantes, apparemment reposant sur des débuts modestes. Le bouddhisme, la chrétienté et combien d'autres dogmes se disputent le fait d'avoir les meilleurs dieux. Les catéchismes du péché et de l'indignité, tout comme les notions de degrés de conscience et de niveaux d'éveil, sont inventoriés, questionnés, explorés, disséqués et font l'objet de farouches affrontements.

L'esprit adore l'idée d'une illumination qui serait une sorte de lieu distant, virtuellement inatteignable, un espace parfait de félicité permanente, libre de toute souffrance et empli d'omniscience, d'omniprésence, d'omnipotence et de toute une ribambelle d'autres « omnis » très importants, affairés au calcul des tenants et aboutissants et déterminés à sauver le monde. Et bien sûr, comme toute cette gloire et cette distinction doit être conquise de haute lutte, il semble naturel qu'elle soit assortie d'une interminable errance dans les affres de « l'obscure nuit de l'âme », d'innombrables karmas passés, du péché originel, de la pensée juste, de l'action juste et de la préparation aux bardos. « Un conte narré par un sot, plein de bruit et de fureur, mais n'ayant aucun sens. »

Pourtant, Etre, simplement et naturellement Etre, est une constante tellement ordinaire et empreinte de tant de douceur. Quand cela est vu, c'est. Quand cela passe inaperçu, c'est.

Etre ne nécessite aucun effort et ne requiert aucun critère. Intemporel, il n'est pas de voie à épuiser, pas de dettes à payer. C'est déjà totalement su. Quand ceci est entendu et que la confusion se dissipe, quand la tension pour s'emparer de l'ultime se relâche et que la vibrante énergie d'être « la vie même se déployant » devient apparente, quelque chose d'autre émerge, de façon très naturelle, bien sûr, car il s'agit de tout ce qui déjà est.

1 Juillet 2006

Lire :

Ce qui est (Éditions Accarias - l'Originel)

Tony Parsons est aussi abordable qu'étonnamment ordinaire, mais son message est unique et révolutionnaire. Il est délivré avec douceur, mais assorti d'une autorité impersonnelle qui visiblement émane de la clarté absolue. Ce texte éclaire l'esprit plus qu'il ne cherche à satisfaire la curiosité du mental. Le chercheur est orienté vers la découverte qu'il est déjà l'illumination même qu'il convoite avec tant d'âpreté.

À travers la perception directe et radicale de « ce qui est », Tony Parsons nous invite à vivre notre vie dans une perspective totalement différente, centrée sur la conscience infinie de notre vrai soi. La nature de la libération est directe, simple, et aussi naturelle que la respiration.

TOUT ce qui est (Éditions Accarias - l'Originel)

"Lorsque s'effondre l'apparente identité séparée, la radieuse merveille de la présence se révèle - à personne" nous dit Tony Parsons. Avec ce nouveau recueil de dialogues, le grandiose lutin de l'advaïta contemporain a encore frappé sans aucun égard pour le conformisme spirituel. L'unicité ou l'éveil n'émerge pas à travers une acquisition mais plutôt à travers la perte de quelque chose... Le "moi" avec son encombrant fatras de certitudes et de refuges s'étiole et s'effiloche.

Tony Parsons révèle au lecteur l'esquive permanente de l'éveil dont il est le théâtre. Il insiste sur le fait que c'est le "chercheur" qui est l'obstacle et qu'un lâcher prise est nécessaire. Les entretiens se déroulent d'abord au niveau d'un échange de concepts, dans le cadre duquel il est possible que des idées confuses à propos de notre nature originelle puissent être délogées par une clarté sans concession. A un autre niveau, ce qui est partagé est déjà su. La sagesse parle à la sagesse et nous reconnaissons ce que nous sommes déjà.

Si vous caressez les pages de ce livre avec légèreté, vous pourriez commencer à pressentir le goût de quelque chose qui est au delà des réponses. Déchiquetée par le souffle de l'évidence, l'idée d'une individualité autonome et souveraine part en lambeau jusqu'à s'évanouir pour de bon, faisant place à l'évanescente fragrance de l'ultime. Tony Parsons vit en Angleterre et anime des séminaires dans le monde entier. Son premier livre paru en France, "CE QUI EST", a connu un succès mérité qui démontre qu'un public de plus en plus large est prêt à accueillir une telle démarche - hors dogme - qui nous invite à voir ce que nous sommes: pure présence, pure lumière.

Fondamentalement, la réalisation de l'illumination apporte avec elle la soudaine compréhension qu'il n'y a personne ni rien à illuminer. L'illumination est, tout simplement. Elle ne peut être possédée, pas plus qu'elle ne peut être atteinte ou gagnée comme une sorte de trophée. Tout et toute chose est unicité, et tout ce que nous faisons en essayant de la trouver se met en travers de sa survenue.

Tony Parsons

 

Trouvé sur : theopensecret.com

par joss

 

http://www.choix-realite.org/?3884-le-reve-de-la-separation-par-tony-parsons

11:23 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : reve, etre, conscience, separation, illumination |  Facebook |

25/03/2009

Qui suis-je ?


 

Auch_dees

Extrait du livre de Jean Klein : Qui suis-je ? La quête sacrée (1989)

Pages 106-108

 

Pourquoi stimulez-vous le mental dans votre enseignement s'il ne peut pas nous amener à nous connaître nous-mêmes ?

 

Cela vous amène à questionner la vie. Cela vous aide à trouver la perspective. Vous ne pouvez stopper les capacités intellectuelles une fois qu'elles ont été mises en mouvement. Elles doivent parvenir à une conclusion naturelle. Le mental doit arriver à cette représentation qu'il n'est juste qu'une simple fonction. C'est cela la clarté du mental. Jusqu'à ce que l'intellect voie clairement ses limites il doit s'explorer. Si nous ne pouvons pas trouver quelque chose de sérieux, nous ne serons pas satisfaits tant que nous n'aurons pas regardé sous chaque pierre. Mais vient un moment dans la vie où, alors que chaque pierre a été retournée, nous n'avons toujours pas trouvé ce que nous cherchons.

 

Nous sommes alors amenés à un arrêt. Le dynamisme de la recherche est stoppé. Cette tranquillité n'a rien à voir avec le mental.  C'est l'arène de la connaissance en tant qu'être sans objets. C'est le support de toute activité et non-activité.

 

Connaissez-vous l'histoire que raconte le saint soufi Mulla Nasruddin ? Je l'adapte un peu à chaque nouvel enseignement :

Mulla traversait une rue dans son village lorsqu'un homme s'approcha de lui disant : « Sais-tu que ta femme te trompe ? » Mulla répliqua vivement : « C'est impossible. Ma femme ne me serait jamais infidèle. » L'homme répondit : « Je peux te le prouver. A minuit cette nuit, elle a un rendez-vous avec son amant sous le figuier au bout du village. » Mulla était bouleversé et, anticipant un duel avec l'amant de sa femme, alla chercher un pistolet. Toute la journée il s'entraîna et pensa au combat, et, à onze heures du soir, il se rendit au figuier dans un terrible état d'esprit. Il grimpa à l'arbre et, étant un homme très passionné, bondit de branche en branche dans une frénésie de jalousie et de colère. Il s'imaginait sa femme dans les bras de son amant et testa le coup qu'il allait assener à son rival, de tous les angles possibles.

A minuit moins dix, il écouta attentivement mais ne pu rien entendre encore. A minuit moins cinq il était dans un état d'agitation et d'attente insupportable. A minuit moins trois il n'y avait encore aucun signe d'eux et chaque nerf de son corps était tendu. A minuit il était aussi immobile qu'un tigre sur le point de se jeter sur sa proie. Mais il ne se passait toujours rien sous l'arbre.

Alors il fut soudain frappé dans tout son être par une sidérante intuition : « Je suis célibataire ! »

 

C'est une histoire extraordinaire ! Il semble qu'il ait été littéralement hors de son esprit, au-delà du mental. Mais qu'était son mental lorsque l'intuition le frappa ? Peut-être que si je comprends cela je n'aurai pas à aller jusqu'où alla Mulla !

 

Jusqu'à minuit il était concentré sur l'objet, la représentation de la scène. Puis vint un moment où le mental ne trouva plus de prise et la représentation disparut. Il n'était plus dans le mental. La situation extérieure n'alimentait plus d'activité à venir. Le mental doit parvenir à l'épuisement. Lorsqu'il abandonne, nous sommes pris dans notre nature réelle. Mais la douzième heure du mental peut survenir à n'importe quel moment.

 

Quelle est la signification de l'homme dans l'histoire ?

 

L'homme croit que Mulla est marié et Mulla accepte cela inconditionnellement. L'homme est la société qui vous prend pour le corps-mental. « Tout le monde » est l'information d'occasion, le ouï-dire, ce qui est pris pour de l'argent comptant, le prétendu bon sens.

10:16 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mental |  Facebook |

05/03/2009

Vivre son idéal

 

1756457672

Tiré du livre: Choisir la Joie de Sanaya Roman

 

L'idéal est ce courant d'énergie que vous intégrez lorsque vous créez quelque chose utile à l'humanité ou à votre évolution spirituelle personnelle. Dépourvu de buts élevés, vous n'êtes qu'un vagabond perdant son temps à errer sur les multiples chemins de vos potentialités négligées. Doté des buts élevés correspondants à votre ultime destinée, vous choisissez chaque moment, chaque heure, chaque jour, chaque semaine à bon escient. Cela vous permet de vous épanouir et d'évoluer rapidement.

Vous avez tous une ultime destinée. Vous êtes venu sur Terre pour participer à un système d'énergie particulier, en rapport avec les émotions, la personnalité et les pensées, et qui fait correspondre ce qui se passe en vous avec la vision que vous avez du monde extérieur. Vous avez fait cela afin de créer et de voir que vous êtes réellement. Il existe d'autres univers où les formes évoluent plus rapidement; à la minute où elles sont conçues, elles apparaissent et disparaissent.

Les choses vont plus doucement ici. Le temps est ralenti afin que vous puissiez voir certaines choses. Vous vous limitez par une fraction du temps que vous délimitez par la naissance et la mort, et vous travaillez sur des énergies spécifiques. Je parle à partir d'un point de vue plus universel parce qu'à l'échelle de l'Univers, le plan terrestre est très lent. La longueur d'onde est très étirée afin que vous restiez dans la matière. A partir de là, vous désirez évoluez vers une fréquence plus élevée afin d'y apercevoir d'autres aspects de la réalité. Il existe certains lieux où vous êtes davantage des êtres de pure énergie, non limités par le monde concret du temps, de l'espace et de la matière. Ici vos pensées créent et deviennent réalité; disons que votre monde est un monde de pensées matérialisées. Il faut beaucoup de temps pour créer une forme, et pour certains d'entre vous, il en faut encore plus pour la laisser venir. Puisque le temps est si ralenti ici, il faut économiser l'énergie, et c'est une des raisons pour lesquelles il peut vous sembler si long de créer votre désir.

Si vous vous centrez sur quelque chose que vous voulez obtenir, vous pouvez y aller directement. Quelquefois, il peut se passer des années entières avant d'atteindre votre but, mais s'il est élevé, vous pouvez économisez du temps. Lorsque je parle de but élevé, je veux parler de la concentration du temps, de l'accélération de l'évolution de votre âme et de l'élévation de vos vibrations. Plus votre but est élevé, moins vous perdez d'énergie et plus vite vous arrivez au sommet. Finalement, le but le plus élevé est l'évolution spirituelle.

Une nouvelle maison ou un livre ne sont pas un but d'évolution. Mais le processus par lequel vous créez des choses et l'épanouissement que cela vous apporte par l'acquisition de nouvelles compétences, d'intuitions, d'ouverture de cœur, la nouvelle vision de la beauté que vous donnent les fleurs de votre jardin, les sensations du travail bien fait, l'attention et la concentration dans votre travail. C'est cela un but élevé, c'est cela l'évolution.

Évoluer spirituellement signifie accroître votre conscience de la beauté, ouvrir votre cœur et vivre plus intensément l'amour et la compassion

Lorsque je parle de buts élevés, je parle de buts de l'âme. Ils consistent à équilibrer toutes vos énergies et à harmoniser votre être aux vibrations de votre âme. Vous avez tous une fréquence pour votre âme, un son ou une note.

Plus vous exprimez cette note par votre voix, plus vous pouvez matérialiser ce qui correspond à votre être intérieur. Vous remarquerez que lorsque vous chantez cette note, votre respiration s'approfondit et s'harmonise. Vous pouvez commencer en laissant des sons sortir de votre bouche jusqu'à ce que vous trouviez un son joli et agréable. Cela vous aidera à purifier votre aura et à augmenter votre fréquence vibratoire... simplement en émettant cette note jolie et agréable. Cela harmonisera les différentes parties de votre être.

L'évolution se produit de différentes manières, selon votre chemin. D'une façon générale, l'âme lève l'ancre au niveau du plan terrestre dense pour s'élever vers des niveaux de plus en plus subtils. Pour certains, tout cela va très vite, pour d'autres le voyage est plus lent. Qu'est ce qui ralentît cette évolution? D'abord, l'incapacité à dépasser la forme alors qu'elle est vide d'essence. Lorsqu'une forme est créée mais qu'elle n'a plus aucune raison d'être, il faut l'abandonner. Vous le voyez bien dans les relations de couple: combien s'accrochent encore alors que l'énergie vitale n'est plus là. Ce qui vous ralentit aussi c'est le manque de but. Si vous cherchez à vous élever, vous y arriverez si c'est votre but. Vous pouvez ainsi prendre chaque situation de votre vie et vous questionner: << Est-ce que cela m'épanouit et m'élève ou non? >>; si la réponse est négative vous pouvez demander alors: << Existe-t-il une manière de changer ou d'être, avec telle personne ou telle situation, qui puisse participer à mon évolution? >>

Vous pouvez vivre avec des buts élevés dans n'importe quelle situation. Vous pouvez vous tenir en-dehors de ces énergies denses qui correspondent aux émotions lourdes, comme la peur ou la peine. La Terre peut être un très bel endroit pour y passer sa vie. La capacité à jouir de vos sens, à entendre des sons, à toucher, à ressentir et à connaître l'amour peuvent être des expériences joyeuses. Vous pouvez ne plus vous sentir isolé. Vous créez la séparation et l'isolement dans tant d'occasions. Dans votre univers, vous n'êtes pas seulement des individus distincts, de plus, vous êtes séparé de votre être le plus intime. Par exemple, chaque fois que vous éprouvez un doute sur votre force ou vos qualités, vous êtes séparé de votre être supérieur. Votre âme doit unir toutes vos différentes parties et les fondre avec votre être supérieur.

Vous pouvez parler de buts en termes de désirs concrets que vous voulez accomplir. Je vous recommande de vous poser cette question avant tout: << Quelle est l'essence derrière la forme? >>. Si vous voulez vous lancer dans les affaires, quel en est le but ultime; de quelle manière va-t-il vous servir? Si vous voulez atteindre le succès financier, quelle en est l'essence? Comment puis-je servir mon être supérieur au travers de cette forme? Si vous voulez de l'argent pour diffuser votre travail, pour créer un projet qui servira les autres, si vous voulez être le vecteur de tout cela au-delà de simples raisons égoïstes, alors l'Univers vous donnera de l'argent en abondance. Mais tout ce que vous désirez posséder ou détenir ralentira votre évolution. L'Univers, dans son amour et sa douceur, essaiera de vous éviter cela. Si vous continuez à vous accrocher à des choses devenues inutiles depuis longtemps, vous vivrez dans une énergie plus lourde et plus dure, basée sur la lutte.

La vie n'a pas besoin d'être dure

Vous pouvez créer la joie en adoucissant votre énergie. Qu'est-ce que j'entends par adoucir votre énergie? Lorsque des personnes sont désagréables avec vous, vous pouvez leur répondre par la colère et la rudesse, ou vous pouvez vous adoucir au point de les voir avec une profonde compassion. Ainsi, vous séparez votre énergie de la leur au niveau de la personnalité et cela vous permet un contact avec le cœur.

Beaucoup d'entre vous pensent qu'ils doivent exercer un grand contrôle sur leur énergie. Si vous vivez en accord avec vos buts, vous vivrez en harmonie avec votre énergie sans devoir la contrôler. A un niveau plus concret, cela signifie que vous ne perdrez plus de temps, même au niveau mental, et vous ne serez plus tenté de revivre des situations qui n'ont pas été source de joie dans le passé. Encore une fois, émettez votre son personnel, chantez, pour vous recentrer. Voyez comme votre mental se clarifie et se libère par cette pratique. Plus vous explorerez votre vibration, plus vous trouverez la note qui est en harmonie avec votre être. Ce n'est pas quelque chose qui peut être appris, mais quelque chose que vous devez trouver par vous-même. C'est un son paisible, joyeux et agréable, et vous vous sentirez mieux après l'avoir chanté.

Avant votre naissance, vous ne cherchiez pas spécifiquement mais simplement vous décidiez de quel genre d'énergie vous vouliez. Les choses qui vous arrivent, la carrière que vous choisissez, les personnes que vous attirez ne sont que le reflet de votre évolution. Elles en sont la création et le produit. Cela peut vous gêner de penser qu'une nouvelle maison ou qu'une rencontre, puissent être des marques de votre évolution. D'une certaine manière, elles le sont, mais vos progrès ont déjà été enregistrés bien avant que cela n'arrive.

Entrez à l'intérieur de vous-même pour un instant et sentez votre énergie; laissez une image, un symbole, un sentiment ou un mot venir, qui représente votre but actuel. Sur quoi est centrée votre évolution durant cette vie-ci? Quels sont vos principaux défis? Que désirez-vous créer dans ce monde de la matière?

L'ultime destinée est toujours quelque chose que vous aimez

Au cours du mois prochain, devenez plus conscient de vos buts. Faites cela comme un jeu, le cœur léger. L'ultime destinée vous apporte les plus fines énergies de la vie, à travers un contact très intime avec la personne que vous aimez, une entente joyeuse d'un groupe d'amis, une concentration et une légèreté dans votre travail. La joie existe à chaque instant si vous vivez en accord avec vos buts.

Manifester son idéal signifie croire en soi-même et en la bonté de l'Univers. Si vous devez prendre des décisions en rapport avec la matérialisation de ce but ultime, il est préférable de croire en vous-même et de faire confiance à l'Univers. De mon point de vue, il y a tant d'amour, il y a tant d'êtres vivant près de chez vous et que vous pouvez rencontrer pour partager cet amour; il y a tant d'argent dans votre société, que vous pouvez créer tous les buts que vous pouvez vous fixer.

Que se passerait-il si chacune des cellules de votre corps était en relation avec votre ultime destinée? En gardant cet idéal dans votre cœur, vous affinez votre corps physique, vous élevez vos pensées et apportez la paix dans vos émotions. Tout le processus consiste à atteindre votre être intérieur, à l'exprimer et à vous élever avec vos énergies. Cette vie vous donne la possibilité de trouver la lumière et de vivre dans la joie. Tout ce que vous aurez acquis à la fin de votre vie terrestre vous appartiendra. Tout ce que vous aurez gagné, chaque endroit que vous aurez rempli de joie, de rire, de paix et de contentement seront présents dans votre prochaine vie, où que vous soyez. Chaque fois que vous impliquez votre corps, en mangeant de façon équilibrée, en faisant plus d'exercice, en dansant, en jouant, en vous concentrant, en vous purifiant, vous impliquez aussi votre vie future. Un des buts de cette vie terrestre consiste à contacter votre être supérieur et à vous unir en esprit à tous les niveaux. Vous avez tous la capacité d'aider et de guérir les autres et vous avez, pour la plupart, le sincère désir de le faire.

Réveillez-vous un matin, ne serait-ce qu'une fois par an, et gardez votre idéal comme un symbole entre vos mains. Faites ceci: imaginez que vous avez entre vos mains l'idéal pour lequel vous vous êtes incarné cette fois-ci. Portez-le dans votre cœur. Éclairez-le et demandez guidances et assistances aux forces supérieures. Sentez votre énergie monter et laissez faire pour qu'elle vous revienne. Adressez à l'Univers ce message exprimant votre désir profond d'évolution. Vous aurez ensuite de multiples occasions de grandir et d'évoluer et aucun de vos défis ne sera au-dessus de vos capacités et de vos compétences. La Terre peut être un endroit très agréable. Il est certain qu'à des niveaux d'énergie plus grossiers et plus denses cela ne semble pas être si agréable.

Vous apprenez et évoluez à partir de ce que vous créez

Vous générez des crises parce que ce sont des périodes durant lesquelles vous vous sentez proche de votre âme, vous vous ouvrez dans toutes les directions et vous vous unissez à votre âme. Si vous êtes prêt à vivre votre idéal, à vous écouter, à rester uni à votre âme et à agir suivant ses inclinaisons, vous n'aurez pas besoin de créer des crises et des luttes. Vous n'avez pas même besoin de connaître la forme que prendra votre but; votre profonde conviction permettra, à elle seule, d'amener ce but dans votre vie. Les buts sont les mouvements de l'âme, l'énergie qui unit le ciel et la Terre. Vous disposez de repères concrets - une nouvelle maison, un mariage, ces choses que vous cherchez. Ce ne sont que des cérémonies qui marquent l'évolution de votre âme. Comme vous êtes tous en train d'évoluer rapidement, vous devez vous créer des défis afin de mieux vous situer. Cela peut être vécu comme de joyeuses occasions sur un niveau élevé ou bien comme des crises et des luttes à un niveau inférieur.

Si vous voulez vivre en accord avec votre idéal, commencez par un certain engagement. Comment passez-vous votre temps? À quoi pensez-vous lorsque vous êtes seul? Habituez-vous à rester sur un niveau élevé de pensées lorsque vous n'avez rien de spécifique à faire; pensez à vos raisons d'être sur Terre ou à l'aide que vous pouvez apporter à l'humanité. Les buts se définissent en restant au service de votre être supérieur, en aidant les autres et en étant prêt à offrir les services qui s'accordent avec votre plus haute vision, quelle qu'elle soit. Pensez à quelque chose que vous pouvez accomplir au cours de la semaine prochaine, quelque chose de particulier qui soit partie intégrante de votre idéal, à court terme. Soyez prêt à reconnaître ce que vous allez faire comme un moment de vie consacré à votre idéal. Lorsque vous aurez fait cette première action, vous serez prêt à en faire une autre, et ainsi à progresser vers votre idéal.

Demain, tout au long de la journée, sentez en vous-même la merveilleuse personne que vous êtes. Voyez la beauté en vous. Ressentez votre force intérieure et reconnaissez vos qualités. Voyez comme vous êtes plein d'amour et sentez la lumière qui vous entoure. Acceptez-vous, regardez votre idéal. Vous savez ce que vous devez faire pour progresser. Vous ne le faites peut-être pas à cause de vieux souvenirs ou de blocages, mais vous savez ce que vous voulez. Laissez tout cela refaire surface, sortir de votre inconscient et des chuchotements de votre esprit pour en faire une réalité. Gardez votre vision bien devant vous. Si vous voulez une vie calme et tranquille, être un bon parent, avoir un mari ou une femme qui vous aime, vous estime et vous chérisse, réalisez cette vision. Prenez la décision de l'obtenir. Soyez clair dans vos intentions. Si vous voulez servir la planète, si vous voulez être prospère, si vous voulez vous ouvrir à de nouvelles créativités et aptitudes, il y a toujours une partie de vous-même qui sait comment le faire. Parlez à cette partie de vous-même, demandez-lui de vous éclairer. Observez votre dialogue intérieur et écoutez les réponses que vous recevez de cette partie de vous-même.

Matérialiser consiste à avoir confiance et foi en soi-même et à garder la vision choisie bien en face de soi. Il existe de multiples raisons de ne plus croire et de perdre confiance en l'Univers ou en soi-même, mais il y a aussi de multiples raisons pour continuer à le faire. L'Univers vous teste pour voir dans quelle mesure vous tenez à votre vision.. tout but peut être atteint si vous insistez.

par joss

http://www.choix-realite.org/?6955-vivre-son-ideal#co

08:29 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : but, ideal, ame |  Facebook |

28/02/2009

Le futur de l'Amour


 

rose210

Extrait du livre : " le futur de l'amour " , Daphne Rose Kingma (edition Ariane)

 Les relations, calice de l'amour

Nous avons toujours établi des relations parce que, dans l'expérience humaine, les relations intimes représentent le calice de l'amour. Quand nous tombons amoureux, c'est l'amour qui nous mène vers la relation et c'est lui que nous espérons trouver en elle. Mais les relations que nous avons connues ont fait leur temps. Et l'amour renaît sous une forme nouvelle. Si vous n'en avez pas encore fait l'expérience dans votre propre vie, il suffit de regarder autour de vous pour vous en convaincre.

Actuellement, nos relations se désintègrent sous toutes les coutures. Qui, parmi nous, n'a pas connu la détresse, n'a pas eu le coeur brisé, n'a pas vécu les affres du divorce ou n'a pas subi l'angoisse d'une nuit blanche sur un divan glacial ? La vie a fait voler en éclats le mythe que nous appelions une « vraie relation ». Du fond de notre douloureuse expérience, nous savons que les relations ne constituent pas une panacée. Mais nous continuons pourtant à les rechercher sans relâche, à les désirer, dans l'espoir qu'elles nous combleront, qu'elles nous révéleront à nous-mêmes. L'échec des relations dans leur forme actuelle est partout manifeste. Récemment, sur une période de quelques mois, j'en ai rencontré de nombreux exemples. Jugez plutôt. La mère d'un enfant en bas âge, prétendument heureuse en mariage, a pris deux amants pour combler ses besoins affectifs. Une femme ayant connu deux alliances malheureuses, puis une troisième débordant de romantisme et de loyauté, fait face à une nouvelle rupture après dix ans de ce « mariage parfait ». Une divorcée entretient une relation platonique avec un homme marié vivant à des centaines de kilomètres de chez elle, mais fréquente en même temps deux amants dans sa propre ville et explore de nouvelles formes de relation au sein d'un collectif très engagé et très sérieux qui se réunit une fois par mois. Un homme dans la force de l'âge, marié deux fois et père de trois jeunes garçons, vient d'envoyer sa troisième femme passer une année sabbatique en Europe après qu'elle eut fini ses études de premier cycle, en lui disant : « Tout homme qui est ton amant en mon absence est mon frère. » La mère célibataire d'une fillette de neuf ans a, depuis vingt cinq ans, une liaison avec un homme marié qui n'est pas le père de sa fille. La mère célibataire d'un jeune garçon n'a pas de relations sexuelles, mais entretient depuis dix ans une intimité émotionnelle durable avec un homme qu'elle tient pour son « mari affectif ». Une femme dans la quarantaine, jamais mariée, passe toutes ses fins de semaine depuis sept ans avec un homosexuel, qui a un amant de son côté. Une veuve, mère de famille, a épousé en secondes noces le père de deux enfants, pour se retrouver avec quatre orphelins à sa charge après le décès de ce deuxième mari. Un homme dans la quarantaine, jamais marié, évolue au milieu d'un essaim de jolies femmes, dont certaines sont ses amantes et d'autres non, et qui, à elles toutes, comblent ses besoins affectifs et sexuels. Un homme entrant dans la trentaine a une liaison avec une femme entrant dans la cinquantaine et envisage de l'épouser. Une femme dans la fin de la quarantaine, jamais mariée et considérée comme célibataire, n'a cependant jamais passé plus de trois semaines en dehors d'une relation de couple. Aussi extraordinaire que puisse en paraître la forme, ces relations démontrent que, fondamentalement, nous sommes des êtres relationnels. Nous ne vivons pas en solitaires : nos vies entières se développent dans un réseau de relations. Nous naissons dans des relations et nous passons toute notre vie dans des relations. De fait, c'est grâce à la multitude d'expériences que nous vivons au sein de relations, en tant qu'êtres humains, que nos personnalités acquièrent leur forme et leur couleur uniques. Quelle qu'en soit la forme, toute relation est un agencement de liens. Elle est le creuset dans lequel nous nous fondons aux autres, le contenant dans lequel, avec les autres, nous occupons une certaine place. Notre expérience existentielle tout entière s'inscrit dans les relations, relations avec nous-mêmes, avec nos parents et nos enfants, avec nos maisons et nos emplois, avec la nature, avec l'histoire, avec les planètes et les étoiles, avec le temps qu'il fait et son contrecoup sur notre humeur, avec les sons et l'effet qu'ils ont sur nous, avec le ciel, la musique, l'art, la magie, avec notre passé et notre avenir, avec la vie et la mort. Cependant, quand nous parlons d'une « relation », nous modifions ou nous amplifions ce concept générique pour désigner des façons bien précises d'entrer en contact les uns avec les autres. C'est ainsi que nous parlons « d'être amoureux », d'avoir une « relation intime », d'entretenir une « liaison charnelle », de connaître une « idylle » ou d'être unis dans un « mariage ». Il reste qu'une relation, quel que soit le nom qu'on lui attribue, est toujours une manière d'entrer en contact avec un autre être humain. Un contact qui définit non seulement à quel point nous avons choisi d'être proche ou distant de cette personne, mais encore à quel point elle nous est chère ou précieuse et ce que nous souhaitons vivre avec elle. Ce rapport indique aussi quelles sont nos chances de bonheur ou de malheur dans cette position particulière, ce schéma unique de contacts qu'est la relation établie avec autrui.

Les relations évoluent constamment

Nous avons tendance à croire que les relations sont statiques, comme s'il suffisait de s'y engager, d'y prendre position et de rester ainsi, sans bouger ou presque, pour l'éternité. Or, les relations sont fluides, vives, fantasques, en perpétuel changement. La relation que vous avez avec votre fille, par exemple, change du tout au tout entre le moment où elle vient au monde et sa puberté. Il en va de même entre le moment où elle est adolescente et celui où elle atteint la quarantaine et prend soin de ses propres enfants. Autre exemple, vous tombez amoureuse L'éveil de la conscience spirituelle d'un voisin - pianiste prometteur revenu passer ses vacances dans votre quartier -, mais sa carrière florissante l'appelle peu après en Afrique du Sud. Vous lui dites au revoir pour huit mois et vous l'épousez à son retour, pour découvrir qu'il a en poche une offre d'emploi à Los Angeles. Vous faites vos valises pour l'y rejoindre et vous vivez là pendant trois ans. Quand la pollution, les autoroutes et le surmenage finissent par ébranler votre relation, vous tenez une conférence au sommet et décidez finalement tous deux de déménager au Vermont. Nous amorçons nos relations à un moment prédestiné - qu'il s'agisse de tomber follement amoureux, de créer un touchant lien d'amitié à l'école ou de nous griser d'une aventure de vacances -, puis l'heure tourne, la magie s'estompe, la nature du lien se transforme et, d'une façon ou d'une autre, nous passons à autre chose. Nous passons à autre chose à l'intérieur de la relation, ou nous passons à d'autres relations. Nos relations se transforment, évoluent et se redéfinissent sans cesse. Comme enfants, nous quittons nos maisons et nos familles. Comme amants, nous nous séparons en changeant de quartier ou en allant étudier ailleurs. Comme conjoints, nous nous séparons à cause de désaccords inconciliables ou en mourant. Ou bien, avec le temps, nous évoluons ensemble, en toute simplicité et en toute beauté, en suivant le chemin que nous trace l'amour. Le travail, les circonstances, le passage du temps, tout cela modifie en profondeur nos relations. Il en va de même de nos émotions. La fraîcheur satinée du premier amour peut se flétrir comme la rose du poème, au fil du temps: « Avant, tu étais comme ceci... » ou « Dans le temps, nous étions comme cela... ». Cependant, contredisant de façon touchante le thème de l'inéluctable et naturel déclin des sentiments, de nombreuses relations prennent au contraire avec l'âge de la profondeur, de l'expansion, pour s'épanouir tant et plus. Les deux membres d'un couple de ma connaissance - elle, bibliothécaire dans une université, lui, scaphandrier - avaient été présentés par des amis. A leur première rencontre, ils trouvèrent qu'ils n'avaient vraiment rien en commun. Malgré tout, pour atténuer leur solitude respective, ils continuèrent à « se fréquenter ». Ces fréquentations étaient réduites à la plus simple expression, c est-à-dire à de rares activités qu'ils pouvaient partager tout à leur aise : un film de temps en temps, une promenade au jardin botanique le dimanche après-midi. Ils appréciaient tous deux la digression agréable que ces sorties apportaient dans des vies exigeantes et relativement esseulées. Le temps passa, leurs promenades dominicales se poursuivirent et, graduellement, leurs conversations devinrent plus sérieuses. Ils découvrirent qu'ils avaient en commun beaucoup de valeurs : la protection de l'environnement, le partage de leur avoir avec les moins fortunés, une vision simple mais profondément spirituelle du monde, un sens de l'intégrité très développé. Petit à petit, ils apprirent à se connaître. Sans s'en rendre compte, ils se prirent à s'aimer. À leur grande surprise, ils s'avérèrent d'excellents amants. Chose incroyable, ils se marièrent. Et, don du ciel, avec le temps, leur respect et leur amour ne cessent de grandir. Voici ce qu'ils disent de ce cheminement à deux : « Nous formons le couple le plus improbable, le plus mal assorti que nous connaissions. Nos amis ont eu l'audace de nous présenter, mais c'est notre volonté de laisser la relation s'épanouir un instant à la fois, une semaine à la fois, qui nous a amenés au point où nous en sommes aujourd'hui. » Quelles que soient la stabilité, la solidité, l'immobilité ou la tranquillité que nous souhaitions trouver dans nos relations, le passage du temps, les imprévus qui surgissent de nulle part ou qui tombent du ciel - comme les six millions de dollars hérités d'une vieille tante que l'on pensait tout juste à l'aise, le cancer qu'on vous diagnostique au retour de votre voyage de noces, l'enfant dont vous avez la garde quand l'ex-conjointe de votre mari décide de partir en safari -, tout cela bouscule nos relations pour révéler leur véritable nature, celle de voyages initiatiques. La vie nous traverse autant que nous la traversons, et nos relations n'en sortent jamais indemnes. Loin d'être rigides, les relations constituent un processus miraculeusement organique. Nos liens intimes ont un rythme aussi organique que la respiration, qui alterne entre une inspiration et une expiration. Il y a dans la respiration un mouvement rythmique, un aller et un retour, une arrivée et un départ. Et, entre ces deux phases, un exquis moment de silence où transpire l'essence même de la vie. Comme changent la respiration, les marées, les saisons, ainsi changent nos relations. Comme l'air entre dans les poumons et en sort, l'énergie entre dans toutes nos relations intimes et en sort. L'essence même de la relation est le mouvement. Les relations se recréent continuellement Les relations, cependant, ne se limitent pas à ce mouvement organique : elles sont aussi une démarche de création de soi. En d'autres mots, nous sommes constamment en train de nous créer et de nous recréer à travers elles. Nous découvrons qui nous sommes, nous nous rapprochons de nous-mêmes, nous allons mieux ou plus mal, nous grossissons ou nous maigrissons, nous nous éveillons spirituellement ou, au contraire, nous nous enfonçons dans l'aveuglement. C'est par nos contacts avec les autres que nous cheminons à la rencontre de nous-mêmes et, avec le temps, que nous nous épanouissons pleinement. Vous pourriez dire : « je suis une soeur, parce que je fais partie d'une famille de cinq enfants », ou « je suis une amante, parce que je fais l'amour avec mon bien-aimé », ou encore « je suis une mère, parce que j'ai donné le jour à un enfant ». Toutes ces façons de nous identifier découlent de la position particulière que nous occupons, c'est-à-dire du rôle que nous jouons, les uns par rapport aux autres. Et si cette position ou ce rôle nous définit, ce qui est encore plus mystérieux et magnifique, c'est que nous devenons différents, que nous nous rapprochons plus ou moins de ce que nous sommes, précisément en raison de ces liens. Voilà pourquoi vous pouvez non seulement découvrir votre L'éveil de la conscience spirituelle intelligence en côtoyant une amie intelligente, mais aussi devenir plus intelligent grâce à cette amitié. C'est que la simple proximité - c'est-à-dire la relation - fait en sorte que l'autre « déteint » sur vous. Voilà pourquoi nous réussissons non seulement à découvrir qui nous sommes - soeur, amant, mère, ami -, mais encore à nous transformer grâce à la proximité que la relation procure. Les relations nous changent sans cesse parce que nous sommes en constante évolution sur les plans psychologique et spirituel. Voilà la quête de l'humanité. Voilà ce que nous faisons sur terre. Nos relations nous orientent, nous forment, nous changent et nous « ré-forment » non seulement avec le temps, mais aussi grâce à l'évolution des personnes qui cheminent à nos côtés. Quand j'étais en première année d'université, j'étais curieusement intriguée par la question classique que l'on soumet aux aspirants philosophes : si un arbre tombe dans la forêt, mais que personne ne le voit tomber, tombe-t-il vraiment ? À l'époque, ce problème représentait une simple colle intellectuelle, mais contenait le germe d'une vérité que nous découvrons tous aujourd'hui : chaque élément de la création influence tous les autres et existe en relation avec eux. La physique nous apprend que le monde de l'énergie et de la matière est un monde relationnel, que chaque particule n'existe et ne peut être identifiée qu'en fonction d'autres particules. Nous reconnaissons la ville de New York à ce qui la distingue de Paris, la ville de Decatur (Illinois) à la distance qui la sépare de Columbus (Ohio). Il en va de même pour chacun de nous et pour chacune de nos relations. C'est par leur prisme que nous découvrons qui nous sommes : Jeanne est différente de Richard, son mari. Plus encore, nous devenons davantage qui nous sommes : Jeanne est plus belle, maintenant qu'elle est mariée à Richard. Peut-être Jeanne devient-elle plus belle parce que Richard la regarde. Peut-être l'arbre tombe-t-il allègrement dans la forêt parce que quelqu'un est là, témoin de sa chute. Nous pouvons voir qui nous sommes grâce aux personnes qui évoluent à nos côtés ; nous devenons qui nous sommes grâce aux personnes qui nous aiment. Nous gagnons en force ou en beauté, en tendresse ou en grandeur. Les relations nous changent et nous façonnent. L'omniprésence des relations Pour beaucoup d'entre nous, la « relation intime » se résume à l'union unique qu'on connaît depuis toujours sous le nom de mariage. En réalité, nous sommes constamment modelés par toutes sortes de rencontres. Vous êtes lié au conducteur qui fait une embardée et réussit ainsi à vous éviter de justesse dans une ruelle, à la serveuse qui vous apporte votre verre de vin et à l'anesthésiste qui s'occupe vous. Même si ces rencontres ne représentent que l'aspect embryonnaire d'une relation, elles ne vous en influencent pas moins, elles vous changent et vous façonnent tout autant. Comme moi, vous avez sûrement vécu l'expérience suivante: vous marchez sur le trottoir et vous remarquez une belle femme qui vient dans votre direction. Malgré la distance, vous avez l'impression que l'intensité de votre attention l'attire inéluctablement vers vous. Quelques instants plus tard, au moment de vous croiser, sans ralentir le moins du monde, vous échangez un sourire de connivence. À ce moment précis, vous sortez du rôle de l'observateur : vous venez d'établir une relation. Cette femme, qui n'était qu'une inconnue un moment plus tôt, a réagi à l'expression de votre énergie. Elle est entrée dans votre monde et vous a fait réagir, elle aussi. Vous avez été touchées toutes les deux. Quelle que soit l'issue de votre rencontre - aussi simple qu'un sourire, aussi grandiose qu'une histoire d'amour -, vous avez établi une relation. En fait, voilà ce qu'est une relation : c'est la façon dont nous nous touchons les uns les autres par le pouvoir de la proximité et par l'énergie de la conscience. Nous ne sommes donc pas immobiles, dans une position fixe par rapport à l'autre, et nous ne nous contentons pas non plus d'observer les changements de position de l'autre, qu'il s'agisse d'une personne, d'un arbre ou d'un objet. Non, nous changeons véritablement cette personne, cette créature ou cette chose par le pouvoir de notre proximité - tout comme sa proximité nous change d'une manière ou d'une autre. Dans chaque rencontre, nous apportons la totalité de ce que nous sommes, et chaque personne avec qui nous établissons une relation, aussi brève soit-elle, ressent notre énergie et notre conscience. Elle ressent en fait tout notre être et y réagit. Les autres évoluent, changent et se rapprochent d'eux-mêmes grâce à vous, alors que vous vous rapprochez de vous-même grâce à eux. Votre personnalité agit ainsi sans cesse en résonance sur les autres. Nous ne sommes jamais au point mort. En réalité, nous sommes toujours en train de nous toucher les uns les autres. En un mot, nous sommes toujours en relation. Et l'expérience de cette relation n'est ni fortuite ni négligeable. Au contraire, elle est toujours bouleversante et profonde.

Les relations amoureuses

Nos relations amoureuses, quant à elles, représentent une forme beaucoup plus intense de cette expérience. Jusqu'ici, nous avons défini ce qu'il est convenu d'appeler une « relation amoureuse » en fonction d'un certain consensus social. Il s'agissait d'habitude d'une union entre deux personnes, normalement un homme et une femme (mais aussi, depuis quelques années, deux hommes ou deux femmes), marquée par la commodité et la vie domestique. Ces caractéristiques nous donnaient l'impression que nous pouvions vraiment y trouver du réconfort. Nos « amours », comme nous les appelions affectueusement, étaient des liaisons ancrées dans le quotidien et basées sur un lien sexuel. Elles avaient des murs solides et un bon toit. Ces unions étaient exclusives et devaient durer la vie entière. Nous trouvions une personne à aimer et à qui rester fidèle, et nous nous jurions de nous aimer à jamais.

Aujourd'hui, pourtant, ces mêmes relations ne fonctionnent plus ainsi. Elles prennent fin, elles ne ressemblent plus à l'image que nous avions d'elles, elles ne respectent plus le modèle. Elles nous brisent le coeur et se désintègrent sous tous les angles. La moitié de nos mariages débouchent sur un divorce, et qui sait combien de nos amours à l'essai et de nos amours à temps partiel finissent aussi par se briser devant les écueils de la vie ? De nos jours, plus personne ne sort indemne du labyrinthe de l'amour (NDT : allusion à une attraction foraine) et, alors que le siècle tire à sa fin, une partie de notre être meurt tandis qu'une autre entre dans l'âge adulte sur le plan amoureux. L'éveil de la conscience spirituelle Nous vivons une époque absolument fascinante et stimulante de l'histoire humaine où l'on voit éclore la conscience spirituelle. Dans la culture occidentale, cela signifie que nous cessons de nous considérer comme des personnalités pour nous définir peu à peu comme des êtres spirituels. Graduellement, nous prenons conscience que nous ne sommes pas de simples humains dont la vie se résume aux situations et aux éléments qui composent ce qu'on appelle ordinairement « la réalité », mais des esprits éternels incarnés dans l'histoire humaine. Cette révélation s'impose de tout côté. Même si nous avons vécu un siècle exceptionnel sur le plan technique, fascinés par nos propres réalisations, par notre capacité à gagner et à dépenser, à conquérir et à inventer, à créer des machines qui défient les dieux et qui unissent - ou terrorisent - nos frères humains, nous sommes arrivés au point où ces activités ne suffisent plus à nous satisfaire. Il en va de même de nos relations. Nous en avons tout espéré, nous avons compté sur elles pour tout nous donner, pour être l'alpha et l'oméga de notre existence, pour résoudre tous nos problèmes, pour faire en sorte que la vie vaille la peine d'être vécue, pour nous révéler à nous-mêmes. Mais elles n'ont pas vraiment répondu à cette attente. Chose intéressante, si nous avons accordé ce pouvoir quasi divin à nos relations, c'est que nous nous définissons uniquement comme des personnalités, comme la somme de toutes les qualités et de toutes les expériences accumulées pendant la durée d'une vie. En tant que personnalités, nous avons voulu faire l'expérience de l'amour, car l'amour nous comble. Quand nous aimons, nous sommes le plus proche de nous-mêmes. Voilà pourquoi, en tant que personnalités, nous avons attendu de nos relations - et habituellement d'une seule relation - qu'elles nous fassent vivre une expérience d'amour total. La personnalité prend toute la place parce que nous vivons dans une culture axée sur la psychologie. En d'autres mots, nous sommes préoccupés par l'individu : son bien-être, son histoire, ses désirs, ses besoins et ses accomplissements. Depuis le tout début du siècle, c'est-à-dire depuis que Freud a découvert le soi, le moi et l'inconscient, nous avons étudié et développé la dimension psychologique de notre être. C'est une bénédiction et une chance d'avoir pu en apprendre autant sur nos personnalités, de savoir que notre expérience est à la fois consciente et inconsciente et que nous sommes motivés par des mobiles cachés autant que par des raisons évidentes. Nous avons exploré avec délices et avec passion ces couches mystérieuses de notre être, dans un élan qui, dans notre culture, avait tout de la ferveur religieuse. Si le siècle qui s'achève a dévoilé la magnifique complexité de notre personnalité, le siècle qui s'annonce marque le passage à un autre niveau de conscience. Des possibilités nouvelles d'harmonie et d'éveil se présentent tout autour de nous, et nous préparent à prendre conscience de notre véritable nature, celle d'êtres humains spirituels. S'agit-il vraiment d'une révélation ? Rares sont les humains qui n'ont jamais connu un moment d'éveil spirituel au cours de leur vie, que ce soit en écoutant une musique si ravissante qu'elle leur tire les larmes aux yeux, en rencontrant, au hasard d'une promenade dans une ville inconnue, quelqu'un qu'ils ont perdu de vue depuis des décennies, en se sentant tout à coup emportés avec les nuages, couchés dans l'herbe les yeux au ciel, ou en percevant une voix venue de nulle part prononcer une vérité qu'ils avaient besoin d'entendre. Voilà autant de manifestations de l'Esprit parmi nous. Maintenant, nous osons aussi parler des anges. Maintenant, nous osons parler de l'âme. Nos émotions elles-mêmes - le flot incessant de nos sentiments - nous indiquent que la conscience inscrite dans notre corps celle que nous connaissons sous les formes de la colère ou du ravissement, de la tristesse et de l'apitoiement, est loin de constituer une simple couche psychologique. Elle est une énergie incarnée, un souffle de conscience divine animant notre être mortel et essayant de nous faire comprendre que nous ne sommes pas seulement des corps dotés d'intelligence, mais des âmes qui se sont donné une enveloppe charnelle, dans cette aventure de l'évolution humaine que nous appelons la réalité. Notre monde a commencé à changer, et nous changeons avec lui. Devant toute cette métamorphose, nous avons été à peu près aussi loin qu'il était possible d'aller dans nos relations. Nous avons obtenu presque tout ce que nous pouvions raisonnablement en attendre sur le plan de la personnalité. Nous nous sommes noyés dans les ouvrages de vulgarisation psychologique, dans les ateliers de réconciliation conjugale et dans les séminaires de communication - toutes choses utiles -, mais nos relations ne sont toujours pas parfaites. Nous commençons à comprendre qu'elles ne le seront peut-être jamais. Nous avons cru qu'elles étaient perfectibles, qu'elles pouvaient nous combler totalement. Mais elles ne le peuvent pas. Elles ne l'on jamais pu et ne le pourront jamais, parce que notre être ne se résume pas à notre personnalité. Ce qui arrive aujourd'hui dans le monde des relations, c'est l'émergence de notre totalité. Nos personnalités veulent sortir de l'adolescence. Elles en ont assez de lutter. Elles désirent quelque chose de meilleur, de plus beau, de plus simple. Comme l'enfant qui finit par en avoir assez de ramper à quatre pattes, nos personnalités aspirent à un niveau de conscience supérieur, à la conscience du fait que nous sommes des êtres spirituels dont la seule vocation véritable est l'amour. Ce n'est pas seulement parce que nous en avons assez de ramper que nous arrivons à ce tournant aujourd'hui. C'est aussi parce que, comme l'enfant qui finit par apprendre à marcher avec délices, il s'agit d'une évolution naturelle. Nous voulons faire mûrir notre amour, être capables d'aimer davantage: aimer plus de personnes, de plusieurs manières, plus simplement et avec plus de joie. Mais nous voulons aussi le faire parce qu'une force en nous et autour de nous suggère ou, plutôt, nous presse, de mûrir pour atteindre cette pleine conscience de nous-mêmes. À chaque époque, l'humanité franchit un seuil d'éveil : nous sommes devant le nôtre. Tout comme nous avons cessé de croire que la Terre était plate pour comprendre qu'elle était ronde, tout comme nous avons fait la découverte époustouflante que notre galaxie n'est pas seule dans l'univers, mais se perd parmi des milliards d'autres, cette force - l'amour, Dieu, l'âme, appelez-la comme vous voulez - secoue notre coeur pour l'éveiller à la véritable magnificence des êtres humains spirituels que nous sommes. « Pourquoi maintenant ? » demanderez-vous. Parce que le moment est venu. Et que nous sommes prêts. Dieu, cette force, cet amour, cette énergie d'une beauté profonde qui nous a donné la vie et qui nous berce en son sein, nous invite à cette conscience qui, jusqu'ici, n'était que l'écho de la cloche enchantée du souvenir. Cette cloche carillonne chaque fois que nous tombons amoureux, chaque fois que nous nous dépassons, chaque fois que nous faisons confiance, que nous lâchons prise ou que nous pardonnons, chaque fois que nous vivons dans la vérité, chaque fois que la compassion fleurit en nous. Nous sommes maintenant appelés à inscrire toute cette beauté dans nos relations. C'est très simple. Dieu veut que nous nous réveillions maintenant. Dieu veut que nous nous voyions les uns les autres comme des esprits autant que comme des personnalités. Il veut que nous embrassions notre vie comme l'exquis cheminement spirituel qu'elle est. Il veut nous délivrer de l'épreuve fastidieuse, frustrante et en somme décevante que deviennent nos relations quand nous les vivons uniquement sur le plan de la personnalité. Un jour, dans mon enfance, on m'a amenée au musée d'histoire naturelle. Là, sous des lampes incandescentes, j'ai pu observer une douzaine d'adorables poussins casser leur coquille à petits coups de bec. J'avais toujours cru que c'était facile, que la seule pensée d'entrer dans un monde éclatant de lumière, couvert d'herbe et d'arbres verdoyants, suffisait pour attirer le poussin hors de sa coquille. J'ai assisté au contraire à une entreprise affreusement laborieuse. Ce jour-là, j'ai aussi appris que les poussins sortent de leur coquille parce qu'ils meurent littéralement d'envie de naître. Au moment où ils se lancent dans cet épuisant exercice de picotage, en effet, l'intérieur de la coquille est tellement contaminé que, s'ils ne s'en évadaient pas de force, l'environnement qui les protégeait si bien jusque-là les tuerait alors.

Nous aussi, nous mourons d'envie de naître. Le moment est venu de nous débarrasser des langes psychologiques du siècle qui s'achève pour entrer avec fracas dans le monde éclatant de la conscience spirituelle. Nous n'avons pas le choix. Nos âmes l'exigent parce que l'amour sur lequel nos relations sont fondées n'est plus assez vaste, ni assez riche et ni assez lumineux pour nourrir notre être dans sa dimension véritable, qui est spirituelle. Nos âmes veulent nous mettre au monde de la pleine conscience dans cette vie, sur la planète Terre, en ce moment. L'expérience accumulée par nos personnalités, la maturité acquise et même les blessures que nous avons guéries ne suffisent plus à nourrir nos âmes. Cette transformation exigera des efforts. Par moments, elle sera même douloureuse. Nous devons garder à l'esprit que la vie nous offre de trouver l'éveil spirituel grâce à nos relations, là où nous cherchons déjà l'amour et où nous en parlons déjà. Notre consolation est de chercher cet éveil dans un cadre tellement familier qu'il constitue l'une des plus grandes traditions de toute l'histoire de l'humanité. Nous sommes toujours tombés amoureux. L'amour a sans cesse éveillé nos coeurs et nous a toujours permis non seulement d'imaginer, mais de sentir vraiment dans les fibres de nos veines qu'il existe quelque chose de plus grand, de plus profond et de plus noble que tout ce que nous avons créé ou entrepris de notre seule initiative. Le moment est venu. Nous sommes invités à passer du coup de foudre à l'attachement, de l'idylle à l'amour véritable, des relations qui sont l'entreprise de la personnalité aux unions qui sont illuminées par l'âme. Nous sommes invités à mûrir pour atteindre notre réelle plénitude, celle d'êtres humains qui sont en fait des âmes éternelles et divines. Et on nous incite à le faire en relation. Le voyage que nous avons entamé en tant que personnalités, nous sommes appelés à l'achever en tant qu'âmes. Cela implique plusieurs choses. Premièrement, qu'il faut renoncer à l'idée qu'une « relation » puisse être parfaite. Deuxièmement, qu'en toute probabilité, nous aurons plus d'une relation importante au cours de notre vie. Troisièmement, que nous devrons réinventer la forme de ces relations. Quatrièmement, que nous aimerons davantage, de façons différentes, dans un esprit peut-être moins personnel et certainement moins intéressé. Et cinquièmement, que l'évolution quotidienne de nos relations sera fondée sur des principes spirituels. Nous ne réussirons tout cela que si nous comprenons à quel point nos personnalités ont eu besoin d'amour hier et à quel point nos âmes en ont besoin aujourd'hui. Comme la coquille cède sous les coups de bec du poussin, nos enveloppes se déchirent pour nous ouvrir la porte vers la liberté. Le voyage ne sera pas toujours facile. Par moment, l'épreuve nous semblera injuste. Mais nous n'avons pas le choix. Et puis, des anges sont là pour nous guider en cours de route. Le futur de l'amour est l'amour véritable, un grand et doux amour qui n'est pas douleur mais joie, qui n'est pas petit mais vaste, qui n'est pas personnel mais spirituel. Voilà ce vers quoi nous avançons. Voilà notre vraie destination. Pour y arriver, cependant, il faut d'abord nous pencher sur le chemin parcouru. Quel est-il au juste ? Pourquoi nous fallait-il suivre ses méandres ? Que nous a-t-il apporté ? Et comment, maintenant que notre jour est arrivé, pouvons- nous sereinement tourner la page ? En regardant par où nous sommes passés - ce que nous avons manigancé, pour ainsi dire - dans nos relations, nous pouvons commencer à discerner où nous avons besoin d'aller et quel avenir magnifique nous attend au bout du chemin.

http://www.choix-realite.org/?3638-l-eveil-de-la-conscience-spirituelle

12:24 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : amour, relations |  Facebook |

16/02/2009

OSHO : le sexe et l’amour

 

tantra10

« Abordez l'acte sexuel comme si vous entriez dans un temple sacré. Considérez l'acte sexuel comme une prière, une méditation. Percevez son côté sacré »

nous dit Osho, Maître zen, soufi et tantrique, dans son livre : Tantra, spiritualité et sexe.

dont voici un extrait :

« L'amour donne accès à l'infini, à l'immortalité de la vie. Donc, si vraiment vous avez rencontré l'amour, vous pouvez l'utiliser comme technique de méditation.
Voici comment faire : Dans l'amour, ne gardez pas vos distances. Soyez amour et entrez dans l'éternité. Lorsque vous faites l'amour à un homme ou une femme, êtes-vous là en tant qu'amant ?
Si vous y êtes, vous êtes dans le temps et votre amour est faux, artificiel.
Si vous êtes encore présent et capable de dire : « Je suis », vous êtes peut-être proche physiquement, mais spirituellement vous êtes aux antipodes l'un de l'autre.

Pendant l'amour, vous ne devez pas être. Seul l'amour, seul l'acte d'amour doit être.
Devenez l'acte d'amour !
Lorsque vous caressez votre bien-aimé(e) ou votre amant(e), devenez la caresse.
Dans le baiser, ne soyez pas celui ou celle qui embrasse ou qui reçoit le baiser, soyez le baiser.
Oubliez complètement l'ego ; dissolvez-le dans l'acte.
Entrez dans l'acte de façon si profonde que celui ou celle qui agit disparaît.
Et si vous ne pouvez entrer dans l'acte d'amour, il vous sera difficile d'entrer dans l'acte de manger ou de marcher - très difficile, car l'amour est l'approche la plus simple pour dissoudre l'ego.
C'est la raison pour laquelle ceux qui sont égoïstes sont incapables d'aimer. Ils peuvent en parler, ils peuvent le chanter, ils peuvent écrire à son sujet, mais ils sont incapables d'amour. L'ego ne peut aimer....

Devenez l'amour ! Et entrez dans la vie éternelle. L'amour vous fait brusquement changer de dimension. Vous êtes projetés hors du temps et vous faites face à l'éternité.

L'amour peut se transformer en une profonde méditation, la plus profonde qui soit. Et des amants ont parfois rencontré ce que des saints n'ont pas connu.
Des amants ont pu toucher ce centre, ce que de nombreux yogis n'ont pas réussi.
Mais cela ne restera qu'un pressentiment, à moins de transformer votre amour en méditation.
Tantra signifie ceci : transformer l'amour en méditation.
Maintenant vous pouvez comprendre pourquoi le Tantra parle tellement d'amour et de sexe.
Pourquoi ? Parce que l'amour est la porte naturelle la plus aisée pour transcender ce monde-ci, la dimension horizontale....

Le sexe ne doit pas rester du sexe- voilà l'enseignement du Tantra - il doit être transformé en amour.
Et l'amour non plus ne doit pas rester de l'amour.
Il doit être transformé en lumière, en expérience méditative, en la dernière et ultime apogée mystique.
Comment transformer l'amour ?
Soyez l'acte et oubliez celui ou celle qui agit.
Pendant l'acte d'amour, soyez l'amour, rien qu'amour.
Ensuite, il ne s'agit plus de votre amour ou de mon amour ou de celui de n'importe qui d'autre. C'est simplement de l'amour.
Lorsque vous n'êtes plus là, vous êtes alors entre les mains d'un courant, d'une source ultime, et vous êtes dans l'amour.
Ce n'est pas vous qui êtes dans l'amour ; dans ce cas, l'amour vous a submergés, vous avez disparu.

Vous n'êtes qu'une énergie qui circule...

L'amour c'est passer ensemble dans un monde différent. »

http://www.choix-realite.org/forum/viewtopic.php?pid=29833

11:00 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, sexe |  Facebook |

13/11/2008

LA NEUTRALISATION PAR LE POUVOIR DE GUÉRISON DU CŒUR

 51WS9HDUWdL__SS500_

par
MARGARET RUBY

Extraits de son livre RECONQUÉRIR SON ADN, pages 128-142
Ariane Éditions, 2007

 

Ramener l'énergie à son état naturel

L'identification des systèmes de croyances sous-jacents à la maladie... ne constitue que la première étape du processus d'autoguérison de l'ADN. Avant de pouvoir guérir et de pouvoir manifester les désirs de notre cœur, nous devons aussi éliminer le schème contenu dans notre programmation génétique et qui est à l'origine de la perturbation qui nous affecte, ainsi que modifier la charge émotionnelle qui alimente ce schème. J'appelle ce processus "neutralisation". Aucune guérison n'est durable sans la neutralisation. Si nous continuons à porter en nous la vibration des schèmes de croyances contraignants, nous continuerons à reproduire ces mêmes schèmes nuisibles. Pour nous en libérer, nous devons d'abord neutraliser l'énergie qu'ils recèlent.

Sous sa forme naturelle, toute énergie est neutre. En soi, l'énergie n'est ni bonne ni mauvaise. Elle n'est pas sélective; elle va simplement où nous la dirigeons. L'énergie d'une réaction nucléaire peut servir à produire de l'électricité ou à créer une bombe atomique. Qu'est-ce qui détermine la forme que prend notre énergie? L'intention. L'énergie prend la forme de nos intentions, de nos paroles, de nos pensées, de nos émotions et de nos croyances, créant ainsi notre environnement et notre réalité intérieure.

Lorsque nous voyons le monde avec les yeux de la colère, par exemple, nous commençons à y vivre des expériences dominées par la colère, et cette vibration attire dans notre vie des personnes en colère. Les schèmes négatifs présents en nous n'affectent pas seulement notre champ énergétique, mais aussi les champs énergétiques qui nous entourent. Si nous ne changeons pas cette émotion de colère, notre code génétique demeurera tel qu'il est et nous reproduirons sans cesse le même schème. Le processus de neutralisation brise ce cercle vicieux. La neutralisation modifie la charge émotionnelle de l'énergie en la ramenant à l'état neutre. Quand c'est fait, nous pouvons rediriger l'énergie afin de manifester un nouvel état d'être. La clé de ce processus visant à ramener l'énergie à son état neutre naturel consiste à provoquer un changement de direction du cœur. Quand on sait comment travailler sur l'énergie du cœur, la neutralisation et la transformation ont lieu facilement.

Le pouvoir de guérison du cœur

Au centre de notre être se trouve l'espace sacré du cœur. C'est là que toute transformation a lieu, que tous les vieux souvenirs et les vieux schèmes perturbateurs peuvent être neutralisés. Quand nous sommes centrés sur notre cœur, nous ne cherchons pas de réponses à l'extérieur de nous-mêmes et nous ne suivons pas la volonté de quelqu'un d'autre lorsque nous décidons de ce qui est bon pour nous. En puisant dans l'énergie de notre cœur, nous créons une voie de vitalité où nous pouvons réagir avec compassion aux besoins du moment plutôt que de nous appuyer sur des croyances formées dans le passé pour porter des jugements. La neutralité et l'équilibre parfait du cœur nous permettent de dépasser les jugements pour voir les plus vastes possibilités s'offrant à nous.

Pour mieux comprendre comment cela fonctionne, revenons à l'exemple illustrant ce qui se passe lorsque nous tombons amoureux pour la première fois. Quand nous sommes enchantés par chaque pensée et chaque action de l'être aimé, nous le voyons avec les yeux du cœur et percevons sa véritable essence. Sans les filtres du jugement et de la dualité, nous voyons cette personne telle qu'elle est vraiment. Bien que nous nous efforcions désespérément de conserver ce sentiment - car il nous rappelle notre propre majesté inhérente -, nous laissons le plus souvent s'immiscer en nous le jugement de ce que nous sentons être bon ou mauvais et nous perdons de vue le plus grand potentiel de l'autre personne. Nous sommes alors incapables d'entendre le langage secret du cœur, celui de la perfection, n'entendant désormais que celui de nos croyances.

Tant que nous voyons la vie à travers le filtre de nos expériences passées et que nous entretenons des attentes fondées sur ces expériences, nous avons de la difficulté à trouver notre chemin dans le labyrinthe. Quand notre cœur change de direction, toutefois, nous acquérons ce que j'appelle la " perception de l'innocence ", qui nous permet de percer le voile de la dualité et de l'illusion pour voir une nouvelle réalité au-delà de nos limites et de nos jugements.

L'élimination de nos jugements est cruciale pour modifier notre ADN. Nous pouvons tenter de mettre nos émotions de côté, de les étouffer, mais cela ne les change pas car leur schème vibratoire est toujours là. Pour modifier notre ADN, nous devons passer d'un état de charge émotionnelle à un état où le jugement qui a originellement créé cette émotion n'existe plus, de sorte que cette dernière ne peut plus être déclenchée. L'accession à l'espace de notre cœur nous donne ce pouvoir en nous faisant entrer dans un état de compassion et d'amour, avec un détachement complet de la situation.

Le pouvoir de guérison du cœur n'a rien de théorique. Les chercheurs de l'institut HeartMath ont démontré que le champ d'énergie du cœur exerce des effets mesurables sur les autres processus corporels, sur notre fonctionnement physiologique, sur notre ADN... et même sur les membres de notre entourage. Ces chercheurs ont démontré que "les rythmes du cerveau se synchronisent naturellement sur l'activité rythmique du cœur et que, lorsque l'on entretient des sentiments d'amour ou d'appréciation, la pression sanguine et le rythme respiratoire, entre autres systèmes oscillatoires, adoptent le rythme cardiaque".

En outre, leur recherche a établi que les émotions positives, tels l'appréciation et l'amour, sont associées à des schèmes de rythme cardiaque réguliers, ordonnés, cohérents, et que les émotions négatives, telles la frustration et la colère, correspondent à des schèmes désordonnés, erratiques, incohérents. De nouvelles recherches portent à croire, disent-ils, que "le champ du cœur est directement impliqué dans la perception intuitive". En évoquant des recherches antérieures effectuées à l'institut HeartMath, Richard Gerber écrivit dans son ouvrage qui a fait date, intitulé Vibrational Medicine [La médecine vibratoire] : "Il semble que l'amour soit une réelle force énergétique et non un simple catalyseur de l'action, de la transformation et de la guérison."

Au cours de mon propre travail, j'ai découvert que l'amour est la principale force de guérison. Quand nous nous centrons sur notre cœur et que nous accédons consciemment à son rythme et à son énergie pour effectuer la guérison, nous établissons un champ harmonique qui rééquilibre tout.

Créer un changement de direction du cœur

La technique de neutralisation du processus d'autoguérison de l'ADN évoque le potentiel de guérison du cœur. Elle nous permet d'effectuer un changement dans le cœur de manière à abandonner le schème qui ne nous sert plus. En apportant ce changement, nous voyons le vieux schème sous un autre angle. Peu à peu, nous nous rendons compte que ce schème, si mauvais, si douloureux et si perturbateur soit-il, nous était encore utile d'une certaine façon. Que tous ceux qui étaient impliqués dans ce schème étaient en quelque sorte des enseignants présents dans notre vie pour éveiller quelque chose en nous et nous faire évoluer. Peut-être représentaient-ils ce dont nous ne voulions pas dans notre existence ou ce que nous ne voulions pas devenir. La douleur qu'ils ont créée dans notre vie nous a peut-être aidés à éveiller notre compassion, notre indulgence ou notre compréhension des autres ou de nous-mêmes. Autrement dit, ils nous ont aidés à devenir ce que nous sommes aujourd'hui. Pour que la neutralisation puisse avoir lieu, nous devons reconnaître la leçon que nous a procurée le vieux schème et changer de perspective afin de considérer comme un don pour notre évolution cette perturbation ou les gens qui lui sont associés.

Voici quelques exemples des dons reçus à partir de nos difficultés. La souffrance éprouvée dans notre enfance lors de la perte d'un parent peut nous amener à ouvrir notre cœur aux autres personnes qui subissent une perte semblable. Elle peut nous aider à devenir compatissants. Les gens battus ou abusés dans leur enfance s'éveillent souvent au don de l'empathie et gagnent la capacité d'évaluer si une situation est dangereuse ou non. Ceux qui avaient de la difficulté à s'affirmer apprennent souvent la souplesse et l'adaptabilité. Ceux qui recouraient au contrôle pour éviter d'être blessés développent souvent l'autorité et la volonté. Ceux qui préféraient demeurer à l'arrière-plan parce qu'ils craignaient d'être critiqués gagnent la capacité de prendre du recul pour voir l'ensemble d'une situation. Ceux qui évitaient de faire des vagues pour éluder les conflits ont peut-être maintenant le don de créer l'équilibre et d'apporter un règlement à une situation.

En reconnaissant que chaque schème a rempli une fonction (bien qu'il ait peut-être désormais fait son temps), nous pouvons voir la vieille souffrance sous un angle différent, ce qui facilite l'abandon des vieux schèmes. Puisque c'est dans le cœur que vibre toute énergie dans un état neutre d'amour et de calme profond, c'est à partir du cœur qu'il s'avère possible de voir les vieux schèmes sous cet angle nouveau et de les ramener à leur état originel, naturel, d'amour.

Entrer dans notre espace sacré du cœur nous permet aussi de créer une autre composante essentielle de la guérison : le pardon. Si nous sommes incapables de pardonner, cela signifie que nous avons adopté une position établie sur quelque chose que nous ne comprenons pas entièrement. Quand nous retenons le pardon, nous créons un fardeau sur le cœur, qui porte alors le poids du chagrin et de la perte dus à l'abandon et à la trahison que nous conservons en nous. Plusieurs d'entre nous ont une fausse conception du pardon. Pardonner à quelqu'un ne veut pas dire que nous avons eu " tort" et que l'autre personne a eu " raison" dans une certaine situation, ou que nous lui cédons en renonçant à nos principes. Cela ne veut pas dire non plus que nous faisons preuve de faiblesse. En fait, le pardon renforce le cœur. Cela signifie que nous désirons trouver une solution à la situation et nous soulager d'un fardeau.

Quand nous sommes dans notre espace sacré du cœur, où règne l'amour neutre et inconditionnel, nous créons un nouvel environnement où il n'est plus difficile de pardonner... Le processus d'autoguérison de l'ADN nous aide d'abord à découvrir le don que les gens associés à la perturbation ont instillé en nous. Ensuite, il nous aide à cultiver le changement spécifique du cœur qui nous permettra de voir le vieux schème sous un angle nouveau. Puis il nous amène à pardonner à quiconque nous a fait souffrir, y compris nous-mêmes. Dans notre cœur, nous disons à chaque personne ce que nous ressentons pour elle ou envers la situation, et que nous comprenons que la perturbation survenue entre nous provient de vieux schèmes transmis par notre lignage ancestral. Nous lui disons que nous voyons comment cette perturbation nous a donné une force et un talent que nous n'aurions jamais eus sans cette souffrance du passé. Enfin, nous lui disons que nous abandonnons le vieux schème, la souffrance, la blessure, le ressentiment et les jugements, afin de pouvoir tous les deux aller plus loin. Lui dire cela nous fournit l'occasion de recevoir un message de son être supérieur.

Changer notre relation avec nous-mêmes

La technique de neutralisation n'est pas un processus à suivre une seule fois. Nous pouvons l'utiliser à maintes reprises, et ce, pour comprendre de mieux en mieux et guérir plus profondément. J'ai enseigné cette technique durant des années et je la considère toujours comme indispensable pour résoudre les nouveaux problèmes qui surgissent dans ma vie et en tirer une leçon...

Quand les émotions d'un schème inscrit dans notre ADN sont déclenchées, nous réagissons au souvenir des sentiments et des émotions de ce schème. Une fois que les sentiments sont neutralisés, il nous est possible, comme tous ceux qui sont impliqués dans la situation, d'aller plus loin au lieu de rester coincés dans un cycle de résistance sans fin. Nous avons tendance à résister parce que cela crée une tension, que nous confondons à tort avec le pouvoir. Nous pensons qu'en résistant nous pouvons exercer une influence. Vous comprendrez facilement comment cela peut se traduire dans le contexte d'une rencontre de comité où le président, présentant des idées qui plaisent à tout le monde, retient ainsi l'attention de chacun. Si quelqu'un veut se faire remarquer ou rompre le fil de la rencontre, il commence à résister et bientôt tout le monde tourne son attention vers lui. Il a sûrement créé une tension par sa résistance, mais il n'a pas créé de pouvoir véritable. La tension et la résistance créent la peur, l'inquiétude, la procrastination, le jugement et le déni. Si nous désirons avancer, nous devons neutraliser notre résistance.

... la prise de conscience d'un problème est la première étape de la guérison, mais elle ne suffit pas pour changer une situation. Si nos relations doivent guérir et évoluer, nous devons d'abord changer notre relation avec nous-mêmes. Il est nécessaire de nous élever au-dessus des limites créées par le problème. Il nous faut cesser de voir le problème à travers nos sentiments réactifs, qui nous donnent l'impression d'être piégés et limités, pour le voir avec compassion. Nous avons à reconnaître que notre cœur peut nous conduire à l'amour inconditionnel qui nous permet d'abandonner nos jugements et de voir la situation d'un regard neuf.

L'amour est la plus haute fréquence vibratoire qui existe, et notre ADN, sous sa forme parfaite, vibre du sentiment de l'amour. Malheureusement, plusieurs d'entre nous ont oublié ce que c'est que de recevoir de l'amour inconditionnel. Ayant appris à donner de l'amour, non à en recevoir, nous sommes durs envers nous-mêmes. Par crainte d'être rejetés, abandonnés, nous nous efforçons constamment d'être bons. Nous adoptons souvent la croyance que nous méritons d'être punis, considérant même la maladie comme une punition. Non seulement nous jugeons ceux qui sont malades et nous nous demandons ce qu'ils ont fait de mal, mais nous nous jugeons aussi nous-mêmes. Quand nous réussissons à dépasser cette croyance contraignante que la maladie ou l'infortune sont "mauvaises", nous sommes alors capables de voir les circonstances sous un jour nouveau. La maladie peut être une source d'enseignement, un moyen de nous aider à nous débarrasser de nos croyances contraignantes. Elle n'est donc jamais une erreur, mais bien plutôt un moyen d'évoluer.

Je crois que nous sommes tous venus sur terre avec un plan grandiose que nous avons établi au ciel avant de nous incarner. Nous avons dressé un plan qui nous permet de croître et d'évoluer à l'école du monde terrestre. Parfois ce plan de vie est si difficile que nous ne pouvons croire qu'il a été établi au ciel ! Et pourtant la maladie a un rôle à jouer dans ce plan. Elle nous signale que nous avons pris une mauvaise direction à un moment donné et qu'il est temps de retrouver le bon chemin. C'est le moyen choisi par le corps pour nous réveiller et nous amener à prêter attention à ce qui ne va pas dans notre vie, à ce qui nous éloigne de la vibration de notre soi parfait.

Quand une maladie survient, elle constitue peut-être un signal nous incitant à nous demander pourquoi cette situation se produit et quelle est la cause de l'aggravation ou du déclenchement de cette maladie. Quel épisode inscrit dans notre ADN est donc incompatible avec la vibration de notre plan parfait de bien-être et d'abondance? Comment en sommes-nous venus à accepter cette croyance et à la laisser se perpétuer? Comment a-t-elle pu déterminer nos actions et nos réactions jusqu'à créer une situation qui nous rend malheureux ? La guérison n'est pas uniquement le " réglage " d'un déséquilibre physique, émotionnel et mental. Elle est la compréhension du voyage de la vie et l'acquisition de la capacité à le poursuivre. Elle est liée au maintien de l'ouverture du cœur à toute leçon susceptible de se présenter. Une fois que nous avons compris que notre vie a un but, nous sommes à même d'accepter toutes les leçons qui se présentent comme faisant partie d'un processus positif de croissance, sans nous juger ni juger les autres qui nous apportent ces leçons.

Participer activement à la création de notre propre réalité

Quand nous utilisons les techniques de guérison vibratoires, telle la neutralisation, nous devenons un dirigeant d'énergie. Nous nous connectons au réservoir infini d'énergie de notre Source. Nous commandons au système de communication de notre ADN d'élever la basse vibration d'un schème chaotique à l'intérieur du corps afin qu'elle devienne une vibration de santé. Notre ADN cherche naturellement à vibrer à une haute fréquence, et nous seuls décidons s'il le fait ou non.

Plusieurs personnes sont étonnées d'apprendre que nous sommes tous maîtres de notre santé et des événements de notre vie. La plupart du temps, consciemment ou non, nous abandonnons notre pouvoir aux autres et jouons le rôle de victimes. Les victimes remettent à quelqu'un ou à quelque chose d'extérieur à elles-mêmes le pouvoir de créer leur réalité. Quand nous commençons à considérer les situations désagréables comme des expériences d'apprentissage et que nous reconnaissons avoir le pouvoir de les changer, nous passons de l'état de victime à la participation active à la création de notre propre réalité et au contrôle de notre destinée...

La révolution scientifique et les nouvelles découvertes sur l'énergétique de l'ADN nous font abandonner actuellement un vieux système de croyances, celui qui nous incite à chercher la guérison à l'extérieur de nous pour le remplacer par la connaissance intérieure de notre pouvoir de guérir...

Aujourd'hui, les physiciens commencent à dépasser les limites du plan physique. Ils ont séquencé le génome humain et ils considèrent maintenant l'intuition et la conscience comme des facteurs de guérison. Ils en viennent à la conclusion que chacune de nos cellules possède une intelligence intrinsèque qui contrôle notre santé et qu'il nous est possible de diriger l'énergie qui leur indique quoi faire.

De cette révolution est également née l'idée qui est développée dans ce livre, à savoir que notre ADN n'est pas immuable et que nous pouvons le modifier. Si nous croyons que l'ADN est un code fixe, comme le pensaient jusqu'ici les scientifiques, nous n'avons pas d'autre choix que de chercher à l'extérieur de nous des moyens de guérison. Toutefois, si nous sommes ouverts à l'idée que notre ADN peut être modifié et que nous sommes à même d'influencer le fonctionnement de notre propre corps, nous pouvons chercher en nous, plutôt qu'à l'extérieur, le moyen de guérir.

La vieille croyance est toujours dominante dans notre culture. Même que plusieurs personnes ne songent à la guérison que lorsque survient une crise majeure ou qu'elles se sentent trahies par cette vieille croyance. Cela commence souvent à l'approche de la cinquantaine, alors que le système auquel on s'était habitué ne fonctionne plus. On se sent trahi, car tout ce à quoi on a cru et en quoi on a investi nous fait défaut. Cette crise peut prendre la forme d'un divorce, d'un congédiement, d'une rébellion d'un membre de la famille, ou, comme c'est souvent le cas, d'une maladie inattendue, alors que notre corps lui-même semble nous trahir. À ce moment-là, nous ne trouvons pas de réponses où nous en trouvions auparavant. C'est alors le début d'un voyage intérieur.

Notre monde actuel est un lieu désespéré et je sais bien que vous vous demandez comment le rendre meilleur. Vous pouvez d'abord vous guérir. Quand nous sommes guéris, notre vibration change et se propage dans le monde extérieur. Une seule personne vibrant à l'amour peut changer la vibration de centaines de milliers d'individus. En vous guérissant, vous devenez un puissant catalyseur du changement mondial.

Margaret Ruby

 

http://www.eveildelaconscience.ca/adncoeur.htm

08:32 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adn, coeur |  Facebook |

31/10/2008

La prière, Dieu et la création intentionnelle

2009
 

Extrait du livre : 2009 La grande Transformation, pages 75-77

 

Les Hathors et Marie Madeleine - Tom Kenyon

 

Le grand dieu mère/père est un pouvoir impersonnel, une puissance créatrice qui agit indépendamment de la conscience humaine. C'est le processus incessant de la création cosmique. Il se produit grâce à une tension créatrice fondamentale entre la polarité mâle et la polarité femelle de la conscience. Il est impliqué dans la création, le maintien et la destruction de toutes les formes cosmiques. Il ne tient pas compte des êtres humains individuels. Ce n'est pas une conscience à qui l'on pourrait adresser ses « prières » comme à une personne. C'est le processus même de la création.

 

Ce processus de la création s'étend de l'immense cosmos aux créatures terrestres individuelles, y compris l'humain, et jusqu'aux atomes et aux particules qui composent votre corps.

 

C'est le dieu mère/père incarné en vous.

 

Yeshua comprenait que l'on pouvait communier avec cet aspect du dieu père/mère. Pour les besoins de la démonstration, laissons donc de côté le mot dieu/Dieu et utilisons plutôt l'expression « puissance créatrice ». Cette puissance créatrice existe en vous au plus intime de votre être. Elle est la source même de votre souffle et des battements de votre cœur. C'est elle qui vous permet de comprendre mes paroles. Elle existe à tous les niveaux de votre corps, du moindre atome aux molécules qui composent votre forme. Elle existe dans vos organes et même dans votre esprit, permettant votre expérience mentale du monde. Tout ce que vous êtes est une expression unique de cette puissance créatrice. Vos frères et vos sœurs, tous vos semblables sont aussi des expressions uniques de cette même puissance créatrice fondamentale. Par conséquent, métaphoriquement, vous avez/partagez la même mère et le même père. Toutes les créatures du monde, les animaux, les plantes, sont des expressions uniques de la même force fondamentale. Le don divin que possèdent les humains, c'est la capacité d'être conscients de cette puissance créatrice, de ce pouvoir divin qui est vous.

 

Donc, quand Yeshua disait « dieu mère/père », il parlait poétiquement de cette puissance créatrice. Parce qu'il avait été instruit dans l'ancienne connaissance, il comprenait que toute création procède de l'union des opposés. Pour lui, cette puissance créatrice n'était pas un pouvoir impersonnel. Il savait que l'on pouvait s'unir à elle dans le sanctuaire intérieur de l'âme. Il comprenait que là, dans le sanctuaire intérieur de l'être, la puissance créatrice était très personnelle. Ainsi, Yeshua s'unit à la puissance créatrice par cette porte intérieure et elle répondit à ses intentions, qu'il appelait des prières. A celles et ceux qui, en ces temps modernes, refusent le mauvais héritage laissé par l'Eglise et qui n'aiment pas utiliser le mot « prière », pas plus que l'expression « dieu mère/père », je suggère de remplacer le mot « prière » par l'expression « intentionnalité créatrice » et l'expression « dieu mère/père » par l'expression « puissance créatrice ».

 

Pour Yeshua, on n'avait pas besoin d'aller dans un temple pour prier ; c'était tout à fait inutile, étant donné que la puissance créatrice se trouvait à l'intérieur de soi. C'est ce qui le rendait très impopulaire auprès des prêtres, à la fois ceux de son époque et ceux de l'Eglise catholique. Celle-ci a intégré le maître enseignant et en a fait l'emblème de son pouvoir, mais un aspect très fondamental de son enseignement portait sur l'absence de nécessité d'aller dans un temple ou dans une église pour se faire entendre, étant donné qu'il/elle n'entendait les prières que par le fond de l'être. Quand on parle avec l'intention, les choses bougent. On peut faire bouger le monde entier.

 

...

 

http://www.ariane.qc.ca/fr/livre.php?idlivre=165

 

10:20 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dieu, prieres |  Facebook |

30/08/2008

La Conscience et le Monde

earthyogalitezh8

 

Jean Klein est sans doute l'un des sages qui parlent le mieux de la Non-Dualité. Tout est condensé là : dans ces quelques lignes extraites de la Conscience et le Monde.

Jean Klein :

"La Conscience et le Monde"

(ed. l'Originel)

 

Voilà résumé l'essentiel de l'enseignement en quelques pages :

Celui qui brûle de connaître sa vraie nature doit d'abord comprendre qu'il s'identifie par erreur aux objets : «je suis ceci», «je suis cela». Toute identification, tout état, est transitoire, par conséquent sans réalité. Identifier le «je » à ceci ou cela est la racine de l'ignorance. Demandez-vous ce qui est permanent au cours de toutes les phases de la vie. Vous découvrirez que la question : «qui suis-je?» n'a pas de réponse. Vous ne pouvez pas expérimenter ce qui est permanent dans une relation sujet/objet comme quelque chose de perceptible. Vous pouvez seulement formuler et expliquer ce que vous n'êtes pas. La continuité que fondamentalement vous êtes ne peut se traduire en mots ou se rationaliser. Être est non-duel, absolue présence sans éclipse, quelles que soient les circonstances.

Si nous considérons le connaisseur indépendamment du connu, il se révèle comme pur témoin. Quand connaissance et connaisseur ne font qu'un, il n'y a plus de place pour un témoin.
Toute imagination est irréelle, car basée sur la mémoire. Mais tout ce qui n'est pas anticipé, tout ce qui est inopiné, qui provoque la surprise, l'étonnement, provient de la réalité vivante. La recherche du plaisir naît de la souffrance, de la mémoire. Accueillez la vie comme elle se présente, ne mettez pas l'accent sur le monde mais changez votre attitude à son égard. Votre conception du monde, de la société, a sa source dans la croyance que vous êtes un ego séparé. Soyez votre totalité et le monde changera. Le monde n'est pas autre chose que vous. Le monde est en vous, la société commence avec VOUS.

Vous dites que nous ne devrions pas commencer par tenter de changer le monde mais notre attitude à son égard. Quand vous dites que l'existence est le film mais que nous ne sommes pas le film, entendez-vous par là que nous sommes la lumière qui éclaire le film?
Oui. Vous ne pouvez changer le film parce que tous les efforts pour le modifier relèvent du film.

Vous identifier à votre corps et à votre personnalité vous bride, vous rend dépendant. Nos perceptions sensorielles reposent sur les constructions de la mémoire et impliquent un connaisseur. Nous devons étroitement examiner la nature du connaisseur. Cela requiert toute notre attention, tout notre amour. Ainsi vous découvrirez ce que réellement vous êtes. C'est l'unique sadhana. Se résorber dans la conscience de sa vraie nature est liberté. Notre vraie nature prend tout en charge.

Les images naissent et meurent dans le miroir de la conscience, et la mémoire crée l'illusion d'une continuité. La mémoire n'est qu'un mode de pensée, elle est purement transitoire. C'est sur ce fondement instable que nous construisons tout un monde de situations. Cette illusion fait obstacle à la claire vision.

Lutter pour nous améliorer ou pour progresser ne fait que rajouter à la confusion. Les apparences extérieures peuvent nous induire à croire que nous avons atteint un état de stabilité, que des changements ont survenu, que nous progressons et que nous sommes au seuil de la grâce. En fait, rien n'a changé. Nous n'avons fait que changer les meubles de place. Toute cette activité se déroule dans l'esprit, c'est le roman de notre imagination.  

Tout est beaucoup plus simple que cela. Pourquoi faire si compliqué? Ce que vous êtes fondamentalement est toujours là, dans sa globalité. Cela ne nécessite ni purification, ni changement. Pour votre vraie nature, il n'y a pas de ténèbres. Vous ne pouvez découvrir ou devenir la vérité car vous l'êtes. Il n'y a rien à faire pour vous en rapprocher, rien à apprendre. Rendez vous seulement compte que vous essayez constamment de vous éloigner de ce que vous êtes. Cessez de gaspiller votre temps et votre énergie dans des projections. Vivez cet arrêt sans paresse ni passivité, habitez pleinement la fraîcheur que vous trouverez en cessant d'espérer et d'anticiper. C'est aussi votre sadhana.

Il n'y a rien à perfectionner dans la réalité. Elle est perfection. Comment pourriez-vous vous en rapprocher davantage? Il n'y aucun moyen matériel pour l'atteindre.

N'est-ce pas fataliste de dire que nous ne pouvons changer le film?

Dire : fataliste implique que vous vous identifiez au film, que vous vous soumettez à lui. En fait, le film se déroule et vous êtes le spectateur. Être hors de l'écran vous donnera une nouvelle perspective sur ce qu'est réellement le film. A partir de cette vue globale qui n'est plus un point de vue, qui est hors du temps et de l'espace, tout se produit dans une absolue simultanéité. Aussi n'y a-t-il rien à changer.

Pour revenir à ce dont nous parlions auparavant, vous avez dit que le monde change quand la perception que j'ai de lui change. Comment est-ce possible?

Celui qui a atteint sa pleine maturité, qui se connaît sciemment, ne se pliera pas nécessairement aux conventions sociales. Un tel être agira au bon moment, suivant ce que la situation indique, sans que personne ne soit lésé d'une quelconque façon. Si vos actes sont régis par vos désirs, vous n'avez aucune espèce de liberté. Par contre, si vous faites ce que réclame la situation, vous faites ce qui est juste, et vous et votre entourage êtes libres.

Un sage n'a pas la moindre pensée d'être une personne quand il agit, sent ou pense. L'ego est totalement absent. L'ego n'est rien de plus qu'une pensée et deux pensées ne peuvent cohabiter simultanément. Aussi l'identification à l'ego ne peut avoir lieu qu'une fois disparue la pensée rattachée à l'objet. C'est alors seulement que l'ego déclare sienne cette pensée. Ce sens de la propriété : «j'ai vu ceci », «j'ai fait cela », intervient après le fait et n'a rien à voir avec le fait. Une fois que ce mécanisme est clairement perçu, vous comprenez que l'identification que vous aviez précédemment prise pour une réalité n'est qu'une illusion. Vous n'êtes pas le propriétaire de la situation pas plus que vous n'en êtes l'esclave. Votre vraie nature est au delà. Le silence de la conscience n'est pas un état, c'est le continuum où tout état, toute chose apparaît et disparaît. Les mots que nous utilisons dans l'état de veille pour parler de ce non-état sont une expression de cette conscience. Quand nous vivons dans la conscience, tout est expression de cette conscience.  

Le monde que vous percevez n'est rien d'autre que leur roman de votre imagination, basé sur la mémoire, la peur, l'angoisse et le désir. Vous vous êtes retranché dans ce monde. Voyez cela sans vous jeter sur des conclusions et vous serez libre. Vous n'avez nul besoin de vous affranchir d'un monde qui n'existe que dans votre imagination.

Ce que vous prenez pour une réalité est simplement un concept surgi de votre mémoire. La mémoire surgit de l'esprit, l'esprit du témoin, le témoin de votre vraie nature. Vous êtes le témoin, le spectateur placé sur la rive et regardant le fleuve couler. Vous ne bougez pas, vous êtes au delà du changement, au delà du temps et de l'espace. Vous ne pouvez percevoir ce qui est permanent parce que vous l'êtes.

N'alimentez pas les concepts dont vous avez fait vos fortifications ou l'image que les gens ont de vous. Ne soyez ni personne ni rien, contentez-vous de rester à l'écart de ce que la société vous demande. Ne jouez pas son jeu. Cela vous établira dans votre autonomie.

L'exemple, si souvent utilisé dans le Vedanta, du serpent et de la corde, d'un côté se réfère au monde et, de l'autre, à la réalité ultime. Le serpent représente le monde des objets où nous rencontrons les personnalités, les pensées, et l'affectivité. La corde symbolise la réalité ultime, le silence de la conscience. Une fois que nous cessons de prendre la. corde pour le serpent, l'idée du serpent disparaît et nous voyons la corde pour ce qu'elle est réellement. Il est parfaitement naturel que l'erreur perde sa substance et se dissipe quand la vérité devient évidente. Étant donné qu'une pensée fait partie intégrante de l'illusion, il lui est impossible de nous révéler la réalité ultime. Le « fait-d'être », la toute présence, qui est la source de toute expérience, est au delà de la dualité expérimentateur/expérimenté. Quand l'accent se trouve sur la conscience et non sur la pensée ou sur la perception, nous entrons progressivement dans une détente profonde, à la fois sur le plan neuro-musculaire et sur le plan mental.

Si nous observons avec détachement l'apparition et la disparition de tous les états que nous expérimentons, nous parvenons bientôt à appréhender que chaque état, chaque perception, chaque pensée sont réabsorbés dans une connaissance informulée, une connaissance qui est l'être. Ce continuum, seule réalité, est là avant que ne commence l'activité. Immergez-vous dans cette tranquillité chaque fois qu'elle se fait sentir.

Vous ne pouvez vous attendre à ce que la réalité surgisse, car elle est toujours là. Les événements apparaissent et disparaissent. N'oubliez jamais le caractère fugitif de toute expérience, c'est tout ce que vous avez à faire et la porte de la grâce s'ouvrira devant vous. Dès que des opinions et des réactions telle que «j'aime, je n'aime pas», interfèrent, vous retombez dans une habitude subjective et vous tissez autour de vous un filet, vous perdez de vue votre vraie nature. Les sentiments de sympathie et d'antipathie vous font tourner le dos à votre vraie nature. Vos concepts de changement, de progrès, en mieux ou en pire, sont fragmentaires et subjectifs. Quand vous regarderez le monde depuis votre totalité, le monde changera en vous. Vous êtes le monde.

Est-ce que l'absence de pensée que j'expérimente dans la méditation est proche de ma vraie nature? Est-ce la tranquillité dont vous parlez ?

Dans ce que l'on nomme ordinairement la méditation, vous cherchez sciemment à vous débarrasser de toute intention et de tout concept. Ainsi vous vous trouvez devant un écran vide de pensées, qu'elles soient objectives ou subjectives. Ces pensées éliminées, d'autres, plus coriaces, apparaissent, vous envahissent sans discrimination, et elles aussi, vous les chassez. Il est vrai qu'au bout d'un certain temps de pratique, l'activité mentale diminue. Cependant, si le chercheur n'est pas guidé par un maître authentique, le vide de l'écran restera toujours un mystère. Le silence de la conscience dont nous parlons est au delà de la présence ou de l'absence des pensées et des mots, au delà de l'action ou de la non-action. Tout surgit de la tranquillité qui est au delà de l'esprit, de la tranquillité qui est au delà de l'effort de s'affranchir des pensées, et tout s'y résorbe. Rien, absolument rien, ne peut affecter cette tranquillité. Le savoir objectif nous parvient par l'instrument organique adéquat, mais le silence de la conscience ne requiert aucun instrument.

Est-ce que les conflits et les guerres sont inhérents à l'être humain ?  

Les conflits appartiennent à l'ego, pas à l'être humain. Dans votre vraie nature qui est unité aucun conflit n'est possible. Tension, rivalité, agressivité ne concernent que l'ego. Demandez-vous seulement à quel point vous êtes soumis à vos habitudes, à vos opinions qui sont la source de perpétuels conflits. Observez comment fonctionne votre esprit, observez-le sans idées préconçues. Un moment viendra où vous vous trouverez dans l'observation et non dans l'esprit. Puis, quand toute tension aura disparu, vous vous rendrez compte que vous êtes la lumière qui brille au-delà même de l'observateur. La réalité n'est ni un produit de l'esprit, ni le résultat d'une caravane de pensées, elle est, c'est tout. Vous devez comprendre que vous ne pouvez jamais trouver votre vraie nature dans une perception. La seule méthode que nous pouvons suggérer est d'observer sans analyse la façon dont votre esprit réagit dans les diverses circonstances de la vie quotidienne. Ne modifiez pas votre vie pour coïncider avec un concept. Vivez comme vous le faisiez, pensant et sentant, soyez simplement conscient que ce sont des fonctions. Ainsi vous vous en libérerez spontanément. Ensuite la personnalité que vous pensez être disparaîtra. Il ne restera que le témoin. Au terme, même lui se résorbera dans la connaissance ultime.

Ce qui surgit d'inattendu, d'impromptu, sans cause, libre de tout passé, ce qui surgit sans racines, ce qui ni ne s'épanouit ni ne se flétrit, ce qui est le plus naturel, libre de toute tension, c'est cela votre vraie nature.

http://nondualite.free.fr/c_jklein.htm

 

 

08:51 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : illusion, dualite |  Facebook |

17/08/2008

Les douze sentiers

 

evolvoing%20mean%20copy

Les douze sentiers vous guidant vers les plans d'une conscience supérieure d'amour inconditionnel et d'unité.

 

Je me libère

 

  1. Je me libère des demandes aliénantes (sécurité, sensation et pouvoir) qui ‘obligent à contrôler fortement les situations de ma vie, et m'empêchent de m'aimer, d'aimer les autres et de vivre en paix.
  2. Je découvre comment les aliénations qui dominent ma conscience créent en moi une vision illusoire du monde, des gens et des situations autour de moi.
  3. J'accueille favorablement et positivement ce que mon expérience vécue d'instant en instant m'apporte (même si c'est inconfortable ou pénible), comme une opportunité de devenir conscient(e) des aliénations que je dois reprogrammer, afin d'être libéré(e) de mes automatismes émotionnels négatifs.

 

Etre ici et maintenant

 

  1. Je me rappelle que j'ai toujours tout ce qu'il me faut pour jouir du moment présent ici et maintenant, sauf si je permets à ma conscience de se laisser dominer par des aliénations et des demandes basées sur un passé déjà mort ou un futur imaginaire.
  2. Je prends l'entière responsabilité ici et maintenant de tout ce que je vis et en particulier de mes émotions, car ce sont mes propres programmations qui en sont la source, qui influencent mes actions et aussi influencent les réactions des gens autour de moi.
  3. Je m'accepte totalement ici et maintenant et je vis consciemment tout ce que je ressens, pense, et dis, y compris mes émotions négatives. J'expérimente et j'accepte ces émotions comme faisant partie intégrante de mon processus de croissance qui m'amène pas à pas vers la réalisation d'une conscience supérieure.

 

Etre en relation

 

  1. Je m'ouvre authentiquement à tous en consentant à communiquer entièrement mes émotions les plus profondes car je comprends qu'en me cachant à quelque degré que ce soit, je m'emprisonne dans mon illusion d'être séparé(e) des autres.
  2. Je réponds avec compassion et amour aux problèmes des autres, sans toutefois me faire prendre dans les mêmes situations qui leur apportent les messages dont ils ont besoin pour grandir.
  3. J'agis librement quand je suis ouvert(e), centré(e) et aimant(e), par contre j'évite autant que possible d'agir lorsque je suis émotionnellement bouleversé(e) et que je me coupe alors de la sagesse provenant d'ne conscience sereine, large et aimante.

 

Découvrir ma conscience-témoin

 

  1. Je calme constamment l'activité incessante de mon mental rationnel afin de percevoir les énergies subtiles qui me permettent de me sentir un avec tout ce qui m'entoure.
  2. Je suis constamment conscient(e) à partir duquel des Sept Centres de Conscience je fonctionne, et je sens mon énergie, ma perception, mon amour et ma paix intérieure grandir à mesure que j'ouvre mes tous mes Centres de conscience.
  3. Je perçois chaque personne, incluant moi-même, comme un être en éveil et en croissance, et qui est ici pour réaliser son droit de naissance aux niveaux de conscience supérieurs que sont l'amour inconditionnel et l'unité.

 

Ken Keyes, Jr.

Manuel pour une conscience supérieure (p 22-23)

18:07 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseils |  Facebook |

07/08/2008

L'espace du présent par Eckhart Tolle

 

Natural%20Enlightenment

"La plupart des gens confondent le Présent avec ce qui s'y passe, mais ce n'est pas le cas. Le Présent est plus profond que ce qui s'y déroule : c'est l'espace dans lequel cela se déroule. Ne confondez donc pas le contenu de cet instant avec le Présent. Le Présent est plus profond que tout ce qu'il renferme. Lorsque vous entrez dans le Présent, vous sortez du contenu de votre mental. L'incessant flux mental ralentit.

Les pensées n'absorbent plus toute votre attention, ne vous aspirent pas complètement. Des écarts surviennent entre les pensées - ampleur, calme. Vous commencez à voir que vous êtes plus vaste et plus profond que vos pensées. Les pensées, les émotions, les perceptions sensorielles et toutes vos expériences composent le contenu de votre vie. « Ma vie », c'est ce dont vous tirez votre sentiment de soi, et « ma vie », c'est du contenu, ou du moins ce que vous croyez. Vous négligez continuellement l'évidence même : votre sens le plus intime du Je Suis n'a rien à voir avec ce qui se passe dans votre vie, ni avec son contenu. Ce sentiment de Je Suis est uni au Présent. Il est toujours le même. Dans l'enfance et la vieillesse, la santé ou la maladie, le succès ou l'échec, le Je Suis - l'espace du Présent - demeure inchangé en profondeur. Comme vous le confondez habituellement avec le contenu, vous ne le vivez, comme le Présent, que d'une manière faible et indirecte, par le contenu de votre vie. Autrement dit, votre sentiment d'être est obscurci par les circonstances, le flux de votre pensée et les mille choses de ce monde. Le Présent est assombri par le temps. Vous oubliez donc votre enracinement dans l'Être, votre réalité divine, et vous vous perdez dans le monde. La confusion, la colère, la dépression, la violence et le conflit surviennent lorsque les humains oublient qui ils sont. Pour retourner chez soi, il est facile de se rappeler la vérité : Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la vie. Je suis l'espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je Suis".

Eckhart Tolle

Quiétude, chapitre 4, Éditions Ariane.

http://www.choix-realite.org/?3750-l-espace-du-present-par-eckhart-tolle

10:36 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : present |  Facebook |

25/06/2008

La connexion du couple comme avant-goût de la connexion divine

 

 

tl-heart_of_rose_petals_photosculpture

Extrait du livre Un de Rasha

Pages 374-376

...

Vous pouvez choisir d'expérimenter votre connexion au Soi en compagnie d'un autre être. Ce faisant, vous harmonisez certains aspects de votre être avec l'essence vibratoire de cette personne. La connexion demeure toutefois la vôtre. Pendant que vous voyagez avec quelqu'un sur un chemin parallèle et que vous vivez en commun certaines expériences, votre chemin reste le vôtre.

Il se peut que votre connexion rayonne à l'extérieur de vous et que les autres reflètent ce qu'ils ressentent en votre présence. Vous n'avez cependant pas à les transporter jusqu'au sommet de la montagne parce que vous partagez une relation avec eux. Vous ne vous êtes cloné sous aucun aspect de votre expérience du monde physique et il ne faut pas vous attendre à ce qu'une autre personne ait le même rythme de croissance que vous, même si vous êtes très proches.

Chacun arrive en cette vie avec un ensemble unique de variables qui s'exprimeront dans ses relations avec le monde en général et avec les autres. Chacun sert de catalyseur pour la croissance de plusieurs, grâce aux relations signifiantes qu'il a établies avec eux. Pourtant, le rythme auquel les connaissances sont recueillies et intégrées varie à chaque échange.

Vous présumez peut-être que vous entretenez certaines relations afin de maintenir un niveau d'harmonie. Cependant, tout en progressant dans votre voyage, cet état sublime vous échappe. Il est facile de blâmer l'autre personne de ne pas se montrer à la hauteur de vos attentes et de ne pas suivre le rythme de votre voyage. Ne sous-estimez pas le rôle que cet être doit jouer dans votre script. L'harmonie pourrait très bien être un objectif mutuellement partagé. Toutefois, pour l'atteindre en tandem avec quelqu'un d'autre, il faut permettre à la densité contenue dans les champs énergétiques de chacun de remonter à la surface et de se dégager. Sans une certaine mesure d'abrasion, il s'avère impossible de conserver la douce surface désirée par chacun.

Quand deux êtres partagent intimement le voyage sacré, chacun a pour objectif la croissance de l'autre. Une relation où l'énergie passait facilement entre les deux se trouve soudain plongée dans les eaux turbulentes du changement. Quand vous êtes conscient de la nature du processus lui-même, vous pouvez vous distancier de l'intensité de certains affrontements et reconnaître le fondement vibratoire sous-jacent. Il est beaucoup trop facile d'écarter le processus d'un autre être parce que la dynamique s'avère différente de ce que vous aviez prévu et de vous priver ainsi du potentiel contenu dans l'affrontement des volontés. Avant qu'une réelle harmonie puisse exister dans une relation, il faut laisser s'exprimer toute l'énergie qui résonne entre vous.

Ce n'est nullement un hasard si certains d'entre vous partagent cette époque avec un compagnon ou une compagne. Vous avez reçu l'instrument de la relation afin de découvrir par elle l'intime connexion que vous entretenez avec votre être intérieur. C'est que les détails intimes de vos sentiments les plus profonds sont grandement magnifiés pour vous quand ils sont mis en contraste avec les priorités incompatibles de votre partenaire de vie. Sans ce catalyseur, vous pourriez dériver tranquillement en vous faisant croire que tout va très bien dans votre monde alors qu'en fait vous auriez réussi à camoufler l'essence même de vos plus sérieux défis. Personne ne vous connais autant que votre partenaire et personne n'est donc aussi apte à faire remonter vos problèmes à la surface de votre conscience, là où vous ne pourrez plus les nier.

Le partenaire ou l'ami intime qui paraît prendre du retard dans son voyage spirituel peut très bien se trouver à honorer par là certaines ententes pour vous forcer à voir la densité et les schèmes de dénégation que vous vous cachez à vous-même. Ce sont ces questions mêmes que vous désirez le plus résoudre lorsque, en tant qu'âme, vous approchez du seuil interdimensionnel. Vous ne pouvez accomplir le voyage dans un état de déséquilibre.

Ceux d'entre vous qui sont dans une vieille relation devenue discordante ont reçu le cadeau d'avoir un partenaire tenant suffisamment à cette relation pour ne pas la quitter dans les moments difficiles. Il est dans l'intérêt de chacun de recréer l'harmonie qui vous a tous deux unis au départ, car c'est par cette expérience commune que vous avez pu goûter l'essence de la connexion elle-même. C'est ce lien que vous partagez avec votre propre essence sacrée et c'est cette connexion divine que vous finirez par connaître universellement.

Quand vous transcenderez la focalisation de l'ego dont vous avez tous été équipés, vous serez en mesure d'embrasser vraiment un autre être et de reconnaître le Soi dans cette connexion, et par elle. Cela ne veut pas dire que chacun de vous est une copie de l'autre. Ni que l'un de vous a consenti à quelque chose par rapport à des questions fondamentales. Et cela ne signifie pas non plus que vous avez nécessairement terminé le travail que vous êtes venus faire ensemble. La reconnaissance du Soi dans la forme d'un autre est une attestation de la véritable essence des différences mêmes qui s'avèrent les plus difficultueuses. Elle est aussi la preuve de la profondeur de contraste sans qui l'harmonie ne peut exister.

...    

08:23 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : couple, connexion divine |  Facebook |

06/06/2008

Extrait du livre : UN , de Rasha

 

 

S719~Unity-Posters

(pages 333 - 334)

Vous n'avez aucun mérite à vous être éveillés au moment où vous l'avez fait. Vous appliquez tout simplement un choix que vous avez exercé au plus haut niveau. Votre aptitude à terminer votre voyage humain en gardant intacte votre humilité déterminera à quel niveau vous émergerez une fois encore dans le monde physique. Certains choisiront de renforcer leur emprise sur cet éveil crucial en se procurant cette expérience à plusieurs niveaux. N'allez pas croire que l'histoire est terminée quand vos yeux sont vraiment ouverts. Vous referez sans cesse ce voyage. Au bout du compte, vous vous connaîtrez tellement bien chacun en tant qu'Unité que vous n'aurez plus ni le désir ni le besoin de refaire ce voyage.

Il y a des chances que vous soyez tous déjà passés par là. Il est fort possible que vous ayez déjà découvert, à votre grande surprise, les vérités qui vous coupent le souffle en ce moment. Car, en vérité, le temps n'existe pas. Vous complétez cette expérience de l'ascension à un nombre infini de niveaux simultanément. Le plaisir du moment de l'éveil, voilà l'expérience que vous espériez vous procurer dans le contexte de la forme. C'est un moment que vous expérimenterez exponentiellement à tous les niveaux de votre être, un très, très grand nombre de fois.

Vous ne pouvez absolument pas échouer. Sachez-le. Sur le chemin menant à l'Unité, il n'y a ni réussite, ni échec. Il n'y a que l'option d'infinies possibilités à expérimenter en route. C'est d'ailleurs ce qui maintient votre intérêt et vous incite à y revenir.

http://www.ariane.qc.ca/fr/livre.php?idlivre=148

 

un

16:08 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : eveil, unite |  Facebook |

12/05/2008

Les 4 accords toltèques

 

 

dvdpic2

Que ta parole soit impeccable
Parle avec intégrité, ne dis que ce que tu penses. N'utilise pas la parole contre toi-même, ni pour médire sur autrui.

Ne prends rien personnellement
Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque tu es immunisé contre cela, tu n'es plus victime de souffrances inutiles.

Ne fais pas de supposition
Aie le courage de poser des questions et d'exprimer tes vrais désirs et besoins. Communique clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul cet accord peut transformer ta vie.

Fais toujours de ton mieux
Ton mieux change d'instant en instant. Quelles que soient les circonstances, fais simplement de ton mieux et tu éviteras de te juger, de te culpabiliser et d'avoir des regrets.

Don Miguel Ruiz

http://www.miguelruiz.com/fouragreements.html

41KWYQHBTHL__SL500_AA240_

10:01 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/05/2008

Et l'univers disparaîtra

 

standing%20stone

 

Voici deux extraits du livre de Gary Renard : Et l'univers disparaîtra.

 (p 117-118).

« Pourtant, Dieu ne réagirait pas plus à des évènements qui se produisent en rêve que tu ne le ferais aux évènements d'un cauchemar de ton épouse dormant à tes côtés. D'abord, tu ne pourrais même pas voir ces évènements, puisqu'ils ne produiraient pas réellement. Ensuite, même si tu pouvais les voir, tu n'aurais toujours pas besoin de réagir, puisqu'il serait impossible qu'ils t'affectent, vu qu'ils seraient irréels. Le seul geste logique serait d'éveiller ton épouse, mais tu le ferais lentement et doucement, afin de ne pas l'apeurer davantage. Tu ne te mettrais pas à la secouer comme un forcené. De même, le Saint-Esprit va t'éveiller doucement. Ce n'est pas un Dieu séparé qui réagit à ton rêve, mais, en fait, la Voix pour Dieu qui se trouve toujours avec toi dans ton voyage illusoire en ce pays lointain.

L'un des moyens que prend le Saint-Esprit pour t'éveiller, c'est de t'apprendre que ce que tu penses qui arrive n'arrive pas. La réalité est invisible et tout ce qui peut être perçu ou observé de quelque manière, et même mesuré scientifiquement, est une illusion, donc tout à fait le contraire de ce que pense le monde. ..»

(p 130-134)

« Arten : Avant le commencement, il n'y avait ni commencements ni fins ; il n'y avait que l'éternel Toujours, qui est encore là et le sera à jamais. Il n'y avait que la conscience de l'unité parfaite, et cette unité était si totale, si illimitée dans sa joyeuse extension, qu'il était impossible à toute chose d'être consciente de ce qui n'était pas Elle-même. Il n'y avait et il n'y a toujours que Dieu dans cette réalité, que nous appelons le Ciel.

Ce que Dieu crée dans l'extension de Lui-même s'appelle le Christ. Mais celui-ci n'est aucunement séparé ni différent de Dieu. Il est exactement le même. Le Christ n'est pas une partie de Dieu. Il est une extension du tout. L'Amour véritable doit être partagé, et le parfait Amour qui est partagé dans l'Univers de Dieu dépasse toute compréhension humaine. Les humains paraissent être une partie du tout, mais le Christ est le tout. La seule distinction possible entre le Christ et Dieu serait que Dieu a créé le Christ ; il est l'Auteur. Le Christ n'a pas créé Dieu ni Lui-même. Mais, à cause de leur parfaite unité, cela n'a aucune importance dans le Ciel. Dieu a créé le Christ exactement comme Lui pour qu'il partage Son Amour et sa joie éternels dans une extase infinie et inimaginable.

Contrairement au monde spécifique et concret dans lequel tu sembles exister maintenant, cette conscience constante et fascinante est complètement abstraite, éternelle, immuable et unie. Le Christ se prolonge alors Lui-même par de nouvelles Créations, ou extensions simultanées du tout, qui sont exactement les mêmes dans leur parfaite unité avec Dieu et avec Lui. Ainsi, le Christ, comme Dieu, crée, car Il est exactement le même que Dieu. Ces extensions ne vont pas vers l'intérieur ni vers l'extérieur, car il n'y a dans le Ciel aucune notion d'espace; n'y existe que le partout. Le résultat de tout cela, c'est le partage incessant du parfait Amour, qui dépasse la compréhension.

Il semble alors se produire quelque chose qui, comme dans un rêve, ne se produit pas réellement. Pendant un instant, un seul, une fraction insignifiante de nanoseconde, un très petit aspect du Christ paraît avoir une idée qui n'est pas partagée avec Dieu. Une idée du genre « Et si ? ». C'est comme une interrogation innocente sous la forme d'une question qui est malheureusement suivie par une réponse apparente. Cette  question, si on pouvait l'exprimer par des mots, serait celle-ci : « Que se passerait-il si j'allais jouer tout seul ? ». Comme un enfant naïf qui joue avec des allumettes et met le feu à la maison, tu aurais été beaucoup plus heureux de ne pas trouver de réponse à cette question car ton innocence sera bientôt remplacée par la peur et par les défenses erronées et vicieuses qu'elle semble requérir.

Parce que ton idée ne vient pas de Dieu, Il n'y réagit pas. Y réagir, ce serait lui donner réalité. Si Dieu lui-même devait reconnaître autre chose que l'idée de parfaite unité, il n'y aurait plus de parfaite unité. Il n'y aurait plus de parfait état céleste auquel retourner. Comme tu verras, tu ne l'as jamais réellement quitté de toute façon. Tu y est toujours, mais tu es entré dans un cauchemar illusoire. Alors que tu n'as voyagé qu'en rêves, Dieu et le Christ, Qui sont toujours Un, ont continué comme ils l'ont toujours fait et le feront toujours, aucunement affectés par ce que J (Jésus) appelle dans son Cours la « minuscule et folle idée... » de la séparation.

Dans cet instant cosmique d'apparente individualité - et, quel que soit l'attrait qu'exerce sur toi l'individualité, elle n'est que séparation - il semble qu'il y ait un minuscule aspect du Christ qui soit maintenant conscient d'autre chose. C'est la dualité. Maintenant, au lieu de l'unité, il y a le deux. Avant, il y avait la parfaite unité du Ciel et rien d'autre. C'est la non-dualité, ou le non-deux. C'est toujours la réalité, Il n'y a pas réellement plus d'une chose, mais maintenant il semble se passer autre chose pour toi. Il semble y  avoir Dieu et quelque chose d'autre. C'est l'illusion de la dualité ; le monde de la multiplicité ainsi que les sujets et objets que tu y perçois sans arrêt sont simplement des symboles de la séparation. Bien que tu essaies toujours de créer, tu ne peux réellement le faire sans le pouvoir de Dieu, et tout ce que tu fais finit donc par s'écrouler.

Tout bébé qui paraît naître en ce monde revit simplement le moment où il semblé quitter son parfait environnement en Dieu, où tout était nirvana, pour recevoir soudain en plein visage la gifle d'une apparente réalité infernale. Tu vois peut-être la naissance comme un miracle, mais les bébés ne naissent pas en souriant !

Gary : C'est vrai qu'ils pleurent et qu'ils crient.

Arten : Oui. L'esprit qui revit l'apparente séparation s'est endormi et il rêve un rêve inutile et insignifiant, un cauchemar, parce que tout ce qui semble séparé du Ciel symbolise l'opposé. Il semble donc en posséder les caractéristiques opposées. Mais, encore une fois, n'allons pas trop vite. Nous n'avons pas fini de t'expliquer le passage de ton esprit apparemment séparé à un univers physique, et pourquoi ce dernier te semble si réel.

Gary : Il ne fait aucun doute que nous croyons faire l'expérience de cette réalité.

Arten : Absolument. Quelqu'un doit t'indiquer comment sortir de cette expérience. Ton esprit endormi ne le sait pas, mais il va s'éveiller en l'équivalent d'un instant cosmique. C'est parce que la Voix pour Dieu et le Ciel, que nous appelons le Saint-Esprit, est toujours auprès de toi pour te rappeler la vérité et t'y inviter à y retourner. Cette mémoire infaillible de ce que tu es réellement ne peut jamais se perdre, ce qui rend tout à fait inévitable ton éveil à la réalité du Ciel.

Cependant, cette mémoire peut apparemment être retardée par de mauvais choix effectués dans le rêve. Tu n'as pas cessé de faire de mauvais choix. Tu as la capacité de choisir entre la mémoire et la force de Dieu ou autre chose et, si tu examines réellement tes pensées, tu découvriras que tu choisis habituellement autre chose. C'est ce qu'a fait, immédiatement après l'apparente séparation, la partie de ton esprit qui choisit. Dans un état de choc, de peur et de confusion, elle a fait une série de mauvais choix qui t'ont apparemment conduit ici. Tu ne te rends pas encore compte que, étant donné l'immense pouvoir de l'esprit, tu pourrais faire certains choix qui mettraient fin à l'apparente séparation et qui d'ailleurs auraient pu le faire à n'importe quel moment. Ça ne veut pas dire que ce sera facile à ce stade-ci, mais ça veut dire que tu peux y arriver, avec de l'aide.

Mais comprends-moi bien : pour accepter vraiment l'assistant de Dieu, le Saint-Esprit, tu dois commencer par croire en Dieu. Tu ne peux croire en Lui si tu ne reconnais pas que c'est toi-même, et non Lui, qui es responsable de tes expériences. Tu te sentiras coupable jusqu'à ce que tu comprennes que ce monde n'est pas réel et que rien ne s'est réellement passé. Ça ne veut pas dire que tu ne dois pas te comporter avec responsabilité dans l'illusion. Ça veut dire que tu dois comprendre certaines choses afin d'appliquer le vrai pardon qui permet au Saint-Esprit de t'aider le plus possible.

Dieu n'aurait pu créer ce monde. Ce ne serait pas dans Sa nature. Il n'est pas cruel et, comme J te le signale :

Si cela était le monde réel, Dieu serait cruel. Car aucun Père ne pourrait soumettre Ses enfants à cela comme prix de leur salut et être aimant.

Heureusement, cela n'est pas le monde réel et Dieu n'est pas cruel. C'est pourquoi nous désirons souligner un point essentiel pour les étudiants du nouveau millénaire, même si tu trouves que nous y revenons trop souvent. Tout ce qui vient d'être décrit et qui n'était pas dans la parfaite unité du Ciel, et tout ce qui a semblé arriver depuis, n'a absolument rein à voir avec Dieu. L'idée de la séparation, ainsi que tes décisions ultérieures, n'a pas la moindre importance pour Dieu. Les évènements qui se produisent dans un rêve n'ont aucune conséquence, simplement parce qu'ils ne se produisent pas réellement. Bien que ton univers te paraisse très réel et même souvent très désagréable, il n'est rien d'autre qu'une vaine pensée malcréée, et l'énergie n'est que de la pensée projetée. Nous t'avons aussi expliqué que la matière n'est qu'une forme différente d'énergie. Ne disposant pas du pouvoir de Dieu, ton esprit ne peut rien faire d'autre qu'apparemment se diviser et se subdiviser, pour ensuite tenter d'en glorifier le résultat.

Pour résumer, tu es tellement toujours en sécurité dans le Ciel, et, comme ce que tu vois n'est pas vrai, tu n'es pas réellement capable de te blesser, même si tu rêves que tu es blessé ou même tué. En fait, tu es capable de te réveiller et de continuer dans la parfaite unité du Ciel exactement comme avant. Mais ton esprit doit être entraîné à se faire dominer par les pensées du Saint-Esprit au lieu de ton ego. Cela requiert la capacité de prendre des décisions qui reflètent le système de pensée du Saint-Esprit au lieu du tien. »

http://www.ariane.qc.ca/fr/livre.php?idlivre=113

5106M2PV88L__SL500_AA240_

07:17 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : illusion |  Facebook |