22.11.2009
Crises financières : comment ont-elles été gérées dans le passé ?

par Bill Bonner
Samedi 21 Novembre 2009
"Qui sème l'emprunt récolte le chagrin".
Cette citation est librement adaptée d'une petite phrase de Benjamin Franklin. Elle ne nous a pas été remise en mémoire par l'actuel président américain. Non, le Telegraph de Londres la rapportait de la bouche de Cheng Siwei, un "membre éminent de la hiérarchie communiste".
La roue tourne. Les Anglo-Saxons ont oublié ce qui rend une économie prospère. Les Chinois, eux, s'en sont souvenu.
La preuve ? Il y a quelque temps, il suffisait de chercher Warren Harding sur Wikipédia et le premier article que vous trouviez ne concernerait pas le 29e président des Etats-Unis, mais un alpiniste du même nom. Fallait-il vraiment s'en étonner ? L'histoire n'est qu'une longue liste de désastres par ordre chronologique. Les historiens adorent les calamités, et ceux qui en provoquent ont droit à leurs plus hautes louanges. Il en va de même pour l'histoire financière : les personnages les plus admirés sont ceux qui aggravent le plus les choses.
On peut affirmer sans trop de risques qu'aucun employé de la Réserve fédérale ou de la Maison Blanche n'a de photo de Warren Gamaliel Harding sur son bureau. Cependant, si les présidents américains étaient notés selon leur capacité à faire face à un désastre financier, Warren G. Harding pourrait être une célébrité. Son visage serait sculpté sur le Mont Rushmore. Son portrait ornerait les billets de 100 $. Harding a été le dernier président américain à gérer honnêtement une crise financière majeure. Depuis, tous ses successeurs ont essayé de s'en sortir par le biais de l'escroquerie.
Lorsque Harding a pris ses fonctions en 1921, la Panique de 1920 faisait grimper le chômage américain de 4% à près de 12%. Le PIB s'était effondré de 17%. A l'époque comme maintenant, les subordonnés du président le poussèrent à intervenir. Herbert Hoover, secrétaire au Commerce US, voulait se mêler de la situation -- comme il le ferait dix ans plus tard. Mais Harding résista. Pas de renflouages. Pas de plans de relance. Pas de politique monétaire. Pas de politique budgétaire. Harding avait une meilleure approche : il réduisit les dépenses gouvernementales et partit jouer au poker.
"Nous tenterons une déflation intelligente et courageuse, nous lutterons contre l'emprunt gouvernemental qui aggrave le mal et nous nous attaquerons aux dépenses gouvernementales élevées avec toute l'énergie et les moyens dont dispose la capacité républicaine... ce sera un exemple permettant de stimuler l'épargne et l'économie au niveau individuel."
"Mettons en place... une campagne nationale contre l'extravagance et le luxe, pour un réengagement envers la simplicité, envers le mode de vie prudent et normal qui représente la santé de la république".
En moins d'une décennie, les opinions de Harding se virent reléguées au rang d'objets de collection. Mais en 1921, il considérait encore que le monde était moral -- dirigé non pas par l'homme, mais par Dieu. Ce n'était pas là le résultat de longues études ou de réflexions profondes de sa part. Harding était probablement aussi idiot que tout le monde le dit. Comme l'a souligné Keynes, les politiciens sont toujours inféodés à un (ou plusieurs) économiste mort. Au moins Harding était-il sous l'emprise des bons économistes.
"Aucun statut promulgué par l'homme ne peut abroger les lois inexorables de la nature", annonça-t-il. "Notre tendance la plus dangereuse est d'attendre trop de choses du gouvernement"...
Harding ne fut pas le premier à considérer l'économie comme un ordre "naturel"... que l'on perturbe à ses risques et périls. Un taoïste nommé Zhuangzi, qui vivait à peu près à la même époque qu'Alexandre, observa : "l'ordre apparaît spontanément lorsqu'on laisse les choses suivre leur cours".
Plus tard, des économistes écossais, notamment Adam Smith et Adam Ferguson, approfondirent cette idée. Smith, comme Harding, considérait que l'économie était dirigée par la main invisible de Dieu. Ferguson envisageait les marchés comme un "ordre spontané" qui était le "résultat de l'action humaine, mais non l'exécution d'un quelconque plan humain".
Cette même idée de base mena Irving Fisher -- le plus grand économiste des années 20 -- à élaborer sa théorie sur les dépressions et la dette-déflation. Après que les gens ont emprunté, ils doivent rembourser. Les krachs suivent les booms, il n'y a pas à sortir de là.
Warren Harding n'a peut-être jamais été la lueur la plus vive éclairant le Bureau Ovale, mais intuitivement, il comprenait que les bonnes politiques macro-économiques sont plus le produit de la vertu que du génie. La dette engendre des problèmes -- inutile d'aller plus loin.
Keynes arriva quelques années plus tard. Keynes était un génie ; tout le monde le disait. Il avait réponse à tout. La nature ? Le gouvernement pouvait faire mieux. La dette ? Pas besoin de s'inquiéter, disait-il. Pourquoi ne pas simplement laisser le capitalisme se débrouiller ? Sans intervention gouvernementale, les choses ne feront qu'empirer, déclara Keynes.
Mais Harding avait déjà prouvé que Keynes avait tort. Il fit exactement le contraire de ce que Keynes recommandait. Au lieu d'augmenter les dépenses gouvernementales, il les réduisit. Il divisa le budget national par deux ou presque. Il réduisit également les impôts... et diminua la dette nationale de près d'un tiers.
A l'époque, le Japon luttait contre la même dépression. Mais il n'avait pas Harding à sa tête. Les dirigeants nippons de l'époque devancèrent Keynes, essayant de freiner la correction en utilisant les contrôles de prix et autres interventions gouvernementales. Il en résulta un ralentissement interminable qui dura jusqu'en 1927 et se solda par une crise bancaire. Aux Etats-Unis, pendant ce temps, le chômage était redescendu à 6,7% en 1922. En 1923, il avait diminué plus encore -- à 2,4%.
La leçon échappa complètement aux économistes mondiaux. Lorsque la crise suivante frappa, une décennie plus tard, ils se tournèrent vers Keynes. Bien entendu, le monde se révéla être moral, en fin de compte. Ils obtinrent ce qu'ils méritèrent.
Bill Bonner
La Chronique Agora
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091121-2298.html
19:28 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise |
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21.11.2008
la titrisation, c’est du racket organisé

Henri Guaino
19 novembre 2008 (Nouvelle Solidarité) - Invité chez les Progressistes, le club de réflexion animé par Eric Besson, sur le thème de la « refondation du capitalisme », le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, fraîchement de retour du sommet du G20 de Washington, a présenté sa lecture de la crise financière.
Pour lui, la crise actuelle, la pire depuis les années 1930, n'est pas seulement financière et économique, mais aussi sociale, politique et morale. Elle marque surtout un changement de paradigme, celui de la fin de la globalisation. « C'est la première crise globale de la globalisation, dit-il, et je ne suis pas sûr que le pire soit derrière nous » car d'importantes crises restent à venir.
En ce qui concerne la crise financière, Guaino estime qu'on « a frôlé la catastrophe » car la faillite des banques aurait projeté nos économies dans une terrible dépression. La situation reste extrêmement précaire. Si à un moment donné, la Banque centrale européenne (BCE) a dû assurer 100% du refinancement des banques, cette proportion reste très élevée avec 80%.
Une crise financière n'est pas toujours très grave, estime-t-il, à condition que le cœur des banques ne soit pas touché. Malheureusement, ce cœur est aujourd'hui atteint et nous met en face d'une véritable crise de solvabilité globale. La titrisation est au centre du problème. On ne sait pas ce qui reste dans les bilans des banques. Les produits financiers structurés sont tellement opaques et compliqués que bon nombre de banquiers n'ont pas la moindre idée de ce qu'il se passe dans leur propre banque. D'autres affaires Kerviel ont probablement lieu dans d'autres banques sans que les banquiers le sachent. La crise économique provoquée par la crise bancaire ne fait qu'aggraver cette dernière et, si rien n'est fait, le danger d'une dépression reste d'actualité.
Sans triomphalisme, Henri Guaino a ensuite esquissé ce qu'il estime être des expressions du changement de paradigme, celui de la fin de la globalisation. Les choses progressent, mais le chemin sera long.
En ce qui concerne le sommet du G20, il estime que le fait que ce sommet a eu lieu « est déjà un miracle ». D'abord, pour la première fois depuis des années, les chefs d'Etat se sont parlé lors d'un sommet, celui du G20. Lors des sommets précédents du G7 ou du G8, ils ne se parlaient tout simplement pas. Des experts passaient leur temps accrochés au téléphone pour négocier ligne par ligne le communiqué final du sommet. Ensuite, les dirigeants se réunissaient pour parler de choses et d'autres sans aborder les sujets du communiqué publié à la fin du sommet. Les choses ont évolué avec le G20. Paris espérait limiter le sommet à un G14, car se mettre d'accord entre vingt pays est encore plus difficile. Les experts des vingt pays, avec autant de départements du trésor derrière, se sont donc parlés et ont rédigé un communiqué écrit en jargon d'experts. On y parle d' « entités non coopératives » pour désigner les paradis fiscaux. Cependant, puisque les chefs d'Etats se sont parlés, la possibilité existe de transcender les sujets et de faire progresser le monde.
Autre chose remarquable du sommet : le mot « Keynes » (ici synonyme d'intervention des Etats) est apparu dans la bouche de plusieurs chefs d'Etat. On a aussi pu prononcer le mot « relance » et « relance budgétaire », des concepts qui désormais ne sont plus tabous. Vous n'imaginez pas à quel point l'expression « re-fondation du capitalisme » faisait rire tout le monde il y a encore six mois.
Ce que Sarkozy a affirmé sur la refondation du capitalisme reste vrai : nous ne sommes pas face à la crise du capitalisme, mais devant celle de sa perversion. Le capitalisme, en gros, c'est ce qui a donné à la civilisation occidentale ses moyens d'existence depuis le quatorzième siècle. Faites un voyage à Florence, à Bruges ou à Venise et vous comprendrez ce que je veux dire. Max Weber s'est trompé sur plein de questions, mais il avait raison d'affirmer que toute science économique est fondée sur une conception de l'homme.
Pour Henri Guaino Le « vrai » capitalisme est de nature entrepreneuriale. Il est fondé sur la morale de l'effort, sur la responsabilité de l'individu, sur la propriété privée, l'accumulation du capital et la confiance entre les hommes.
Paradoxalement, on constate que ces valeurs sont totalement à l'opposé du capitalisme financier et spéculatif qui a intronisé « les marchés » comme l'alpha et l'oméga. Le concept des « marchés » qui régulent tout part de l'idée que « tout le monde est responsable ». En réalité, cela veut dire que personne n'est responsable, c'est-à-dire le contraire des valeurs authentiques du capitalisme.
Aujourd'hui, les entreprises sont dans les mains d'entités dont les responsables sont inconnus et qui appartiennent à des fonds inconnus, qui à leur tour appartiennent à des fonds inconnus. Les managers disent à leurs employés : « Vous êtes virés ». Pourquoi ? « C'est le marché, ce n'est pas moi qui décide ». Ils se payent des parachutes dorés en affirmant que c'est le marché qui l'a décidé ! Ils ne spéculent pas avec leur propre argent, mais avec celui des autres. Le sens même de propriété privée a été évacué.
L'autre conséquence de cette « dictature des marchés », c'est l'effacement du facteur temps, encore une autre valeur du capitalisme. Même les Vénitiens ont investi une part conséquente de leurs profits dans une belle architecture ou des productions culturelles léguées au futur. Le trader d'aujourd'hui ne pense qu'à acheter le dernier modèle de Ferrari et à faire construire une piscine dans son jardin.
Les traders n'investissent pas, ils jouent. Nous sommes passés du paradigme de l'entrepreneur à celui du joueur. Le jeu financier globalisé a imposé ses règles sur le reste de l'économie. Quand nous parlons donc d'une refondation du capitalisme, nous ne voulons rien dire d'autre que mettre fin au paradigme du jeu et d'un retour à un capitalisme d'entrepreneur, pour qui le profit n'est pas un bien en soi. Nous avons horreur de ce que certains ont appelé « l'esprit de lucre ».
Maintenant, on pourrait argumenter, comme l'a fait Milton Friedman, que tout marché permet de spéculer. Cela est vrai, sous condition de distinguer « le marché » normal, où la demande s'accorde à l'offre, avec « les marchés » qui sont les marchés financiers.
Aujourd'hui, on vente la liquidité du marché. Je ne parle pas de la liquidité financière, mais de la possibilité de pouvoir tout vendre et tout acheter dans l'instant. Mais cette liquidité est excessive. La titrisation a aggravé ce problème, car l'hyper-liquidité de ce marché à contaminé les autres marchés. La titrisation n'est que du racket organisé. Elle ne profite qu'à ceux qui en vivent. On pourrait d'ailleurs envisager un retour à ce qui s'appelait il y a trente ans le « fixing » et abandonner la cotation continue. Aujourd'hui, je peux acheter une action à 11h et la vendre à 11h01. Qui a besoin d'une cotation continue ? Personne ! Pendant les Trente Glorieuses (1945-1975), la cotation permanente n'existait pas. Cela n'a pas freiné la croissance et le développement. Le « fixing » consistait à fixer deux fois par jour le prix des titres et cela marchait parfaitement bien. Des bulles financières ont toujours existé, mais jamais dans les proportions actuelles. La spéculation est massive. Dans les années 1930, F.D. Roosevelt a introduit la loi Glass-Steagall pour séparer les banques d'affaires des banques commerciales. Il avait ses raisons, après la spéculation folle des années 1920. Il s'agissait de protéger l'économie réelle et les dépôts des gens.
Un programme de réformes plus ambitieux pourra être adopté si la crise s'aggrave. C'est malheureux, mais c'est comme ça. Un bon aspect du G20, c'est la redistribution du pouvoir dans le monde. L'Inde, la Russie, la Chine auront définitivement leur mot à dire dans les affaires du monde. Si jusqu'ici, ces pays ont pu se développer en accaparant des marchés concurrents, la fin de la mondialisation les amènera à booster leur demande intérieure. Le temps est venu de crever la bulle.
Bien que ses propos expriment clairement une certaine volonté d'aller de l'avant, l'illusion dangereuse persiste qu'on a largement le temps de préparer la suite.
Pour creuser le sujet : le portail du protectionnisme
http://www.solidariteetprogres.org/article4834.html
08:05 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise |
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26.10.2008
C'est la chute finale... (air connu)

Crise économique : l'effet dominos ! Vous avez aimé l'affaire des subprimes... vous allez adorer l'affaire des Hedge Funds (et celle des CDS) !
Les choses semblent se précipiter, car c'est à présent l'économie réelle qui s'en va... mais la situation est tellement sérieuse que ça ne semble pas crédible... POURTANT !
Déjà, en 1914, 6 mois avant la première guerre mondiale, un vieil ami parisien, chauffeur d'un grand banquier, avait été prévenu par lui, avec la date précise du début...
Tout est toujours organisé par quelques uns. Ne pas croire que les événements sont le fruit du hasard ou de "pas de chance".
Cette crise actuelle, nous en étions informés avec précision depuis mars 2008, "au jour près" (mi-septembre, et cela a commencé le 15 !), et si le reste est aussi juste...
En fait, nous avions pris des précautions personnelles dès juin 2007 (!)... Pour "finaliser" en juin de cette année.
Le but de cette "crise" est de provoquer la faillite des Etats (notamment des USA), pour que s'en suive un chaos, et de profiter de ce chaos pour mettre en place un gouvernement mondial non démocratique*.
Dans un premier temps, nous passerions par "une instance de gestion économique mondiale". En contrôlant l'argent, celle-ci aura déjà tout loisir pour tout contrôler.
L'étape du contrôle politique ne sera plus qu'une... "formalité"...
*Nous avons vu dans la dernière News Letter que nos Etats, notamment les USA, n'avaient pas grand-chose de démocratique... Alors, direz-vous, ça changera quoi ?
Eh bien, ça sera pire... Façon comme on a déjà vu ici ou là... Mais avec les techniques du 21e siècle...
USA, le chaos annoncé (et organisé) :
« L'oligarchie majoritairement blanche préfère laisser à un noir la responsabilité d'annoncer la faillite du pays et d'affronter les inévitables révoltes sociales qui suivront.
Car il n'aura pas le loisir de mettre en œuvre une nouvelle "grande stratégie". Il est déjà trop tard.
Barak Obama sera confronté à la cessation de paiement de plusieurs États fédérés, qui ne pourront plus verser les salaires de leurs fonctionnaires, ni assurer les services publics.
Il sera trop occupé par le chaos intérieur pour réaliser les plans de Brzezinski, son conseiller (spécialiste des opérations secrètes sordides, des coups d'États, des sabotages divers et d'autres actions criminelles). ». Thierry Meyssan
Le cours de l'or
Valeur refuge s'il en est, le cours de l'or subit des fluctuations "étonnantes", qui intrigue des spécialistes, lesquels en perdent leur références.
Notre analyse : Ceux qui possèdent les plus grandes masses de ce métal précieux (les Illuminati pour faire simple), sont en même temps les MMC (Maîtres des Maîtres de Cérémonie). Les évènements se produisent quand et où ils l'ont décidé et prévu. Il ne faut pas que les "pékins" de base retirent leur argent des banques pour le placer en or.
Le but étant de les ruiner, de provoquer le chaos, donc moins les gens auront protégé leurs biens, "mieux" ce sera. D'une façon générale, ils ne souhaient pas qu'ils retirent leurs avoirs des banques. D'où la manipulation des cours, pour les rendre peu lisibles et inquiétants et détourner les gens de l'or. Il est facile de faire une grosse offre de vente d'or de "la main droite", et d'acheter de "la main gauche" (là, les cours vont à la baisse), puis "la main gauche" peut refaire une grosse offre d'achat, prise elle, par "la main droite", et les cours remontent... Il existe une instance de contrôle pour éviter cela (le GATA, Gold Anti-Trust Action commitee), mais en a-t-elle les moyens en ce pré-chaos ? Le moment venu, le cours de l'or flambera, et là, les gens n'auront plus l'argent (ou n'y auront plus accès) pour en acheter, et de toute façon, le prix sera très vite exorbitant...
Mais revenons aux Hedge Funds (dits "fonds spéculatifs"), ils représentent en tout, 2.000 milliards de dollars, soit l'équivalent des subprimes !
Quand aux Credit Sefault Swaps (CDS), qui sont des contrats financiers bilatéraux, le montant serait compris entre 200 milliards et 500 milliards de dollars...
Le marché reconnaît que le niveau est « assez colossal », d'autant qu'il faut aussi prendre en compte les produits synthétiques et les indices (CDX, Itraxx, etc.), intégrant ces CDS.
Ce qui fait dire à un intervenant qu' « il existe un risque systémique. ».
Avec peut-être 3.000 milliards de dollars d'encours, pouvant nous péter à la figure d'un jour à l'autre, venant après l'explosion des subprimes, cette fois, LES ETATS NE POURRONT PLUS SUIVRE (jusque là, les Etats ont pu faire semblant de gérer la crise, mais en s'endettant à des niveaux vertigineux, en plus de la dette "classique" : http://www.public-debt.org/index.php ) !
Or, les banques françaises sont largement "mouillées" dans ces encours là. Ainsi, lors d'une récente réunion de banquiers à Londres (semaine 41), les noms de 2 grands établissements français, particulièrement exposés, ont été cités. Lesquels direz-vous ? Tout laisse à penser que ce sont la SG et le CA, vu leur situation (notamment + de 50% de perte de leur valeur boursière depuis le 1er janvier 2008).
Quand cela risque-t-il d'arriver et que se passera-t-il ?
« Nous avons atteint une situation de panique totale, dit Nouriel Roubini, l'économiste américain (ancien conseiller de Clinton). Ne soyez pas surpris que les responsables politiques soient obligés de fermer les marchés pour une semaine ou deux, dans les jours qui viennent. (...) Je crains que le pire ne soit à venir... ».
Le système financier international est donc amené à s'effondrer d'un jour à l'autre, la bourse, qui semble pourtant au plus bas, devrait donc encore subir, en une semaine, des pertes considérables (+ de 50% ?).
Par ailleurs, selon un responsable du GATA (Gold Anti-Trust Action commitee), les directeurs des succursales de la Banque of America, auraient reçu un document de la FED, les informant qu'ils devraient se tenir prêts à la forte éventualité d'une fermeture pendant une semaine, à cause de la situation dramatique du système bancaire mondial.
Cette fermeture DES BANQUES serait universelle et inclurait les comptes-chèques, les comptes épargnes, les cartes de crédit, les distributeurs et les terminaux*.
C'est ainsi que les responsables de la banque Bofa auraient déjà reçu des cartons d'affichettes indiquant : "Nous sommes désolés, mais en raison de circonstances hors de notre contrôle, nous ne pouvons pas être ouvert en ce moment.".*
*Source : Actualité de Boursorama.com
On peut imaginer que c'est à cette occasion, alors que les gens n'auraient plus accès à leur argent, ni la possibilité de faire des virements, que le cours de l'or pourrait flamber, et qu'après la réouverture, ils ne pourraient que regarder, ou acheter à des prix inabordables.
12:20 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, argent |
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25.10.2008
Le capitalisme est-il la panacée universelle ?

par Bill Bonner
Le capitalisme est la panacée universelle, en fin de compte. Il guérit les symptômes de l'affluence comme de la pauvreté.
Nous écrivons ces lignes à Manchester, une coïncidence... parce que c'est à Manchester, selon la légende, que la révolution industrielle a commencé. Des outils modernes, un flux d'argent constant et du carburant fossile ont été rassemblés, créant une telle poussée qu'elle permit à l'humanité de sortir de l'ornière du Moyen-Age et de prendre son envol. Des économistes écossais peu dépensiers -- en particulier Adam Smith et Adam Ferguson -- ont vu ce qui se passait et noté la leçon morale : en renonçant aux satisfactions de la consommation courante, l'épargne pouvait être investie dans des usines, des machines et de nouvelles découvertes augmentant la production de la main d'oeuvre.
Grâce à ces nouveaux outils, un travailleur pouvait produire plus de choses dans le même laps de temps. Et toutes ces choses ne tardaient pas à le rendre riche. Selon MeasuringWealth.com, durant la deuxième moitié du 18ème siècle, le travailleur britannique moyen gagnait environ 60 livres par an. A l'époque, il ne fallait que 5,25 livres sterling pour acheter une once d'or, si bien qu'il gagnait l'équivalent de 14 onces d'or, ce qui vaut environ 6 622 livres sterling aux cours actuels. Un siècle plus tard, en 1971 pour être exact, ses revenus avaient grimpé pour atteindre l'équivalent de 49 onces d'or par an -- soit environ 23 000 livres sterling aux prix actuels.
(Si vous avez la bosse des maths, vous êtes déjà en train de vous poser des questions. Le salaire moyen en Grande-Bretagne aujourd'hui est de 23 177 livres. En termes d'or, les salaires ont stagné ces 37 dernières années).
Mais quelles que soient les merveilles créées par James Watt et les citoyens du coeur industriel du Royaume-Uni, leurs descendants d'Amérique en ont généré une nouvelle : au beau milieu du plus grand boom financier et technologique de l'histoire, ils se sont débrouillés pour réduire la valeur de leur propre travail.
Oui, cher lecteur, aujourd'hui, nous détournons notre regard des pauvres, des faibles et des masses qui en rang serrés luttent pour s'offrir leur riz quotidien... et nous nous concentrons plutôt sur les gens qui luttent pour assurer leurs remboursements de carte de crédit. Voici un groupe de gens si gâtés par la Nature qu'ils étouffent. Et leur richesse aussi est mise à mal.
Les Etats-Unis ont de riches terres agricoles, de la côte Est à la côte Ouest. Pourtant, le pays est un importateur net de nourriture. En fait, il est importateur net de tout ce qui peut être transporté. Chaque jour qui passe, les USA reçoivent l'équivalent de deux milliards de dollars de plus de ces objets transportables qu'ils n'en exportent.
Avant l'administration Nixon, de tels déséquilibres ne pouvaient perdurer trop longtemps ; mais quelles qu'aient été les bénédictions divines déversées sur les Etats-Unis -- montagnes majestueuses ou champs dorés décrits par l'hymne national -- elles n'étaient rien par rapport aux privilèges accordés par le système monétaire post-1971.
On récolte ce qu'on a semé, déclare la Bible. Mais entre 1997 et 2007, les Américains ont pu récolter sans semer. Ils pouvaient consommer sans rien gagner. Ils pouvaient investir sans épargner, et dépenser autant qu'ils le voulaient sans se trouver à court d'argent. Ils étaient les gens les plus veinards de la terre -- ils avaient la devise de réserve mondiale... et l'accès à tout le crédit planétaire.
Le miracle qui a fondamentalement altéré le système monétaire mondial s'est produit le 15 août 1971 lorsque Richard Nixon a "fermé la fenêtre de l'or" du Trésor US. Avant cela, les devises de tous les pays étaient ancrées à l'or. Les gouvernements soldaient leurs comptes en métal jaune ; dans la mesure où chaque unité de monnaie papier représentait une option sur l'or contenu dans le trésor national, cela forçait les autorités à surveiller leurs émissions de monnaie. Mais après août 1971, le système monétaire mondial leva l'ancre et prit le large. A présent, il flotte sur une mer de papier monnaie -- et personne ne sait ce qui se cache sous la surface sombre de l'océan.
Le commerçant chinois qui vendait des gadgets et des babioles aux Américains prodigues ne pouvait pas utiliser des dollars pour payer ses salaires. Il lui fallait de la devise locale. Il échangeait donc ses dollars contre des yuans. Et où la Banque centrale chinoise obtenait-elle assez de yuans pour racheter des milliers de milliards de dollars ? Elle devait les créer. Dans le monde entier, à mesure que le stock de dollars mondial grimpait... il en allait de même pour les réserves de devises locales. Et ensuite, que faire avec ces dollars ? Avant 1971, les banques centrales les auraient présentées au Trésor US et reçu une once d'or pour 41 dollars papier. Afin de protéger l'or national, les banquiers centraux auraient fermé le bar et éteint les lumières. Les taux auraient grimpé ; les étrangers auraient été encouragés à garder leurs dollars (plutôt que de les échanger contre de l'or) ; les Américains auraient été découragés de dépenser leurs dollars -- ce qui aurait étouffé les dépenses de consommation US et ramené les comptes courants dans le vert.
Mais en 2001, les autorités financières américaines, menées par Alan Greenspan, se crurent confrontées à une crise. Elles paniquèrent -- et donnèrent encore plus de mou monétaire aux Américains. Sans rien pour l'arrêter, la masse de liquidités et de crédit grimpa à un rythme encore plus rapide. Et c'est ainsi que les Américains se passèrent leur bonne fortune au cou comme un noeud coulant. Au lieu de mettre en pratique la vertu qui les avait rendus riches -- épargner de l'argent, construire de nouvelles usines et apprendre de nouvelles techniques -- ils empruntèrent plus lourdement qu'auparavant.
A présent, leurs maisons sont saisies et les factures pleuvent. Pire, leur actif le plus important -- leur temps -- se dévalue en même temps que le dollar. Selon nos sources, le travailleur américain moyen de la fin du 19ème siècle gagnait déjà considérablement plus qu'un Anglais -- 25 onces d'or par an, plutôt que 14. Il devint aussi bien plus riche à mesure que la Révolution industrielle avançait. En 1971, il gagnait l'équivalent de 82 onces d'or, soit 76 000 $ aujourd'hui. Mais il oublia ensuite sa leçon. Il cessa d'épargner... son revenu chuta... et son dollar aussi. Si l'on ajuste son salaire horaire moyen à l'inflation des prix à la consommation, il gagne un peu moins aujourd'hui que sous l'administration Carter. Et si l'on ajuste son salaire à l'évolution de l'euro, on découvre que l'Américain moyen gagne moins que le Français moyen. Enfin, si l'on ajuste son salaire à l'or, on voit qu'il a perdu un demi-siècle de progrès salariaux. Aujourd'hui, il ne gagne que l'équivalent de 40 onces d'or -- soit environ 38 000 $ seulement.
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20081025-1290.html
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24.10.2008
Quand le futur ruine le présent

Radar 23 octobre 2008 :
Lorsque la valeur des actifs baisse, la promesse de richesses futures qu'ils portaient tente de se réfugier dans le présent. Ce faisant, la dette future devient une dette pour le présent. Et le ruine.
On considère habituellement un actif, c'est-à-dire une épargne « placée » comme une richesse disponible. Mais cette disponibilité ne sera utilisée que dans un futur plus ou moins lointain. Le jour où ce droit de retrait sera exercé, l'emprunteur devra pouvoir extraire cette richesse du présent pour rembourser le créancier. A charge pour lui entre temps d'avoir utilisé ce prêt pour accroître les richesses tangibles. A l'inverse, lors de sa conversion en actif, l'épargne présente - liquide - change de nature. Elle abandonne sa forme de richesse actuelle, la monnaie - qui est une dette sur le présent au sens où elle porte en elle l'exigence d'une contrepartie dans les biens circulants - pour se transformer en une dette tirée sur un futur à venir, plus ou moins distant, selon ce que les professionnels appellent les « maturités », la durée de l'engagement.
Ce principe de base, que l'on peut appeler « conversion de maturité » - l'échange de présent pour un futur - est mis en œuvre à tous les niveaux de l'activité économique. Par les banques, bien sûr, mais aussi par les entreprises, les bourses, et même les Etats.
Or ces machines à transformer les maturités partagent toutes un point commun : lorsqu'elles sont soumises à des demandes de retraits massifs, elles s'effondrent. D'abord parce que la vente massive et simultanée des actifs crée à tout coup un marché baissier. Mais la raison fondamentale de cette faillite de la « conversion inverse de maturité », du futur au présent, est celle-ci : aucun présent ne peut supporter en même temps la réalisation de tous les futurs qui auraient du normalement s'échelonner.
Ces conversions - c'est-à-dire ces retraits - peuvent avoir classiquement plusieurs causes. Le manque de confiance apparemment injustifié lorsque les fondamentaux sont sains, on parle alors de crise de liquidité. Le manque de confiance justifié, lorsque l'établissement a fait des investissements générant des pertes, et c'est alors une crise d'insolvabilité. Et enfin un besoin pressant de liquidités de la part des déposants.
Dans la situation actuelle, faite de doute généralisé et de certitudes de pertes - dont le niveau réel est toujours indéterminé mais augmente mécaniquement plus cette crise se prolonge et se diffuse - ces trois ingrédients sont présents simultanément dans l'ensemble du système et se renforcent les uns les autres. Certains sont inquiets pour la valeur de leurs investissements, d'autres veulent « sortir » pour limiter leurs pertes et les derniers cherchent frénétiquement des liquidités pour couvrir des pertes déjà subies. Dans tous les cas, les ventes d'actifs requises pour rembourser les déposants poussent les prix à la baisse, en un cercle vicieux qui s'auto alimente.
Les paniques de retrait bancaire, dont le monde développé croyait qu'elles appartenaient au passé, sont l'archétype de ce mécanisme. Par nature, aucune banque, qui utilise des dépôts à court terme pour financer des investissements à long terme, ne peut résister à une demande massive de remboursement. Lorsque tous les déposants se présentent au guichet, n'importe quelle banque est mise en faillite, même si sa situation est saine. Cette réalité est comprise depuis fort longtemps, et c'est pourquoi toutes les banques de dépôts sont adossées à une banque centrale qui fournira le cas échéant les liquidités devant permettre de faire face à ce genre de situation.
Mais ces retraits ne ruinent pas uniquement les banques.
La bourse offre également un exemple de ce mécanisme. La capitalisation boursière n'est que virtuelle. Elle ne conserve sa valeur que tant que les demandes de retraits sont inférieures en nombre aux offres des investisseurs entrant sur le marché. Que tous les détenteurs d'actions tentent en même temps de sortir, de « réaliser » leur capital, et ils sont à coup sûr ruinés.
Les Etats - on le voit en ce moment - peuvent aussi être mis à genoux par une vague de retrait massif des capitaux étrangers. Lorsqu'un investisseur étranger veut rapatrier ses capitaux - le plus souvent en dollars - il doit convertir ses créances de la monnaie locale vers le billet vert. Que tous les investisseurs étrangers se mettent à vendre en même temps leurs devises locales contre des dollars et comme dans tous les marchés où les vendeurs sont plus nombreux que les acheteurs, le cours du bien - ici la monnaie du pays - s'effondre. C'est pour se préserver contre ce danger que les banques centrales des pays émergents ont accumulé force dollars ces dernières années. Elles peuvent ainsi jouer le rôle de l'acheteur de dernier recours et soutenir le cours de leur devise. Mais les volumes mis en jeu ces derniers temps ne leur permettront pas de tenir très longtemps. Autre cas de figure de conversion, une vente massive de bons du Trésor - américains par exemple ? - produirait le même résultat.
Dans tous ces cas, banques, bourses, Etats, le phénomène est le même. Les retraits qui auraient du en temps normal s'étaler dans le temps sont tous effectués au même moment et ce flot emporte peu à peu toutes les digues.
Comment pourrait-il en être autrement ? Car c'est en fait à un raccourcissement du temps auquel nous assistons. Les promesses de retraits futurs ne peuvent évidemment être tenues que si les demandes s'échelonnent l'une après l'autre. La conversion inverse des maturités - du long au court - de l'actif au liquide, équivaut une ponction sur la richesse du jour au moment où elle est effectuée.
Mais aucun présent ne peut suffire à réaliser toutes les promesses de futur en un seul jour.
Face à cette situation intenable par nature, il n'y a que de mauvaises solutions.
Constater que les promesses ne seront pas tenues. L'actif est liquidé en une perte sèche : disparition des retraites gérées par les fonds de pensions, baisse de l'immobilier. Résultat : déflation.
Adosser l'émetteur de la promesse à quelqu'un de plus solide - l'Etat - en espérant ainsi mettre un terme à l'exigence de preuve immédiate - au retrait. Ce faisant les dettes privées des banques deviennent les dettes publiques de l'Etat, donc des contribuables. Ce processus d'amplification de la dette et du risque associé compromet la valeur de la monnaie. Résultat à terme : inflation.
Tenter d'incorporer au présent une partie de ce futur : émettre de la monnaie pour racheter les actifs. Résultat : inflation.
Interdire d'exercer dans le présent son droit sur le futur : bloquer ou limiter les retraits, contrôler la circulation des capitaux, fermer les bourses. Résultat : reculer l'heure des comptes et accroître l'incertitude.
Dans tous les cas, cet afflux de futur au guichet du présent s'avèrera ruineux.
Mais au-delà du constat, cette grille de lecture - fort peu académique, au demeurant - de la crise comme l'expression d'un dysfonctionnement de la relation au temps peut donner aussi quelques clés de compréhension. Si l'on interprète la crise actuelle comme une inflation déraisonnable de futur soumis aujourd'hui à un processus de dégonflement subit, on peut lire différemment les processus qui ont encouragé cette inflation.
La dette : c'est le coupable le plus évident. Comme le rappelle Paul Jorion, le crédit à la consommation est une perversion fondamentale d'un mécanisme qui à l'origine n'a de sens que s'il permet d'accroître la production ou d'étaler dans le temps l'acquisition d'un bien durable au-delà de l'extinction de la dette. Le crédit à la consommation, cette traite sur le futur, qui en court-circuitant l'attente a pour effet de réduire les revenus de demain d'un montant supérieur à celui du bien consommé aujourd'hui, se traduit par un appauvrissement et rien d'autre. Il est l'inverse d'une augmentation de richesse tangible et durable. Et lorsque les ménages en sont réduits à l'emprunt pour subvenir à leurs dépenses courantes, l'empilement de ces traites garantit le non remboursement du principal. C'est le principe même du revolving, la dette éternelle.
Les inégalités : combien pèse un milliardaire en euros en année de travail de salarié français ? Retenez votre souffle. 55 555 ans. Plus de 50 millénaires, 25 fois l'unité de compte de la civilisation occidentale. Faites le calcul vous-même, divisez un milliard par 18 000 euros, 12 fois les 1500 euros du salaire net médian en France. En mobilisant le travail de 10 000 personnes durant cinq ans, on n'est sans doute pas loin de l'effort requis pour bâtir une pyramide. Voilà l'échelle de durée des nouveaux pharaons du temps présent. Celle d'un droit de tirage insensé sur les richesses produites par les sociétés, qui pour assurer simplement sa perpétuation exige une rémunération toujours plus élevée par le jeu des intérêts composés, et ce faisant induit un appauvrissement toujours plus grand de la société qui l'héberge. Inflation de futurs disions nous. C'est hyper-inflation qu'il faudrait écrire, en l'occurrence.
La spéculation : les mécanismes de vente à terme - les « futures », dans le jargon de la finance - ont à l'origine une raison d'être légitime. Protéger un producteur - en l'occurrence il s'agissait de cultivateurs - contre les variations erratiques des cours. En vendant par avance sa récolte à un prix estimé raisonnable, ceux-ci se garantissaient contre une éventuelle chute des prix. Dans ce modèle, la relation présent-futur est univoque. Un producteur se protège lui-même et uniquement lui-même. Mais ce mécanisme de protection a été étendu sans limite. Point n'est besoin aujourd'hui d'être détenteur du bien à vendre pour parier sur la valeur future de celui-ci. C'est le principe même de la vente à découvert - des naked shorts - qui sont en ce moment interdits par les autorités boursières. La aussi, l'inflation de futur par rapport au présent - au bien réel - produit ses effets néfastes en multipliant à l'infini les occasions de paris qui amplifient de façon fort néfaste les variations des cours, comme la récente fièvre sur le pétrole l'a à nouveau démontré. Certains diront sans doute qu'il faut être deux pour faire un pari, et que ce ne sont là que des transferts à somme nulle. Somme nulle ? Ce n'est sans doute pas l'avis des français qui ont du cet été raccourcir leur vacances à cause de la facture carburant, mais passons.
L'inflation des actifs boursiers : la hausse des cours de bourses est vue comme un bienfait, la preuve de la bonne santé de l'économie. Mais encore une fois, l'inflation de futur est à l'œuvre. Le critère couramment utilisé pour mesurer la valeur d'une action est le Price Earning Ratio, qui exprime la valeur de l'action en nombre d'années de dividendes perçus. Durant les phases spéculatives il peut atteindre 40. Ce qui signifie qu'à défaut de vendre, il faudrait patienter 40 ans pour retrouver le montant de son investissement. Pourtant, lorsque le PER est multiplié par deux, comme cela se produit en phase ascendante, aucune richesse réelle, tangible n'a été créée. Seul le droit de tirage sur cette richesse réelle l'a été. C'est une inflation de promesse. Autre exemple : lors de la bulle Internet, une autre métrique était utilisée pour estimer une entreprise : celle de la valeur du client. A l'époque, 4500 euros était devenu un chiffre courant, et certaines opérations de rachat se sont négociées jusqu'à 7500 euros par client. En prenant pour estimation on ne peut plus optimiste un chiffre d'affaire de 450 euros par an, le point mort, le seuil de rentabilité de l'investissement, n'aurait été atteint qu'après 10 ou 15 ans, c'est-à-dire en réalité jamais. Ces chiffres, parmi d'autres, montrent à quel point la déconnection peut être complète entre la « valeur » attribuée aux actifs et la réalité de l'activité économique sous jacente. Encore une fois, l'inflation des futurs, des promesses intenables, était à l'œuvre.
Le vieillissement de la population. C'est sans doute le point le plus aveugle, le moins évoqué, le moins compris de cette crise, relevant évidemment lui aussi de la relation au futur. Bien sûr, la question des retraites est centrale dans nos sociétés. On nous répète sur tous les tons que le système par répartition est compromis, voire intenable, et que la seule solution alternative à l'allongement de la carrière est l'épargne, la capitalisation. La thèse sous jacente étant que l'épargne transformée en investissement accroîtra la productivité, donc la quantité de richesses disponibles à partager dans le futur. Or cette assertion n'est pas vérifiée. L'afflux d'épargne ne se traduit pas - et de loin - entièrement par des investissements productifs. Il renforce une inflation artificielle des actifs, à commencer par la bourse. Dans le même temps, l'augmentation du poids relatif de la population retraitée se traduit par une ponction accrue sur la richesse produite, car dans tous les cas, répartition ou pas, le résultat est le même : les salariés doivent subvenir aux besoins des inactifs, que ce soit par la redistribution ou par la rémunération du capital. Une part croissante de la production de richesse qu'ils ont créé est donc distraite en direction des retraités. Cette transformation en profondeur de l'équilibre démographique a donc pour effet de distordre la structure des revenus et de la demande, et d'appauvrir les générations montantes, comme l'a observé Louis Chauvel. Mais c'est aussi un gisement majeur de carburant liquide alimentant une spéculation toujours grandissante et de plus en plus détachée de l'économie réelle.
Le prix de l'illusion
Certes aucune société, aucune structure, ne pourrait subir sans dommage la crise de conversion des maturités que nous subissons. Mais ce processus désastreux n'est pas un simple accident de parcours né d'une mauvaise appréciation du risque dans les officines de Wall Street. C'est aussi le règlement de compte d'une calamiteuse accumulation de promesses intenables, où l'illusion de la richesse infinie avait pris le pas sur le réel.
08:52 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, temps, present, dette |
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23.10.2008
L’incroyable mais véridique histoire des papiers commerciaux « adossés » à des dettes

Qu'ont en commun Merril Lynch, Lehman Brothers, AIG, Bear Stearns et la banque Wachovia ? Ce sont toutes de vénérables institutions financières - certaines centenaires -, qui ont toutes fait banqueroute et toutes pour la même raison : elles avaient acheté des Papiers commerciaux adossés [1] à des actifs (PCAA) ou, plus exactement, adossés à des créances (PCAC). Comment expliquer que la crise hypothécaire amorcée aux États-unis, à l'été 2007, ait pu se transformer en une crise financière planétaire qui ébranle aujourd'hui les colonnes du temple capitaliste ?
Voici résumé en six mots le fin nœud de cette crise financière globalisée : des banques milliardaires manquent de liquidités. Mais quel est donc le rapport entre les créances hypothécaires douteuses des ménages états-uniens, les PCAC et le manque de liquidités - manque d'argent liquide mobilisable - dans le réseau planétaire des plus grandes institutions financières ?
Les rouages d'une ingénierie financière créatrice... d'argent
1- Les subprimes, c'est quoi ?
Vous êtes un locataire aux revenus trop modestes pour aspirer à la propriété. Mais voilà qu'un beau soir, vous recevez un appel d'un agent immobilier qui vous offre la possibilité d'obtenir un prêt hypothécaire à des conditions très abordables : aucun paiement initial, 2% d'intérêt les deux premières années, taux variables par la suite, etc. Pour finir de vous rassurer, il ajoute que s'il vous arrivait, dans 3 ou 4 ans, de ne plus pouvoir effectuer vos paiements mensuels, vous n'auriez qu'à revendre la maison... avec profit. C'est l'american dream à votre portée ! Vous acceptez donc un prêt hypothécaire de 150 000$, à ces conditions avantageuses de subprimes [2] ou sous-prime. Des dizaines de millions de gens ont fait comme vous, au vu et au su du gouvernement et de toutes les institutions de notation et de surveillance financières, qui trouvaient ça OK.
Une histoire invraisemblable ? Ce n'est que le début.
2- Le méchant truc de la titrisation [3] des créances
La banque ou société hypothécaire qui vous a prêté 150 000$ additionne cette somme à une foule d'autres hypothèques et, par une ingénierie incroyablement créatrice, transforme ce paquet de créances - disons 100 M$ - en titres financiers, par petites tranches, disons, de 5 000$. Cela donne 20 000 titres financiers « adossés » à - accrochés à - des créances, lesquelles sont « adossées » à des maisons. En anglais, on appelle ça des Collateralized Mortgage Obligations (CMO) : littéralement, des obligations garanties par des créances hypothécaires. Pour éviter le mot "obligation", on les appelle communément : Asset-Backed Commercial Papers - papiers commerciaux adossés à ( backés par ) des actifs (PCAA). Ces PCAA sont des valeurs mobilières négociables sur les marchés financiers, mais exemptées de toute régulation.
3- Des papiers commerciaux adossés à des créances (PCAC)
Ce qui vaut pour les créances hypothécaires vaut aussi pour d'autres créances comme les contrats de locations d'autos, les dettes sur cartes de crédit, etc. Par la même ingénierie novatrice, on fait de toutes ces créances mélangées, y compris les prêts hypothécaires, un énorme paquet que l'institution prêteuse « titrise » ou fractionne en titres financiers baptisés « Papiers commerciaux adossés à des actifs » (PCAA). Certains économistes, comme Claude Béland et la Coalition pour la protection des investisseurs, les appellent par leur vrai nom : Papiers commerciaux adossés à des créances (PCAC). En fait, ce sont des obligations reliées à des dettes. Les actifs, derrière ces titres financiers, ce sont les maisons hypothéquées, les autos en location ou l'argent que vous devez sur vos cartes de crédit. Les PCAC sont des valeurs mobilières négociables qui, curieusement, échappent à toute régulation des valeurs mobilières normales.
4- La mise en marché des PCAC
L'institution prêteuse-titriseuse confie ces titres financiers à des courtiers qui se chargent de les vendre à de gros investisseurs, tels les banques d'affaires, les assureurs, les fonds de pensions. Les célèbres agences de notations Moody's et Standard & Poors leur accordaient la note AAA ou AA et les déclaraient « aussi safes que les bons du Trésor [4] ». Les intérêts payés sur ces « papiers commerciaux » sont supérieurs à ceux des bons du Trésor et des obligations du Canada. C'est pourquoi ils se vendent bien. Avec l'argent qu'elle encaisse de cette vente, l'institution prêteuse-titriseuse procède à d'autres prêts et à d'autres titrisations. L'argent, ça roule ! Quant aux acheteurs de PCAC, ils peuvent soit les revendre à d'autres investisseurs, soit les jouer en bourse, soit s'en servir comme « leviers » pour d'autres emprunts. Lehman Brothers empruntait, avec ce levier, jusqu'à 30 fois la valeur de son lot de PCAC. Les PCAC se négocient entre grosses institutions financières partout dans le monde. Les banques d'affaires et les banques commerciales, les fonds de pension et les hedge funds en raffolent.
De tels échafaudages financiers vous font appréhender de gros risques à l'horizon ? Ne vous inquiétez pas, les assureurs arrivent.
5- Des assureurs pour assurer des énormes risques
Les gros assureurs et les « rehausseurs de crédits » (credit-default swaps), flairant la bonne affaire, se jettent dans la mêlée pour vendre de la protection aux spéculateurs, moyennant des primes lucratives. AIG (American International Group), le premier assureur états-unien et la sixième multinationale au monde, se spécialisait dans l'assurance contre les risques spéculatifs et même contre les faillites. Mais il arriva que les risques étant devenus surréalistes, c'est AIG qui s'est trouvée au bord de la faillite ; le gouvernement des États-Unis s'est vu obligé d'intervenir pour la rescaper au coût de 84 milliards de dollars, pour ensuite la dépecer et la revendre en braderie.
6- Le grand refoulement
Finalement, ce qui devait arriver arriva. N'est-ce pas que le destin d'une bulle, c'est d'éclater ? À mesure que les taux d'intérêts augmentaient et que les subprimes se changeaient en « surprimes », les défauts de paiement se multipliaient et des millions de ménages surendettés se voyaient expulsés de leurs maisons saisies et mises à l'encan par les banques. Finalement, il y avait tant de maisons à vendre et à revendre et si peu d'acheteurs que les prix se sont effondrés. Dès lors, l'argent réel des ménages hypothéqués a cessé d'alimenter la fausse planche à billets des PCAC. Les créateurs de ces obligations de pacotilles n'ont pu payer les intérêts sur les émissions initiales et, à l'été 2007, un refoulement incontrôlable à effet domino s'est produit et personne ne sait, à date, comment arrêter ce reflux toxique.
7- Les gouvernements à la rescousse avec leurs planches à billets
À mesure que s'enrayait les rouages de la spéculation et que s'évaporait l'argent virtuelle des PCAC, les institutions financières se sont mises à manquer de liquidités, c'est-à-dire d'argent réel, mobilisable pour l'économie réelle. On connaît la suite. Depuis septembre 2008, les gouvernements, par l'intermédiaire des banques centrales, ne cessent d'injecter des liquidités dans les systèmes bancaires, pour remplir le vide causé par l'évaporation de l'argent virtuel des PCAC. À la mi-octobre, c'est plus de 2000 milliards de dollars qui ont été versés par les banques centrales de divers pays aux institutions financières sous perfusion monétaire. Et ce n'est pas fini. Qui va payer pour ça ? Nous tous, car cette création d'argent ex nihilo, sans production de valeurs réelles, devra être compensée par des ponctions sur l'économie réelle : sur les salaires, sur les fonds de pension des particuliers et, en général, sur le pouvoir d'achat des citoyennes et des citoyens.
Quand la sphère financière tourne sur elle-même
Depuis que s'est amorcée, au milieu des années 1980, la déréglementation des institutions financières, l'inventivité des professionnels de la finance n'a pas de limite. Dopée par une spéculation de plus en plus opaque et complexe, la sphère financière tourne sur elle-même, déconnectée de l'économie réelle. On fait de l'argent avec de l'argent pour faire de l'argent. C'est ce qu'on appelle la financiarisation de l'économie.
À la fin de 2007, il y avait pour 1200 milliards de dollars de PCAC sur les marchés financiers. Un véritable flot de liquidités virtuelles gonflait la bulle. En mettant sur le marché des titres financiers « adossés » à des dettes, les institution financières créaient de l'argent. Elles jouaient avec de l'argent virtuel comme s'il se fût agi d'argent réel. De fait, les génies de la finance qui géraient ces instituons se sont enrichis énormément, aussi longtemps qu'ils ont pu refiler ces obligations spéculatives dans l'économie réelle. Dick Fuld, le PDG de la susmentionnée Lehman Brothers en faillite, a dû s'expliquer devant un comité du Congrès états-unien pour avoir empoché, dans les 7 dernières années, 500 millions de dollars ; il a vivement protesté, alléguant qu'il n'avait pris que 300 millions.
Pendant ce temps, au Québec
On a peine à croire que de vielles institutions financières, comme la Banque nationale, et des multinationales, comme Jean Coutu, aient pu tomber dans le panneau de ces papiers empoisonnés. C'est pourtant le cas. Même la Caisse de dépôts et de placements du Québec s'est livrée à cette spéculation de haute voltige, au lieu d'investir notre argent dans l'économie réelle. Dans les régions périphériques par exemple. La Caisse a acheté pour 13 milliards de dollars de papiers commerciaux spéculatifs. Quand la bulle a éclaté, elle en a perdu quelques milliards, mais le futé PDG d'alors - aujourd'hui disparu du paysage - a savamment expliqué aux députés que statistiquement, quand on nage dans les dizaines de milliards, une perte de deux ou trois milliards ce n'est pas grave.
Plus incroyable encore : le Mouvement coopératif Desjardins s'est fait prendre avec les 2 milliards de dollars de PCAC achetés pour fins de spéculation. Et encore pis : en plus d'acheter de ces obligations pourries, notre coopérative se livre, elle aussi, à la titrisation de ses prêts hypothécaires : en 2006, elle en a titrisé pour 1,26 milliard de dollars et, en 2007, pour 1,68 milliard. Desjardins vend ces titres spéculatifs à la Fiducie du Canada qui en fait le négoce sur les marchés financiers. (Voir le Rapport annuel 2007 du Mouvement, p. 12 et 117.)
Les sceptiques et les incrédules seront confondus
Cette histoire s'avère si incroyable que plusieurs n'y croient pas. Il ne voient que les effets, sans en chercher les tenants et les aboutissants. C'est pour ça d'ailleurs que les génies de la finances se livrent allègrement à de telles pratiques, parce qu'ils savent qu'à peu près personne ne croira les sonneurs d'alarme. Les économistes, les chroniqueurs économiques et les politiciens, tous - ou presque - trouvaient ça normal. Et ils continueraient de trouver ça normal si la bulle n'avait pas éclaté. Mais ils seront confondus s'il leur arrive de lire ces trois livres écrits, non pas par des « activistes » de gauche, mais par des ex-banquiers ou conseillers des milieux financiers :
Charles Morris, The Trillion Dollar Metldown : Easy Money, High Rollers, and the Great Credit Crash, PublicAffairs, 2008 ;
Laurence Mitchell, The Speculation Economy : How Finance Triumphed over Industry, Berrett-Koehler Publishers, 2007 ;
François Morin, Le nouveau mur de l'argent, Essai sur la finance globalisée, Seuil, 2006.
Par ailleurs, dans le dossier principal du magazine Time (29 septembre 2008) intitulé « The Price of Greed » - « Le prix de la cupidité » - , on explique bien les rouages de la crise. Les auteurs montrent comment la cupidité est à la racine de cette spéculation démentielle.
La morale de cette histoire
La morale de cette incroyable mais véridique histoire, c'est que la monnaie - inventée pour faciliter les échanges entre les membres d'une communauté et, aujourd'hui, entre les individus et les institutions du monde entier - est un BIEN PUBLIC. Et en tant que BIEN PUBLIC, la monnaie doit être émise, régulée et contrôlée par les pouvoirs publics.
Jacques B. Gélinas Auteur du Dictionnaire critique de la globalisation, Voir en particulier, les mots « Financiarisation », « Spéculation financière » et « Dérégulation ». Le 15 octobre 2008
Notes
[1] "Adossé à" : c'est la trouvaille linguistique des grands spéculateurs pour éviter d'utiliser le mot "garanti par", car les papiers commerciaux en question n'ont qu'une relation éloignée, comme on le verra plus loin, avec l'actif qu'est la maison hypothéquée ou autres. Mieux vaudrait dire : "accroché à des actifs".
[2] Dans subprime ou sous-prime, « prime » est pris, dans le langage financier, au sens de « prix à payer pour... ». Pour une assurance, par exemple. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit des mensualités minimales à payer pour l'hypothèque.
[3] « Titrisation » : notez le mot titre dans ce néologisme financier. La titrisation consiste à transformer un paquet de créances en petites tranches égales pour en faire des titres financiers que l'institution prêteuse lance sur le marché des valeurs mobilières.
[4] Les bons du Trésor US et les obligations du Canada sont emprunts émis par l'État.
Mardi 21 Octobre 2008
16:41 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, credit, dette |
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22.10.2008
LES CITATIONS SUR L'ARGENT DETTE ET LES BANSKTERS

Lenin
Le moyen le plus sûr de renverser un ordre social existant consiste à corrompre la monnaie
Maurice Allais
Prix Nobel de Sciences Économiques 1988 Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents
Henry Makow
Les banquiers Illuminati gouvernent le monde grâce à la dette qui correspond à l'argent créé à partir du néant. Ils ont besoin de gouverner le monde pour s'assurer qu'aucun pays ne faiblisse ou ne tente de les renverser. Aussi longtemps que les banques privées, au lieu des gouvernements, contrôleront la création de l'argent, la race humaine sera condamnée. Ces banquiers et leurs alliés ont tout acheté et tout le monde.
Mécanique de l'argent moderne, Banque de Réserves Fédérale de Chicago.
Le processus proprement dit de la création monétaire se passe principalement dans les banques... les banquiers ont découvert qu'ils pourraient faire des prêts simplement en donnant leur promesse de payer, ou des billets de banque, à des emprunteurs. De cette façon les banques ont commencé à créer l'argent. Les dépôts de transaction sont les contreparties modernes des billets de banque. C'était une petite étape d'imprimer des billets en les créditant dans les livres comptables des dépôts des emprunteurs, que les emprunteurs alternativement pourraient « dépenser » en faisant des chèques, « imprimant de ce fait » leur propre argent.
Woodrow Wilson
ancien président des Etats-Unis Certains des plus grands hommes des Etats-Unis, dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose. Ils savent qu'il existe quelque part une puissance si organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si persuasive... Qu'ils font bien, lorsqu'ils en parlent, de parler doucement.
John Kenneth Galbraith
économiste Le procédé par lequel les banques créent de l'argent est tellement simple que l'esprit en est dégoûté.
Graham F. Towers
gouverneur de la Banque du Canada 1934-54 Chaque fois qu'une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l'argent tout neuf.
Napoléon Bonaparte, Empereur Français (1769-1821)
Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain.
David Rockefeller, Commission Trilatérale 1991
Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd'hui plus sophistiqué et préparé à l'entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale des siècles passés.
Rothschild Brothers of London
Les quelques personnes qui comprennent le système (argent et crédits) seront soit tellement intéressés par les profits qu'il engendre, soit tellement dépendantes des faveurs qu'il conçoit, qu'il n'y aura aucune opposition au sein de cette classe. D'un autre côté, les personnes incapables d'appréhender l'immense avantage retiré du système par le capital porteront leur fardeau sans se plaindre et peut-être sans même remarquer que le système ne sert aucunement leurs intérêts
William Lyon Mackenzie King
ex-premier ministre du Canada Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile... Une fois qu'une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n'importe plus qui fait ses lois... L'usure, une fois aux commandes, coule n'importe quelle nation.
Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, assassiné
Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d'achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d'immenses sommes d'argent en intérêts. Le privilège de créer et d'émettre de la monnaie n'est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c'est aussi sa plus grande opportunité
James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné
Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l'industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d'une manière ou d'une autre, par une très petite élite de puissants, vous n'aurez pas besoin qu'on vous explique comment les périodes d'inflation et de déflation apparaissent.
John Adams, père fondateur de la Constitution américaine
Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération ni du désir d'honneur ou de vertu mais de notre ignorance profonde de la nature des devises, du crédit, et de la circulation.
Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921
Je suis un homme des plus malheureux. J'ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l'opinion et la force d'un petit groupe d'hommes dominants.
Benjamin Franklin
L'incapacité pour les colons d'obtenir le pouvoir d'émettre leur propre argent à l'écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux fut la raison PRINCIPALE de la guerre d'indépendance.
Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941
(Réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque) Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits.
Léon Tolstoï
L'argent est une nouvelle forme d'esclavage, il se distingue de l'ancienne simplement par le fait qu'il est impersonnel, il n'y a pas de relation humaine entre le maître et l'esclave
Encyclopædia Britannica
14ème Edition Les banques créent du crédit. C'est une erreur de croire que le crédit des banques est créé dans toute mesure par le versement d'argent aux banques. Un prêt créé par la banque constitue un ajout significatif au volume d'argent de la communauté.
Lord Acton, Lord Chief Justice of England, 1875
Le problème récurrent au cours des siècles derniers et qui devra être réglé tôt ou tard est celui du conflit qui oppose le Peuple aux banques.
Sir Josiah Stamp, Governor of Bank of England, 1920.
Les banquiers détiennent la Terre. Si vous souhaitez rester leurs esclaves et payer le coût de votre propre esclavagisme, alors laissez les continuer à créer de l'argent.
George H.W. Bush, 1992
Si le Peuple avait la moindre idée de ce que nous avons fait, il nous traînerait dans la rue et nous lyncheraient.
M. Phillip A. Benson, Président de l'association American Bankers' Association, 8 juin 1939
Il n'existe pas de moyen plus efficace pour prendre le contrôle d'une nation que de diriger son système de crédit (monétaire).
Andrew Gause, historien de la monnaie
Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaire est que tel lors d'un jeu de chaises musicales, aussi longtemps que la musique tourne, il n'y a pas de perdants.
Irving Fisher, économiste et auteur
Ainsi notre moyen national d'échange est maintenant à la merci des transactions de prêts des banques, qui prêtent, non pas de l'argent, mais des promesses de fournir de l'argent qu'elles n'ont pas.
Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed
S'il n'y avait pas de dette dans le système, il n'y aurait aucun argent.
Abraham Lincoln, Président des Etats-Unis
Le gouvernement devrait créer, émettre et favoriser la circulation des monnaies et des crédits nécessaires à la satisfaction du besoin de dépense du gouvernement et du besoin d'achat des consommateurs. L'adoption de ces principes doit permettre aux contribuables d'économiser le paiement d'un gros volume d'intérêts. L'argent cessera de gouverner et se mettra au service de l'humanité.
Rothschild
Permettez-moi d'émettre et de contrôler les ressources monétaires d'un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois.
Charles A. Lindbergh
Le système financier est devenu la Banque centrale américaine (Federal Reserve Board). Cette banque centrale gère un système financier au moyen d'un groupe de purs profiteurs. Ce système est privé et son seul objectif consiste à réaliser les profits les plus énormes possibles en utilisant l'argent des autres. Cette loi (de la Réserve fédérale) démontre la plus grande preuve de confiance au monde. Lorsque le président signe cet acte, il légalise le gouvernement invisible par le pouvoir monétaire. Les personnes ne s'en rendent peut-être pas compte pour le moment mais le jour du jugement n'est plus qu'à quelques années, le jour du jugement de cet Acte qui représente le pire crime de tous les temps commis au nom de la loi par l'intermédiaire d'un projet de loi
Henry Ford
Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin.
American's Bulletin
Nous avons été communisés : la production doit être régulée de manière impitoyable par rapport à la consommation ou .... la fraude du crédit bancaire au détriment du public sera révélée
Henry Ford
La jeunesse qui pourra résoudre la question monétaire fera plus pour le monde que toutes les armées de l'histoire
Louis McFadden
Nous possédons dans ce pays l'une des institutions les plus corrompues que le monde ait jamais connu. Je veux parler de la Banque centrale américaine. Cette institution a appauvri les citoyens des Etats-Unis et a presque mené notre gouvernement à la faillite. Tout ceci est dû aux pratiques frauduleuses des vautours qui contrôlent cette situation. Un super état dirigé par les banquiers et les industrialistes internationaux qui s'associent avec plaisir pour asservir le monde
Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits, Fed, Atlanta, Géorgie
Si les banques créent assez d'argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous sombrons dans la misère. Nous sommes, définitivement, sans système monétaire permanent. Quand on a une vision complète de l'ensemble, l'absurdité tragique de notre position désespérée est presque incroyable, mais il en est ainsi.
1924 US Banker's Association Magazine
Le capital doit assurer sa propre protection par tous les moyens possibles, grâce à la coalition et à la législation. Les dettes doivent être collectées et les hypothèques interdites le plus rapidement possible. Lorsque les personnes ordinaires perdent leurs maisons à travers le processus de la loi, elles deviennent plus dociles et peuvent plus facilement être dirigées grâce au bras fort du gouvernement représenté par les principaux acteurs financiers et par une puissance centrale due aux richesses. Ces vérités sont bien connues de nos principaux intervenants qui s'appliquent désormais à créer un impérialisme permettant de gouverner le monde. En divisant les votants grâce au système de parti politique, nous les manipulons afin qu'ils dépensent toute leur énergie pour des problèmes n'ayant aucune importance. C'est donc grâce à une action discrète que nous garantirons la pérennité de ce que nous avons si bien planifié et accompli.
Wright Patman, membre démocrate du Congrès 1928-1976
président du comité de la Banque et de la Monnaie 1963-1975
Je n'ai jamais vu personne ayant pu, avec logique et rationalité, justifier que le gouvernement fédéral emprunte pour utiliser son propre argent... Je pense que le temps viendra où les gens demanderont que cela soit changé. Je pense que le temps viendra dans ce pays où ils viendront nous accuser, vous, moi, et toute personne liée au Congrès, d'être resté assis sans rien faire et d'avoir permis à un système aussi stupide d'être perpétué.
CHANGER LE SYSTEME ET SE SOUVENIR DE QUI NOUS SOMMES
Kenneth Boulding
économiste Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut continuer à jamais (infini) dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.
Albert A. Bartlett
physicien La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.
Goethe
Personne n'est plus en esclavage que celui qui croit à tort qu'il est libre.
Marshall McLuhan
"gourou" des médias Seuls les petits secrets doivent être protégés. Les grands sont gardés secrets par l'incrédulité du public.
Art. 35 Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré et le plus indispensable des devoirs.
Reginald McKenna
ex-président du conseil de la Banque d'Angleterre du Milieu J'ai bien peur que le citoyen ordinaire n'aimerait pas qu'on lui dise que les banques peuvent créer de la monnaie, et le font.... Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.
John Swinton
ancien chef du personnel du New York Times,
dans un discours à ses collègues journalistes. Le travail du journaliste consiste à détruire la vérité, à mentir sans réserve, à pervertir, à avilir, à ramper aux pieds de Mammon et à vendre son pays et sa race pour gagner son pain quotidien. Vous le savez comme je le sais, alors qui peut parler de presse indépendante ? Nous sommes les pantins et les vassaux des hommes riches qui se cachent derrière la scène ..... Ils tirent les ficelles ... ET NOUS DANSONS.
Adolf Hitler
La plus grande partie de la population croira plus facilement à un gros mensonge qu'à un petit. Quelle chance pour les dirigeants que les hommes ne pensent pas.
Mahatma Gandhi
Vous participez à un système machiavélique de manière plus efficace en obéissant à ses ordres et décrets. Un tel système ne mérite pas l'allégeance. L'obéissance à ce système équivaut à s'associer à l'enfer. Une personne intelligente résistera de toute son âme à ce système diabolique.
Henry David Thoreau 1854
Je fus appréhendé et mis en prison parce que, comme je l'ai déjà cité dans les pages précédentes, je n'avais pas payé d'impôt, ou reconnu l'autorité de «l'Etat » qui achète et vend des hommes, des femmes, et des enfants comme du bétail, à la porte de son Sénat. J'étais allé aux bois pour d'autres raisons mais partout où un homme se rend, des hommes le poursuivront et leur feront part de leurs sales institutions et si ils le peuvent, ils le contraindront à rejoindre leur désespérante société de vieux camarades. Il est vrai que j'aurai pu résister avec plus de force, j'aurai pu être pris d'une crise de folie contre la société, mais j'ai préféré que ce soit la société qui soit prise d'une crise de folie contre moi, elle étant la partie désespérante.
William H. Borah
Le miracle est la patience avec laquelle les hommes et les femmes se sont de tout temps soumis aux fardeaux inutiles apportés par les gouvernements.
Anonyme
en référence au procès américain Penhallow vs. Gestionnaire de Doanes - 1795 Dans la mesure où chaque gouvernement est une personne artificielle, une abstraction et une seule créature de l'esprit, il ne peut intervenir qu'avec d'autres personnes artificielles. L'imaginaire n'ayant aucun caractère réel ou matériel, tout est mis en place pour l'empêcher de créer une parodie du tangible. Au niveau légal, cela revient à dire qu'aucun gouvernement, loi, agence, tribunal, etc. ne peut intervenir dans d'autres domaines que ceux qui concernent les sociétés, les personnes artificielles et les contrats qui les lient.
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18.10.2008
Arrêtons l’inondation monétariste avec un vrai Nouveau Bretton Woods

Déclaration de Jacques Cheminade
Paris, le 14 octobre 2008
L'inondation de liquidités en faveur du système financier à laquelle viennent de procéder tous les grands pays occidentaux est, au sens réel du terme, une folie suicidaire. Au lieu d'abandonner le Titanic, le mourant se jette de lui-même dans un flot de fausse monnaie dans lequel il ne peut que se noyer.
Le plan finalement adopté aux Etats-Unis et en Europe occidentale est d'inspiration britannique, pour sauver le système anglo-américain de la City et de Wall Street, et ses auteurs de fait sont le Premier ministre britannique Gordon Brown et son conseiller officiel Alan Greenspan, bien que Nicolas Sarkozy revendique lui aussi certains droits de paternité. C'est dire que celui-là même qui a créé la situation actuelle, conçu la bulle de produits financiers dérivés qui nous écrase et l'ordre de destruction sociale qui lui est associé, se voit confier la « solution », l'adoption par les Etats du système bancaire, avec toutes ses dettes, sous forme de holdings financiers privé-public, à l'image de ce qui fit l'Italie de Mussolini. C'est comme si on engageait le diable - ou plutôt un diablotin - pour éteindre les flammes de l'enfer et s'embarquer sur la nef des fous.
Voyons ce qui se passe. L'on s'aperçoit d'abord que les Etats-Unis, si l'on fait la somme du plan Paulson et de l'intervention du Trésor pour acheter des actions des banques, offrent 700 milliards d'euros aux établissements financiers. L'ensemble des pays européens, si l'on évalue la part italienne à environ 180 milliards, jettent 1800 milliards d'euros sur le tapis. A cela il faut ajouter les interventions ponctuelles des banques centrales - Réserve fédérale américaine, Banque centrale européenne, banques d'Angleterre et de Suisse... - qui échangent chaque semaine des centaines de milliards d'euros en fournissant des bons du Trésor ou des liquidités contre des titres toxiques des banques. La mauvaise monnaie chasse ainsi la bonne dans un circuit organisé par la puissance publique !
Cependant, ce n'est pas tout. Les Etats, y compris en devenant actionnaires des banques, ont décidé d'accorder, pratiquement sans limites, une garantie publique sur les transactions interbancaires. Or celles-ci atteignent, dans le monde, toutes formes de produits toxiques et exotiques compris (produits dérivés et en particulier les credit default swaps et les collateralized debt obligations, c'est-à-dire les paris pris sur la défaillance des autres et les créances bancaires commercialisées pour transmettre à un tiers le risque de non remboursement du crédit), plus de 2 000 000 de milliards de dollars, selon les chiffres de 2005, qui ont probablement augmenté de 50% depuis. Cela revient à dire que les Etats garantissent des transactions représentant plus de 50 fois le Produit intérieur brut mondial de biens et services, et environ 150 fois le montant des biens produits !
Les Etats espèrent pouvoir peu à peu dégonfler cette bulle, mais ils le font en commençant par l'alimenter. La réalité est qu'ils refusent de changer de système, et se condamnent eux-mêmes en le faisant. Car nous entrons dans une situation où c'est la solvabilité même des Etats, après celle des banques, des assurances et des entreprises, qui va être mise en cause. L'on remarque déjà que la garantie des transactions interbancaires à 3 mois par les Etats va très vite coûter des sommes colossales. Le naufrage de l'Islande n'est qu'un cas extrême et prémonitoire.
L'on dira qu'il fallait avant tout remettre la machine financière en marche. Mais c'est tenter de remettre en marche une machine à tuer l'économie réelle et à se tuer elle-même. Déjà, une dépression économique s'annonce, destructrice de la justice sociale et des libertés publiques. Déjà, le spectre d'une crise sociale émerge, comme si les victimes devaient être punies et les coupables récompensés.
Qu'aurait-il donc fallu faire ? Un Nouveau Bretton Woods, c'est-à-dire un changement de système.
L'on dira encore que tout le monde, ou presque, s'est mis à en parler. C'est vrai, mais les versions qui circulent sont fausses, incompétentes ou frelatées. Remettre le compteur à zéro, c'est en effet différent que de verser un produit qui fera exploser la machine, et nous avec. Soyons sérieux. Un vrai Nouveau Bretton Woods, celui que Lyndon LaRouche et moi-même défendons, suppose cinq choses fondamentales :
- Mettre en banqueroute organisée les prédateurs financiers, en conservant les créances légitimes liées au fonctionnement de l'économie réelle et en éliminant ou en soumettant à un moratoire celles qui sont associées à des paris. Si l'on veut rétablir un ordre juste, il faut d'abord assainir le terrain sur lequel on opère.
- Interdire les montages spéculatifs, c'est-à-dire ceux des hedge funds et tous les produits dérivés autres que ceux établis à des fins d'assurance correspondant à des opérations sur biens réels, et fermer les paradis fiscaux à partir desquels ces montages sont organisés.
- Passer d'un système monétariste - l'actuel, dans lequel l'émission de monnaie est de fait aux mains des banques et des sociétés d'assurance, qui sont les instruments d'une oligarchie mondialiste installée principalement à Londres - à un système de crédit productif public, dans lequel les Etats émettent du crédit-monnaie pour l'équipement de l'homme et de la nature. Ce système est par définition anti-inflationniste, car il est anticipateur de production de richesse physique accrue par tête, par unité de surface et par ménage.
- Donner pour valeur réelle à l'accord l'équipement du monde, sur la base du travail humain, c'est-à-dire d'un programme de grands travaux convenu entre l'alliance d'Etats-nations souverains participant à l'entreprise.
- Etablir des taux de change fixes entre devises et régler le solde des échanges commerciaux et financiers sur la base d'une valeur de référence au prix convenu entre Etats, or ou panier de produits correspondant aux dépenses indispensables aux êtres humains, dites aujourd'hui « contraintes » ( alimentation, habillement, transport, logement).
Un Nouveau Bretton Woods omettant un ou plusieurs de ces points doit être renvoyé au producteur : il serait dangereux à consommer pour la santé de l'économie et des peuples. Il faut abandonner le Titanic. Un système nouveau doit revenir à la démarche de Roosevelt et de la reconstruction européenne de l'après-guerre. Il doit réunir les principaux pays du monde, les Etats-Unis, sans lesquels il ne pourrait être mis en place, la Russie, l'Inde et la Chine. Pour cela, les Etats-Unis doivent revenir à l'esprit de leurs fondateurs. La France peut et doit jouer vis-à-vis de ces pays un rôle de catalyseur.
Le reste n'est que bavardage. Le défi est de rétablir les conditions d'un développement mutuel dans le monde, pour la paix, le bien commun et les générations à naître, en mettant à l'œuvre en ce XXIe siècle tous les efforts et tous les moyens qui ont été voués à la guerre dans un XXe siècle dominé par une vision du monde prédatrice, vénitienne, anglo-hollandaise et anglo-américaine. Pour y parvenir, il faut combattre politiquement, sans prendre de gants, le conglomérat d'intérêts opérant depuis la City de Londres et s'étant étendu dans le monde par contaminations et dérives successives.
C'est pourquoi, comme Lyndon LaRouche l'a souligné à plusieurs reprises, le Nouveau Bretton Woods n'est pas une formule, ni une affaire de diplomates, mais un enjeu de civilisation. Sans lui, avec les folles initiatives prises aujourd'hui aux Etats-Unis et en Europe occidentale, le monde court à sa perte, à une autodestruction semblable à celle du XIVe siècle, celle d'une Europe incapable de se défendre contre la peste.
10:49 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise |
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10.10.2008
D’où sortira l’argent pour sauver les riches et les banques ?

Une des questions que se posent le plus les citoyens ordinaires est de savoir d'où va sortir et d'où sortent les centaines et centaines de milliards de dollars que les banques centrales et le trésor des États-Unis mettent à la disposition des banques.
Torres Juan Lopez - Visiones Alternativas
La question est pertinente car elle permet vraiment de remarquer l'ampleur de l'aide destinée à ceux qui sont déjà les plus riches du monde. Ce qui est surprenant, surtout en comparaison avec d'autres besoins pour lesquels il n'y a jamais de l'argent.
Alors que l'économie mondiale s'effondre : la fortune des riches double le PIB mondial.
Selon l'ONU près de 5000 enfants meurent chaque jour de soif. Pour fournir de l'eau potable à l'ensemble de la planète, il faudrait 32.000 millions de dollars (et arrêter la cupidité criminelle de quelques-unes des grandes multinationales, bien sûr).
Dans le monde, il existe 925 millions de personnes qui souffrent de la faim et peut-être beaucoup d'autres souffrant de malnutrition grave.
Pour mettre fin à cette tragédie, la FAO dit qu'il faudrait 30.000 millions de dollars.
C'est à dire, que pour que personne dans le monde ne meure de faim ou de soif, il faudrait seulement plus ou moins 40% de ce que la Banque centrale européenne a injecté dans les marchés le 29 septembre dernier.
Il est normal que les gens se posent des questions sur ce révoltant et immoral contraste.
Qu'ils se demandent comment il est possible que la faim et la soif d'un milliard de personnes n'est pas considérée comme une crise assez grave pour que les banques centrales apportent le financement qui pourrait la résoudre. Et, comme je l'ai dit au début, ils se demandent d'où sort tout cet argent mis à la disposition des riches.
La réponse à cette question est claire et pour vous donner un exemple, je me réfère au cas particulier américain.
L'argent avec lequel Bush prétend faire face à la crise financière viendra de trois sources majeures. Les connaissant, nous pourrons anticiper ce qui se passera dans le monde dans les prochains jours. Voyons voir.
Tout d'abord, les ressources viendront de l'augmentation de l'endettement extérieur de l'économie américaine.
Pour cela, il faudra réussir à placer à l'étranger les obligations et autres titres de créances, ce qui va entre autres choses, changer inévitablement la carte politique et la répartition du pouvoir dans le monde. La Chine, l'Inde et d'autres pays deviendront plus forts, tandis que l'économie américaine s'affaiblira en devenant plus dépendante.
En second lieu, les ressources proviendront de l'impression de plus de dollars. C'est quelque chose qui a déjà eu lieu et a été prémédité bien qu'on n'en parle pas beaucoup. En décembre 2005, la Réserve fédérale a convenu qu'à partir de mars 2006 on n'allait pas publier le chiffre que les économistes appellent M3 (la quantité de dollars circulant dans la forme de billets de banque, pièces de monnaie et dépôts à vue).
Il ne faut pas être un lynx pour réaliser ce qui se cache derrière cette décision : une croissance vertigineuse de la quantité de dollars en circulation.
Des estimations non officielles indiquent que M3 est passé d'un peu plus de 7% du PIB aux États-Unis en juin 2006 à 18% en février 2008 (depuis lors, il a commencé à s'écrouler de façon spectaculaire jusqu'au niveau le plus bas atteint depuis 1959, mais avec comme conséquence le retrait de la liquidité bancaire qui a conduit à la crise).
Pour que cette source de mobilisation de ressources soit possible, les États-Unis doivent recourir à leur pouvoir impérial pour placer dans le monde une monnaie chaque fois plus dévaluée et plus faible. La conséquence plus que prévisible n'est pas très agréable : accroître sa présence militaire et essayer de provoquer des pôles d'instabilité pour justifier sa présence et ancrer ainsi son pouvoir en tant que première puissance mondiale.
Enfin, les ressources proviendront aussi des citoyens eux-mêmes, directement sous forme d'impôts, ou indirectement, sous forme de renoncement aux dépenses publiques que représentent les revenus indirects (comme la santé ou l'éducation) ou différés (comme les pensions).
Je me risque ici à prédire que nous entendrons bientôt le discours contraire à celui que nous avons entendons jusqu'à aujourd'hui. Maintenant, nous allons dire que les impôts sont bons, que nous devons tous contribuer à la réalisation de la stabilité économique et nous devons tous mettre la main à la pâte. Cela a en fait déjà commencé avec le refrain habituel éhonté que pour sortir de cette crise on doit modérer les salaires.
À partir de ces sources viendra l'argent pour que les riches qui ont provoqué cette crise avec leur cupidité criminelle puissent en sortir sans même être décoiffés.
À moins que les citoyens que nous sommes s'opposent et appellent à des solutions plus justes, qui ne comportent pas de tels privilèges, que les responsables répondent de leur faute et restituent aux citoyens les ressources qui sont les leurs.
* Torres Juan Lopez est professeur d'économie appliquée à l'Université de Séville.
Son site personnel : http://www.juantorreslopez.com
7 octobre 2008 - Visiones Alternativas - Vous pouvez consulter cet article à :
http://va.prensa-latina.cu/index.ph...
Traduction de l'espagnol : Charlotte
12:53 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise |
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08.10.2008
Le dieu argent chute de son piédestal.

Écoute bien ce qui va être dit.
Pose-toi dans ton corps, dans tes pieds. Fais en sorte que ta présence consciente soit là, dans chacune de tes cellules, attentive.
Ecoute bien avec ton cœur.
Le dieu argent, chute de son piédestal.
L'être humain dans son illusion de séparation d'avec sa Source créatrice a créé à l'extérieur de lui une puissance.
Un moyen d'échange neutre a pris du pouvoir. L'être humain a créé ce pouvoir parce qu'à chaque échange qui s'est vécu avec cet argent, s'est cristallisé le pouvoir.
Et le pouvoir est devenu une montagne, un dieu, et ce dieu est devenu une entité, une entité dominatrice qui a circulé dans chaque billet, dans chaque pièce de monnaie. Ainsi ce moyen d'échange, en quelque sorte, a brûlé les mains soit de dégoût, tous ceux qui rejètent ce système, soit de pouvoir, tous ceux qui veulent amasser, encore et encore.
L'être humain est devenu esclave de ce dieu argent. Sa création lui a échappé, elle est devenue une entité. Tu peux voir en cela l'immense puissance créatrice. Tu peux voir en cela la réalité de ce qui est créateur.
Aujourd'hui toutes les prières qui sont des pensées créatrices, les prières de Paix, les prières d'harmonisation, les prières de justice, justice divine, créent des ondes qui viennent déstabiliser cette entité.
Encore une fois il est important de se détacher de ce phénomène, tu n'es pas cet argent. A entendre, cela semble évident, toutefois compte tenu des peurs que cela crée l'évidence est plutôt que l'argent fait partie de toi, je parle en général, pas uniquement pour vous qui êtes là.
Aujourd'hui compte tenu des évènements mondiaux concernant le dieu argent, il est important de travailler, de créer la décristallisation de toutes ces émotions, tous les désirs qui se sont installés dans cette monnaie d'échange.
L'argent n'est pas le diable.
Je t'invite, toi, à libérer en toi toutes les cristallisations qui sont là et qui sont liées à l'argent.
L'origine de ces peurs, de ces émotions, c'est la peur du manque, la peur je vais dire fondamentale. Et cette peur, et tu le sais, vient de l'illusion de la séparation d'avec la Source Créatrice, de l'illusion d'avoir perdu le pouvoir créateur, de l'illusion d'être restreint dans un corps, avec ses limites, limites physiques, limites psychiques.
Je t'invite à poser cette intention maintenant, de libérer en toi toutes les cristallisations émotionnelles qui sont liées à l'argent.
...
Plus vous serez nombreux à libérer cela en vous et moins dure sera la chute. Tu peux comprendre : tu ériges, (c'est une image), une statue gigantesque, mettons en glace, cette statue s'ébranle et elle tombe, elle se brise et sur son passage elle peut briser ce qui est autour. Maintenant tu imagines cette statue de glace et des milliers de feux qui s'allument autour d'elle, la glace va fondre, cela est beaucoup plus doux. Chaque personne qui se libère allume un feu rédempteur et fait fondre les cristallisations émotionnelles.
Alors je te dis, n'aie pas peur du changement, n'aie pas peur de la transformation, parce qu'en toi est maintenant ouverte la voie royale, la voie de l'abondance.
Il est important d'expliquer à qui veut bien l'entendre qu'il ne faut pas se laisser dominer par la peur, parce que certes ce climat d'incertitude réveille les peurs les plus profondes et certes cela est juste dans le sens où ces peurs les plus profondes ont à être révélées pour être mises dans la lumière, pour être libérées.
En libérant en toi ces cristallisations tu libères tes peurs, en libérant tes peurs tu allumes le feu rédempteur, en allumant le feu rédempteur tu montres l'exemple.
Je vais dire, plusieurs scénarios sont possibles, le cataclysme, le chaos, mais aussi la douceur, la transformation le partage, l'équité la justice, la prise de conscience.
J'invite tous les êtres éveillés qui ont pris le chemin de leur cœur, de la Joie de l'Amour, je les invite tous à se donner la main, à danser une ronde de joie, à créer en conscience une Terre d'Amour de partage, d'égalité, de liberté, et de fraternité, cela te rappelle quelque chose.
J'invite tous les enfants de la Terre à se donner la main, en conscience, à s'unir cœur à cœur afin de créer la Douceur.
...
Autour de vous dans l'Univers il y a une formidable union énergétique, union d'Amour. Cette union crée un bouclier autour de la Terre, un bouclier de protection qui protège des agressions extérieures à la Terre, quelles qu'elles soient et qui en même temps créent un immense apport énergétique à la Terre, à ses habitants, à tout ce qu'elle porte.
Et je vais te dire, ce bouclier c'est toi qui l'as créé, vous en vous unissant d'intention, intention de Paix et de Transformation. Toutes les prédictions, d'ascension, de dates, sont là pour que tu y croies, pour que tu maintiennes le cap en toi, pour que tu voies l'ouverture la possibilité de changement.
Si on te dit, à telle date la Terre va exploser, que vas-tu faire ? Tu vas lâcher, tu vas abandonner, tu vas te laisser mourir, à quoi bon?
Si on te dit à telle date la révolution d'Amour va s'installer, tu vas y croire, tu vas t'acharner à travailler sur toi, à te libérer, à créer ce monde-là.
Alors je te dis, crois à la Transformation, crois à la Rédemption, crois à la Paix, crois à l'Harmonie, crois à la Justice, à la Fraternité, au Partage. Crois en toutes ces valeurs parce que quand tu y crois tu les crées.
...
Et je te dis, va chercher en toi jusqu'à la dernière racine de la peur du manque. Cherche ces racines sans trêve, sans répit, sans cesse. Il est l'heure maintenant de t'en libérer. Ces racines se trouvent dans chacune des cellules de ton corps, elles sont dans chacun de tes chakras, dans chacun de tes corps énergétiques.
...
Je t'invite maintenant à mettre devant ton regard intérieur, un billet Dollar.
Tu vas poser l'intention de libérer ce billet qui représente toute la monnaie internationale, de le libérer de toutes les cristallisations émotionnelles, toutes les cristallisations de peur, dans ton cœur il y a le feu sacré qui brûle, tu imagines, tu visualises qu'une flammèche sort de ton cœur et vient enflammer le billet afin qu'il brûle au feu sacré de la rédemption.
...
Tu peux faire la même chose avec un billet d'Euros puisque c'est l'argent qui passe entre tes mains.
...
Voilà.
Le travail s'accomplit, la libération s'opère.
Continue à y penser, continue à te libérer, encore et encore.
Tu as en toi la force infinie de la Transformation, libère-la, utilise-la, sans limites.
Tu es la Création, tu l'es.
Enfant de la Vie, de la Lumière et de l'Amour et de la Terre, je te bénis, et je t'aime infiniment.
Transmission canalisée par Isabelle Daré le 27 septembre 2008
08:59 Écrit par Deniz dans Autres textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, argent, detachement |
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04.10.2008
POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR

Voici le montant de la dette publique, en pourcentage du PIB, des principaux pays
Comme presque tous les pays, plus ou moins, le vôtre est endetté!
Japon 177 %
Égypte 113 %
Italie 106 %
Singapour 98 %
Belgique 88 %
Grèce 82 %
Maroc 67 %
États-Unis 66 % (avant la crise)
Portugal 65 %
Hongrie 65 %
Chypre 65 %
France 64 %
Argentine 64 %
Allemagne 63 %
Autriche 62 %
Inde 60 %
Turquie 59 %
Tunisie 55 %
Serbie 53 %
Suisse 51 %
Pays-Bas 49 %
Canada 48 %
Suède 47 %
Croatie 46 %
Brésil 46 %
Pologne 45 %
Royaume-Uni 43 %
Norvège 41 %
Espagne 40 %
Finlande 39 %
Danemark 30 %
etc
Nous savons quelle est, en général, la cause de cette dette : c'est que dans la pensée unique libérale qui mène actuellement le monde, les dirigeants ont considéré qu'il était nécessaire aux États de financer leurs déficits auprès des financiers ( banques, assureurs, détenteurs de capitaux, etc,), afin de faire profiter ces derniers de placements garantis et rentables, plutôt que de la faire financer par leur banque centrale.
Au fil des années, les seuls intérêts versés aboutissent à des sommes considérables, par exemple plus de 1300 milliards d'euros pour la France, depuis 1973 ... alors que le cpital de la dette augmente automatiquement chaque année pour atteindre à ce jour plus de 1250 milliards d'euros
Et combien votre pays a t-il déjà payé d'intérêts ?
Si vous voulez internationaliser, ou au moins européaniser, ce combat pour la reprise du droit pour l'État de bénéficier des mêmes avantages dont bénéficient les banques commerciales, c'est-à-dire de pouvoir emprunter auprès des Banques Centrales, ce qui permet dans la pluspart des cas de ne pas payer d'intérêt au privé, nous vous offrons l'espace d'un domaine " http://xxx.public-debt.org " afin de dénoncer avec nous mais dans votre langue et avec les chiffres que vous pourrez trouver, cet état de fait.
Source:http://www.public-debt.org/
LA CREATION MONETAIRE NOUS APPARTIENT
Extrait de Bankster: Tout argent 'naît que dès lorsqu'il est emprunté'. L'argent n'existe pas jusqu'à ce que quelqu'un l'emprunte. C'est de 'l'argent basé sur une dette', par conséquent ce n'est pas vraiment de l'argent puisque le véritable argent est basé sur une substance - l'or, l'argent, etc. Si l'« argent » naît que dès lors qu'il est emprunté, alors cela signifie qu'il n'existe pas. Ainsi, où est l'« intérêt » ? Il n'existe pas. Comment peut-il être payé ? Il ne peut pas être payé parce qu'il ne fait pas partie de ce qui est créé. Il n'existe simplement pas. La monnaie que nous employons est basée sur notre futur travail que les gouvernements (politiciens) ont promis aux banquiers. De futures générations sont déjà contraintes à payer une dette qui n'existe pas. Pour comprendre L'Argent Dette, nous vous proposons de visionner un documentaire animé, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon qui explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE avec une bande son française et des termes compréhensibles par tous !
99% de la population ignore encore le processus de création monétaire. Ainsi lorsque vous l'aurez assimilé à votre tour, soyez certain de bien faire la distinction entre les répercussions privées et publiques de ce système. Utiliser un systeme d'argent dette pour nos investissements privés, nous le faisions à notre insu jusqu'a maintenant. Le fait que les états européens aient décidé d'abandonner récemment le droit régalien des peuples de battre leur monnaie et ceci sans leur consentement est autrement plus inquiétant. (A noter tout de meme que d'un point de vue privé, l'absence de pleine divulgation et d'égale contrepartie sur le contrat de prêt bancaire peut apparaitre comme frauduleux)
Extrait de FauxMonnayeurs.org: Depuis 1973 et en application depuis 1974, puis entériné par l'article 104 du traité de Maastricht et finalement transposé dans l'article 123 du traité de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen et ceci pour tous les états européens. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur une montage de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques: Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre. Comment peut-on perdre à ce point le plus élémentaire bon sens pour vouloir légitimer le fait qu'un Etat paye un intérêt à un système bancaire privé pour l'usage de sa propre monnaie, qu'il pourrait émettre lui-même, sans intérêt ?
La réponse(hypothèse actuelle) semblerait se situer dans le fait que bon nombre de haut fonctionnaires, ministres ou anciens ministres siègent ou ont siégés au conseil d'administration de banques privées (voir aussi 'le choix de la défaite' sur notre page videos). Nous voila dans un esclavagisme moderne grâce à la haute trahison de nos élus qui cherchent désespérement des solutions "pansements" aux conséquences du SEUL problème qu'ils ont eux même instauré par décret dans le plus grand silence et sans la moindre concertation ils ont vendu TOUS nos biens, nos propriétés, nos corps et ceux de nos enfants a des banquiers privés.
L'Argent Dette de Paul Grignon
Ici et maintenant ! Au nom du peuple souverain et sous la protection de l'article 10 du deuxième Traité de la Convention de Berne, l'article 10 de la Convention Européenne des droits de l'homme et l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, défendant le droit de tous a l'information et le droit a la liberte d'expression et d'opinion.
Nous déclarons, par le peuple et pour le peuple, que c'est le peuple qui produit tous les biens et services mis sur le marché. C'est donc le peuple qui fait la valeur de la monnaie. Celle-ci n'apparaît pas spontanément dans la nature, comme les biens et services, elle est la création de l'homme. Le droit à la création de la monnaie appartient donc au peuple puisqu'il en fait la valeur.
Nous refusons de travailler pour quelque chose qui n'existe pas et encore moins pour quelque chose qui nous asservit.
Tant que l'article 104 du Traité de Maastricht, transposé dans l'article 123 du Traité de Lisbonne restera en vigueur, l'Europe restera une arnaque des Banksters.
L'ensemble des politiciens français et européens se chamaillent pour des questions sans importance
Il n'y a pas un seul problème en Europe (idem dans le monde) qui ne soit pas lié à l'utilisation de L'Argent Dette
La dette nationale est un canular inventé par décret et en application par une loi.
Nous jouons au JEU DU COMMERCE (voir: bankster) dans un monde commercial fictif où l'argent est fictif, les sociétés - et ceci inclut votre NOM en lettres majuscules - sont fictives, ce sont toutes des fictions crées par le gouvernement qui est lui-même une entité fictive dont le seul but est de récolter l'intérêt fictif d'une dette fictive qui ne pourra jamais être payé et ceci pour le compte d'une poignée d'individus privés.
Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnu comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile... Une fois qu'une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n'importe plus qui fait ses lois... L'usure, une fois aux commandes, coule n'importe quelle nation. - William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada (qui nationalisa la Banque du Canada)
Depuis un siècle de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cette escroquerie, parmi elles des grands noms de la science économique comme Milton Friedman, Irvin Fisher et Maurice Allais.
Source: http://www.bankster.tv/
L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.
L'Argent Dette (Money as Debt)
http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304
La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.
D'ou vient tout cet argent ?
Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?
La réponse est... qu'il n'y en a pas.
De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.
S'il n'y avait PAS DE DETTE
Il n'y aurait PAS D'ARGENT
Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule.
Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.
Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous
Nous vous présentons le chef d'oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français !
Où naissent les pommes de terre ? - Dans le champ du cultivateur.
Où naissent les petits veaux ? - Dans l'étable.
Où naissent les prunes ? - Sur le prunier.
Tout le monde sait cela.
Mais posez maintenant la même question au sujet de l'argent:
Où naît l'argent ? Où est née le billet de papier que j'ai dans ma poche ? Qui est-ce qui l'a mis au monde, pour quelle raison, et à quelles conditions ?
Où sont nés les milliards et les milliards avec lesquels les gouvernements financent la guerre, eux qui constatent en permanence qu'il n'y a pas assez d'argent dans le pays pour financer simplement des travaux ordinaires ?
Puis, où va l'argent quand on ne le voit plus ? Où nait et où meurt l'argent ?
Posez ces questions, et dites combien d'hommes peuvent vous répondre.
Ce n'est ni le bon Dieu ni la température qui font l'argent. L'argent ne se fait pas tout seul ? Qui est-ce qui le fait ? Qui est-ce qui a su en faire autant qu'il en a fallu pour tenir la guerre ? Et pourquoi ceux qui ont fait l'argent pour conduire les guerres n'en faisaient-ils pas auparavant pour régler les crises et les problèmes ?
L'Argent Dette vous révélera l'histoire de la mystérieuse naissance de l'argent.
L'Argent Dette est un formidable outil pédagogique pour combler les lacunes de tout un chacun concernant la création monétaire. Il a été diffusé, souvent sans le consentement de l'auteur, dans des universités, durant de nombreux séminaires ou pendant des conférences altermondialistes.
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Pour le site de l'auteur Paul Grignon, cliquez ici
Pour commander l'Argent Dette en version française DVD haute qualité, cliquez ici
Pour comprendre les répercussions spirituelles et financières de l'Argent Dette, cliquez ici
Les étapes historique de notre esclavage
15 août 1971 : dématérialisation totale de la monnaie.
Le président américain Richard Nixon, conseillé par George Shultz (qui sera plus tard le mentor des administrations Bush père et fils), supprime la libre-convertibilité du dollar en or. Ce découplage sera suivi de mesures de dérégulation des marchés permettant des spéculations de plus en plus énormes.
3 janvier 1973 : loi Pompidou-Giscard d'Estaing par laquelle la Banque de France abandonne son rôle de service public.
Article 25 : « Le Trésor public ne peut plus présenter de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. » Dès lors, sous prétexte de lutte anti-inflationniste, le recours au crédit productif public est interdit. VGE s'est exprimé sur le sujet ici.
Mars 1973 : régime des changes internationaux flottants.
Il n'y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Les spéculateurs peuvent s'en donner à coeur joie avec des produits financiers dérivés, en particulier sur les taux de change entre monnaies (on parie plusieurs fois sa mise, avec un effet de levier, moyennant des informations obtenues sur les pressions politiques exercées sur telle ou telle devise d'Etat).
1987 : Alan Greenspan combat l'effondrement des bourses mondiales par l'émission pratiquement illimitée de monnaie-crédit en faveur des marchés.
1992 : Traité de Maastricht. Prélude à un euro découplé de l'autorité des Etats.
Abdication de fait des souverainetés nationales par privation des moyens de les exercer. Son article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE et aux banques centrales des Etats membres, ci après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »
4 août 1993 : loi Mitterrand-Balladur donnant son indépendance à la Banque de France.
Son article 3 lui interdit d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publique, de même que l'acquisition de titres de leur dette.
Juin 1997 : Jacques Cheminade et Christophe Lavernhe rédigent Un plan de relance par le crédit productif, ou la nécessaire transformation de la monnaie en capital, expliquant comment les monnaies nationales sont prises en otage par les intérêts financiers depuis le renoncement de 1973 en France et le Traité de Maastricht à l'échelle européenne.
Rejet de la proposition d'avances par la banque de France au Trésor public pour un plan de relance économique, faite par un groupe parlementaire français, jugée contraire au Traité de Maastricht et au choix effectué en 1973.
12 mai 1998 : loi Chirac-Jospin, intégrant la Banque de France au Système européen de banques centrales (SEBC) et à la BCE.
Le Traité de Maastricht prévoyant déjà que « l'objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ».
1999 : vote aux Etats-Unis du Gramm-Leach-Bliley Act, qui annule le Glass-Steagall Act voté sous la présidence Roosevelt.
Désormais, il n'y a plus de séparation aux Etats-Unis entre banques de dépôt et banques d'affaires, et les banques sont autorisées à fusionner avec des sociétés d'assurance. Chute de la « muraille de feu » prudentielle. L'Europe, elle aussi, déréglemente.
Mai 2005 : rejet par le peuple français du Traité constitutionnel européen qui, dans son article III-181, aurait « constitutionnalisé » l'article 104, § 1 du Traité de Maastricht.
2007-2008 : le Traité de Lisbonne reprend (article 123 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne) l'article 104, §1 du Traité de Maastricht.
L'objectif est bel et bien d'abandonner la création monétaire aux banques privées, dans un contexte de mondialisation financière sans limites. Source: http://www.alterinfo.net
http://www.alterinfo.net/POUR-QUE-L-ARGENT-NOUS-SERVE,-AU...
17:47 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dette, illusion, crise |
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Ceci est un enseignement important face aux bouleversements que connaît cette planète.

J'envahis cette pièce d'une énergie tonique, une énergie de détermination, une énergie de force, une énergie de courage, parce qu'il n'est plus l'heure de se demander : J'y vais ou j'y vais pas .
Il n'est plus l'heure de se laisser aller dans le ramollissement lié aux peurs.
Il n'est plus l'heure de se laisser sombrer dans les peurs.
Il est suffisamment d'outils sur cette Terre pour t'aider à te fortifier, à sortir du marasme.
Ton chemin te mène vers la Lumière, ton chemin est celui de l'espoir.
Tu te transformes et la Terre se transforme.
Tu te transformes et le monde se transforme.
Reçois en toi courage et détermination.
...
Tu avances et tu apprends à te connaître et tu te connais de mieux en mieux.
Tu connais les parties de toi où tu peux te faire happer par tes peurs s'il en reste. Tu connais les parties de toi où tu peux te faire entraîner dans l'ascension de la Lumière. Aujourd'hui, choisis l'ascension, ne te laisse pas entraîner par le courant des peurs, qu'elles soient tiennes ou qu'elles soient collectives. Ceci est un enseignement important face aux bouleversements que connaît cette planète, que connaissent les sociétés. Tu peux sentir que le courant collectif des peurs essaie de t'entraîner. Réunis en toi force et courage et détermination et va dans ton cœur, être entraîné par le courant ascensionnel.
Vous avez tous une fragilité, des circonstances de votre vie, des personnes de votre vie, des évènements, qui pourraient vous laisser être happés par le courant des peurs, tous. Dans cette conscience de transformation il est important de rassembler courage et détermination et de rester centré dans le cœur, dans l'ascension.
Dans cette ascension la vision est claire, lucide, intelligente.
...
Il est important maintenant que tu voies clairement que toutes les constructions de ta vie, les personnes, les évènements, les circonstances, sont, ta construction, ta création.
Parfois ton regard n'est pas assez lucide pour comprendre pourquoi cette construction est là. Sois toujours conscient que c'est toi qui as créé, si tu ne comprends pas maintenant pourquoi cela est créé, détache-toi, prends du recul, ne t'identifie pas à ce qui est là, ce n'est pas toi, ce n'est pas toi l'être lumineux qui est cette construction, c'est toi qui as créé mais tu n'es pas cette construction. Tu l'as créée pour vivre l'expérience, l'expérience s'est faite en fonction de ce que tu as émané, en fonction de tes blessures, en fonction de tes peurs. La construction est là pour te montrer, regarde la façon dont tu as créé :
Est-ce qu'aujourd'hui cela te satisfait ?
Est-ce qu'aujourd'hui cela t'apporte de la Joie ?
de la Paix ?
Est-ce qu'aujourd'hui cela est en harmonie avec toi ?
Si la réponse est non, transforme ta construction, va voir en toi qu'est-ce qui a créé ainsi. Tu as le pouvoir créateur et tu as le pouvoir libérateur.
Si tu as créé par le biais de tes blessures et de tes peurs, tu peux libérer ces blessures et ces peurs. La construction te montre quelle est la blessure, quelle est la peur, à toi d'aller affronter cela, d'aller regarder avec amour, avec tendresse, avec compassion et cela t'apporte le détachement, le fait de ne pas t'identifier à ce qui est là.
...
La construction du système financier mondial vient de la création, de l'expérience humaine. Ce système s'effondre parce qu'il est de la création d'un grand nombre d'êtres humains de vivre dans un monde équitable, juste, libre.
Ainsi tu peux voir comment l'être crée et comment l'être décrée.
Alors je te dis :
En toi pose la liberté parce que la liberté c'est avoir un regard lucide, clair, parce que la liberté c'est ne pas se laisser être happé par la peur, qu'elle soit tienne ou qu'elle soit collective.
Et je te dis :
Sois équitable, donne-toi autant d'Amour que tu peux en offrir à l'autre. Prends soin autant de toi que tu prends soin de l'autre.
Je te dis :
Sois juste. Juste c'est être dans l'équilibre, entre ton humanité et ton aspect divin.
...
Tu crées ton monde, alors si tu rencontres un barrage sur la rivière de ta vie, un arbre qui est tombé par exemple, vois dans cet arbre tombé une tempête qui s'est levée et qui a soufflé et qui a ralenti le courant de l'eau.
Alors lorsque le courant t'entraîne là où ce n'est pas confortable, rassemble ton énergie dans ton cœur, comme une inspir, une concentration, une inspir énergétique, et à l'expir fais exploser ta Lumière tel un feu d'artifice, explose de joie, rayonne dans tout ton corps et dans toute ta vie et dans ce monde que tu as créé.
...
En cet instant même, force et courage ont envahi ton cœur.
Tu peux peut-être ressentir en ta poitrine un remplissage, une concentration intense. Tu es en cet instant même dans la volonté de ton cœur, ou tu peux l'appeler aussi volonté divine. Tu comprends comment rassembler toute ton attention, ta concentration, ta conscience dans ce temple sacré. Là il n'y a aucune peur, il n'y a que des certitudes.
...
Ta conscience, ton attention, est là où il est juste qu'elle soit. Tu vois que tu peux t'y placer et y rester.
Qu'il en soit ainsi.
Je suis la Grâce de l'instant et je bénis tes pas, et je bénis ton centrage.
Je suis l'Amour et je t'aime, infiniment.
Transmission canalisée par Isabelle Daré le 30 septembre 2008
http://www.coeur-orseraphin.com/?mt=14&ti=550
14:20 Écrit par Deniz dans Autres textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coeur, centre, peur, crise |
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