24.10.2008

Quand le futur ruine le présent

 

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Radar 23 octobre 2008 :

 

Lorsque la valeur des actifs baisse, la promesse de richesses futures qu'ils portaient tente de se réfugier dans le présent. Ce faisant, la dette future devient une dette pour le présent. Et le ruine.

On considère habituellement un actif, c'est-à-dire une épargne « placée » comme une richesse disponible. Mais cette disponibilité ne sera utilisée que dans un futur plus ou moins lointain. Le jour où ce droit de retrait sera exercé, l'emprunteur devra pouvoir extraire cette richesse du présent pour rembourser le créancier. A charge pour lui entre temps d'avoir utilisé ce prêt pour accroître les richesses tangibles. A l'inverse, lors de sa conversion en actif, l'épargne présente - liquide - change de nature. Elle abandonne sa forme de richesse actuelle, la monnaie - qui est une dette sur le présent au sens où elle porte en elle l'exigence d'une contrepartie dans les biens circulants - pour se transformer en une dette tirée sur un futur à venir, plus ou moins distant, selon ce que les professionnels appellent les « maturités », la durée de l'engagement.

Ce principe de base, que l'on peut appeler « conversion de maturité » - l'échange de présent pour un futur - est mis en œuvre à tous les niveaux de l'activité économique. Par les banques, bien sûr, mais aussi par les entreprises, les bourses, et même les Etats.

Or ces machines à transformer les maturités partagent toutes un point commun : lorsqu'elles sont soumises à des demandes de retraits massifs, elles s'effondrent. D'abord parce que la vente massive et simultanée des actifs crée à tout coup un marché baissier. Mais la raison fondamentale de cette faillite de la « conversion inverse de maturité », du futur au présent, est celle-ci : aucun présent ne peut supporter en même temps la réalisation de tous les futurs qui auraient du normalement s'échelonner.

Ces conversions - c'est-à-dire ces retraits - peuvent avoir classiquement plusieurs causes. Le manque de confiance apparemment injustifié lorsque les fondamentaux sont sains, on parle alors de crise de liquidité. Le manque de confiance justifié, lorsque l'établissement a fait des investissements générant des pertes, et c'est alors une crise d'insolvabilité. Et enfin un besoin pressant de liquidités de la part des déposants.

Dans la situation actuelle, faite de doute généralisé et de certitudes de pertes - dont le niveau réel est toujours indéterminé mais augmente mécaniquement plus cette crise se prolonge et se diffuse - ces trois ingrédients sont présents simultanément dans l'ensemble du système et se renforcent les uns les autres. Certains sont inquiets pour la valeur de leurs investissements, d'autres veulent « sortir » pour limiter leurs pertes et les derniers cherchent frénétiquement des liquidités pour couvrir des pertes déjà subies. Dans tous les cas, les ventes d'actifs requises pour rembourser les déposants poussent les prix à la baisse, en un cercle vicieux qui s'auto alimente.

Les paniques de retrait bancaire, dont le monde développé croyait qu'elles appartenaient au passé, sont l'archétype de ce mécanisme. Par nature, aucune banque, qui utilise des dépôts à court terme pour financer des investissements à long terme, ne peut résister à une demande massive de remboursement. Lorsque tous les déposants se présentent au guichet, n'importe quelle banque est mise en faillite, même si sa situation est saine. Cette réalité est comprise depuis fort longtemps, et c'est pourquoi toutes les banques de dépôts sont adossées à une banque centrale qui fournira le cas échéant les liquidités devant permettre de faire face à ce genre de situation.

Mais ces retraits ne ruinent pas uniquement les banques.

La bourse offre également un exemple de ce mécanisme. La capitalisation boursière n'est que virtuelle. Elle ne conserve sa valeur que tant que les demandes de retraits sont inférieures en nombre aux offres des investisseurs entrant sur le marché. Que tous les détenteurs d'actions tentent en même temps de sortir, de « réaliser » leur capital, et ils sont à coup sûr ruinés.

Les Etats - on le voit en ce moment - peuvent aussi être mis à genoux par une vague de retrait massif des capitaux étrangers. Lorsqu'un investisseur étranger veut rapatrier ses capitaux - le plus souvent en dollars - il doit convertir ses créances de la monnaie locale vers le billet vert. Que tous les investisseurs étrangers se mettent à vendre en même temps leurs devises locales contre des dollars et comme dans tous les marchés où les vendeurs sont plus nombreux que les acheteurs, le cours du bien - ici la monnaie du pays - s'effondre. C'est pour se préserver contre ce danger que les banques centrales des pays émergents ont accumulé force dollars ces dernières années. Elles peuvent ainsi jouer le rôle de l'acheteur de dernier recours et soutenir le cours de leur devise. Mais les volumes mis en jeu ces derniers temps ne leur permettront pas de tenir très longtemps. Autre cas de figure de conversion, une vente massive de bons du Trésor - américains par exemple ? - produirait le même résultat.

Dans tous ces cas, banques, bourses, Etats, le phénomène est le même. Les retraits qui auraient du en temps normal s'étaler dans le temps sont tous effectués au même moment et ce flot emporte peu à peu toutes les digues.

Comment pourrait-il en être autrement ? Car c'est en fait à un raccourcissement du temps auquel nous assistons. Les promesses de retraits futurs ne peuvent évidemment être tenues que si les demandes s'échelonnent l'une après l'autre. La conversion inverse des maturités - du long au court - de l'actif au liquide, équivaut une ponction sur la richesse du jour au moment où elle est effectuée.

Mais aucun présent ne peut suffire à réaliser toutes les promesses de futur en un seul jour.

Face à cette situation intenable par nature, il n'y a que de mauvaises solutions.

  Constater que les promesses ne seront pas tenues. L'actif est liquidé en une perte sèche : disparition des retraites gérées par les fonds de pensions, baisse de l'immobilier. Résultat : déflation.
  Adosser l'émetteur de la promesse à quelqu'un de plus solide - l'Etat - en espérant ainsi mettre un terme à l'exigence de preuve immédiate - au retrait. Ce faisant les dettes privées des banques deviennent les dettes publiques de l'Etat, donc des contribuables. Ce processus d'amplification de la dette et du risque associé compromet la valeur de la monnaie. Résultat à terme : inflation.
  Tenter d'incorporer au présent une partie de ce futur : émettre de la monnaie pour racheter les actifs. Résultat : inflation.
  Interdire d'exercer dans le présent son droit sur le futur : bloquer ou limiter les retraits, contrôler la circulation des capitaux, fermer les bourses. Résultat : reculer l'heure des comptes et accroître l'incertitude.

Dans tous les cas, cet afflux de futur au guichet du présent s'avèrera ruineux.

Mais au-delà du constat, cette grille de lecture - fort peu académique, au demeurant - de la crise comme l'expression d'un dysfonctionnement de la relation au temps peut donner aussi quelques clés de compréhension. Si l'on interprète la crise actuelle comme une inflation déraisonnable de futur soumis aujourd'hui à un processus de dégonflement subit, on peut lire différemment les processus qui ont encouragé cette inflation.

La dette : c'est le coupable le plus évident. Comme le rappelle Paul Jorion, le crédit à la consommation est une perversion fondamentale d'un mécanisme qui à l'origine n'a de sens que s'il permet d'accroître la production ou d'étaler dans le temps l'acquisition d'un bien durable au-delà de l'extinction de la dette. Le crédit à la consommation, cette traite sur le futur, qui en court-circuitant l'attente a pour effet de réduire les revenus de demain d'un montant supérieur à celui du bien consommé aujourd'hui, se traduit par un appauvrissement et rien d'autre. Il est l'inverse d'une augmentation de richesse tangible et durable. Et lorsque les ménages en sont réduits à l'emprunt pour subvenir à leurs dépenses courantes, l'empilement de ces traites garantit le non remboursement du principal. C'est le principe même du revolving, la dette éternelle.

Les inégalités : combien pèse un milliardaire en euros en année de travail de salarié français ? Retenez votre souffle. 55 555 ans. Plus de 50 millénaires, 25 fois l'unité de compte de la civilisation occidentale. Faites le calcul vous-même, divisez un milliard par 18 000 euros, 12 fois les 1500 euros du salaire net médian en France. En mobilisant le travail de 10 000 personnes durant cinq ans, on n'est sans doute pas loin de l'effort requis pour bâtir une pyramide. Voilà l'échelle de durée des nouveaux pharaons du temps présent. Celle d'un droit de tirage insensé sur les richesses produites par les sociétés, qui pour assurer simplement sa perpétuation exige une rémunération toujours plus élevée par le jeu des intérêts composés, et ce faisant induit un appauvrissement toujours plus grand de la société qui l'héberge. Inflation de futurs disions nous. C'est hyper-inflation qu'il faudrait écrire, en l'occurrence.

La spéculation : les mécanismes de vente à terme - les « futures », dans le jargon de la finance - ont à l'origine une raison d'être légitime. Protéger un producteur - en l'occurrence il s'agissait de cultivateurs - contre les variations erratiques des cours. En vendant par avance sa récolte à un prix estimé raisonnable, ceux-ci se garantissaient contre une éventuelle chute des prix. Dans ce modèle, la relation présent-futur est univoque. Un producteur se protège lui-même et uniquement lui-même. Mais ce mécanisme de protection a été étendu sans limite. Point n'est besoin aujourd'hui d'être détenteur du bien à vendre pour parier sur la valeur future de celui-ci. C'est le principe même de la vente à découvert - des naked shorts - qui sont en ce moment interdits par les autorités boursières. La aussi, l'inflation de futur par rapport au présent - au bien réel - produit ses effets néfastes en multipliant à l'infini les occasions de paris qui amplifient de façon fort néfaste les variations des cours, comme la récente fièvre sur le pétrole l'a à nouveau démontré. Certains diront sans doute qu'il faut être deux pour faire un pari, et que ce ne sont là que des transferts à somme nulle. Somme nulle ? Ce n'est sans doute pas l'avis des français qui ont du cet été raccourcir leur vacances à cause de la facture carburant, mais passons.

L'inflation des actifs boursiers : la hausse des cours de bourses est vue comme un bienfait, la preuve de la bonne santé de l'économie. Mais encore une fois, l'inflation de futur est à l'œuvre. Le critère couramment utilisé pour mesurer la valeur d'une action est le Price Earning Ratio, qui exprime la valeur de l'action en nombre d'années de dividendes perçus. Durant les phases spéculatives il peut atteindre 40. Ce qui signifie qu'à défaut de vendre, il faudrait patienter 40 ans pour retrouver le montant de son investissement. Pourtant, lorsque le PER est multiplié par deux, comme cela se produit en phase ascendante, aucune richesse réelle, tangible n'a été créée. Seul le droit de tirage sur cette richesse réelle l'a été. C'est une inflation de promesse. Autre exemple : lors de la bulle Internet, une autre métrique était utilisée pour estimer une entreprise : celle de la valeur du client. A l'époque, 4500 euros était devenu un chiffre courant, et certaines opérations de rachat se sont négociées jusqu'à 7500 euros par client. En prenant pour estimation on ne peut plus optimiste un chiffre d'affaire de 450 euros par an, le point mort, le seuil de rentabilité de l'investissement, n'aurait été atteint qu'après 10 ou 15 ans, c'est-à-dire en réalité jamais. Ces chiffres, parmi d'autres, montrent à quel point la déconnection peut être complète entre la « valeur » attribuée aux actifs et la réalité de l'activité économique sous jacente. Encore une fois, l'inflation des futurs, des promesses intenables, était à l'œuvre.

Le vieillissement de la population. C'est sans doute le point le plus aveugle, le moins évoqué, le moins compris de cette crise, relevant évidemment lui aussi de la relation au futur. Bien sûr, la question des retraites est centrale dans nos sociétés. On nous répète sur tous les tons que le système par répartition est compromis, voire intenable, et que la seule solution alternative à l'allongement de la carrière est l'épargne, la capitalisation. La thèse sous jacente étant que l'épargne transformée en investissement accroîtra la productivité, donc la quantité de richesses disponibles à partager dans le futur. Or cette assertion n'est pas vérifiée. L'afflux d'épargne ne se traduit pas - et de loin - entièrement par des investissements productifs. Il renforce une inflation artificielle des actifs, à commencer par la bourse. Dans le même temps, l'augmentation du poids relatif de la population retraitée se traduit par une ponction accrue sur la richesse produite, car dans tous les cas, répartition ou pas, le résultat est le même : les salariés doivent subvenir aux besoins des inactifs, que ce soit par la redistribution ou par la rémunération du capital. Une part croissante de la production de richesse qu'ils ont créé est donc distraite en direction des retraités. Cette transformation en profondeur de l'équilibre démographique a donc pour effet de distordre la structure des revenus et de la demande, et d'appauvrir les générations montantes, comme l'a observé Louis Chauvel. Mais c'est aussi un gisement majeur de carburant liquide alimentant une spéculation toujours grandissante et de plus en plus détachée de l'économie réelle.

Le prix de l'illusion

Certes aucune société, aucune structure, ne pourrait subir sans dommage la crise de conversion des maturités que nous subissons. Mais ce processus désastreux n'est pas un simple accident de parcours né d'une mauvaise appréciation du risque dans les officines de Wall Street. C'est aussi le règlement de compte d'une calamiteuse accumulation de promesses intenables, où l'illusion de la richesse infinie avait pris le pas sur le réel.

 

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2269

08:52 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, temps, present, dette |  Facebook |

23.10.2008

L’incroyable mais véridique histoire des papiers commerciaux « adossés » à des dettes

 

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Qu'ont en commun Merril Lynch, Lehman Brothers, AIG, Bear Stearns et la banque Wachovia ? Ce sont toutes de vénérables institutions financières - certaines centenaires -, qui ont toutes fait banqueroute et toutes pour la même raison : elles avaient acheté des Papiers commerciaux adossés [1] à des actifs (PCAA) ou, plus exactement, adossés à des créances (PCAC). Comment expliquer que la crise hypothécaire amorcée aux États-unis, à l'été 2007, ait pu se transformer en une crise financière planétaire qui ébranle aujourd'hui les colonnes du temple capitaliste ?

 

Voici résumé en six mots le fin nœud de cette crise financière globalisée : des banques milliardaires manquent de liquidités. Mais quel est donc le rapport entre les créances hypothécaires douteuses des ménages états-uniens, les PCAC et le manque de liquidités - manque d'argent liquide mobilisable - dans le réseau planétaire des plus grandes institutions financières ?

 

Les rouages d'une ingénierie financière créatrice... d'argent

 

1- Les subprimes, c'est quoi ?

Vous êtes un locataire aux revenus trop modestes pour aspirer à la propriété. Mais voilà qu'un beau soir, vous recevez un appel d'un agent immobilier qui vous offre la possibilité d'obtenir un prêt hypothécaire à des conditions très abordables : aucun paiement initial, 2% d'intérêt les deux premières années, taux variables par la suite, etc. Pour finir de vous rassurer, il ajoute que s'il vous arrivait, dans 3 ou 4 ans, de ne plus pouvoir effectuer vos paiements mensuels, vous n'auriez qu'à revendre la maison... avec profit. C'est l'american dream à votre portée ! Vous acceptez donc un prêt hypothécaire de 150 000$, à ces conditions avantageuses de subprimes [2] ou sous-prime. Des dizaines de millions de gens ont fait comme vous, au vu et au su du gouvernement et de toutes les institutions de notation et de surveillance financières, qui trouvaient ça OK.

Une histoire invraisemblable ? Ce n'est que le début.

 

2- Le méchant truc de la titrisation [3] des créances

La banque ou société hypothécaire qui vous a prêté 150 000$ additionne cette somme à une foule d'autres hypothèques et, par une ingénierie incroyablement créatrice, transforme ce paquet de créances - disons 100 M$ - en titres financiers, par petites tranches, disons, de 5 000$. Cela donne 20 000 titres financiers « adossés » à - accrochés à - des créances, lesquelles sont « adossées » à des maisons. En anglais, on appelle ça des Collateralized Mortgage Obligations (CMO) : littéralement, des obligations garanties par des créances hypothécaires. Pour éviter le mot "obligation", on les appelle communément : Asset-Backed Commercial Papers - papiers commerciaux adossés à ( backés par ) des actifs (PCAA). Ces PCAA sont des valeurs mobilières négociables sur les marchés financiers, mais exemptées de toute régulation.

 

3- Des papiers commerciaux adossés à des créances (PCAC)

Ce qui vaut pour les créances hypothécaires vaut aussi pour d'autres créances comme les contrats de locations d'autos, les dettes sur cartes de crédit, etc. Par la même ingénierie novatrice, on fait de toutes ces créances mélangées, y compris les prêts hypothécaires, un énorme paquet que l'institution prêteuse « titrise » ou fractionne en titres financiers baptisés « Papiers commerciaux adossés à des actifs » (PCAA). Certains économistes, comme Claude Béland et la Coalition pour la protection des investisseurs, les appellent par leur vrai nom : Papiers commerciaux adossés à des créances (PCAC). En fait, ce sont des obligations reliées à des dettes. Les actifs, derrière ces titres financiers, ce sont les maisons hypothéquées, les autos en location ou l'argent que vous devez sur vos cartes de crédit. Les PCAC sont des valeurs mobilières négociables qui, curieusement, échappent à toute régulation des valeurs mobilières normales.

 

4- La mise en marché des PCAC

L'institution prêteuse-titriseuse confie ces titres financiers à des courtiers qui se chargent de les vendre à de gros investisseurs, tels les banques d'affaires, les assureurs, les fonds de pensions. Les célèbres agences de notations Moody's et Standard & Poors leur accordaient la note AAA ou AA et les déclaraient « aussi safes que les bons du Trésor [4] ». Les intérêts payés sur ces « papiers commerciaux » sont supérieurs à ceux des bons du Trésor et des obligations du Canada. C'est pourquoi ils se vendent bien. Avec l'argent qu'elle encaisse de cette vente, l'institution prêteuse-titriseuse procède à d'autres prêts et à d'autres titrisations. L'argent, ça roule ! Quant aux acheteurs de PCAC, ils peuvent soit les revendre à d'autres investisseurs, soit les jouer en bourse, soit s'en servir comme « leviers » pour d'autres emprunts. Lehman Brothers empruntait, avec ce levier, jusqu'à 30 fois la valeur de son lot de PCAC. Les PCAC se négocient entre grosses institutions financières partout dans le monde. Les banques d'affaires et les banques commerciales, les fonds de pension et les hedge funds en raffolent.

De tels échafaudages financiers vous font appréhender de gros risques à l'horizon ? Ne vous inquiétez pas, les assureurs arrivent.

 

5- Des assureurs pour assurer des énormes risques

Les gros assureurs et les « rehausseurs de crédits » (credit-default swaps), flairant la bonne affaire, se jettent dans la mêlée pour vendre de la protection aux spéculateurs, moyennant des primes lucratives. AIG (American International Group), le premier assureur états-unien et la sixième multinationale au monde, se spécialisait dans l'assurance contre les risques spéculatifs et même contre les faillites. Mais il arriva que les risques étant devenus surréalistes, c'est AIG qui s'est trouvée au bord de la faillite ; le gouvernement des États-Unis s'est vu obligé d'intervenir pour la rescaper au coût de 84 milliards de dollars, pour ensuite la dépecer et la revendre en braderie.

 

6- Le grand refoulement

Finalement, ce qui devait arriver arriva. N'est-ce pas que le destin d'une bulle, c'est d'éclater ? À mesure que les taux d'intérêts augmentaient et que les subprimes se changeaient en « surprimes », les défauts de paiement se multipliaient et des millions de ménages surendettés se voyaient expulsés de leurs maisons saisies et mises à l'encan par les banques. Finalement, il y avait tant de maisons à vendre et à revendre et si peu d'acheteurs que les prix se sont effondrés. Dès lors, l'argent réel des ménages hypothéqués a cessé d'alimenter la fausse planche à billets des PCAC. Les créateurs de ces obligations de pacotilles n'ont pu payer les intérêts sur les émissions initiales et, à l'été 2007, un refoulement incontrôlable à effet domino s'est produit et personne ne sait, à date, comment arrêter ce reflux toxique.

 

7- Les gouvernements à la rescousse avec leurs planches à billets

À mesure que s'enrayait les rouages de la spéculation et que s'évaporait l'argent virtuelle des PCAC, les institutions financières se sont mises à manquer de liquidités, c'est-à-dire d'argent réel, mobilisable pour l'économie réelle. On connaît la suite. Depuis septembre 2008, les gouvernements, par l'intermédiaire des banques centrales, ne cessent d'injecter des liquidités dans les systèmes bancaires, pour remplir le vide causé par l'évaporation de l'argent virtuel des PCAC. À la mi-octobre, c'est plus de 2000 milliards de dollars qui ont été versés par les banques centrales de divers pays aux institutions financières sous perfusion monétaire. Et ce n'est pas fini. Qui va payer pour ça ? Nous tous, car cette création d'argent ex nihilo, sans production de valeurs réelles, devra être compensée par des ponctions sur l'économie réelle : sur les salaires, sur les fonds de pension des particuliers et, en général, sur le pouvoir d'achat des citoyennes et des citoyens.

 

Quand la sphère financière tourne sur elle-même

Depuis que s'est amorcée, au milieu des années 1980, la déréglementation des institutions financières, l'inventivité des professionnels de la finance n'a pas de limite. Dopée par une spéculation de plus en plus opaque et complexe, la sphère financière tourne sur elle-même, déconnectée de l'économie réelle. On fait de l'argent avec de l'argent pour faire de l'argent. C'est ce qu'on appelle la financiarisation de l'économie.

À la fin de 2007, il y avait pour 1200 milliards de dollars de PCAC sur les marchés financiers. Un véritable flot de liquidités virtuelles gonflait la bulle. En mettant sur le marché des titres financiers « adossés » à des dettes, les institution financières créaient de l'argent. Elles jouaient avec de l'argent virtuel comme s'il se fût agi d'argent réel. De fait, les génies de la finance qui géraient ces instituons se sont enrichis énormément, aussi longtemps qu'ils ont pu refiler ces obligations spéculatives dans l'économie réelle. Dick Fuld, le PDG de la susmentionnée Lehman Brothers en faillite, a dû s'expliquer devant un comité du Congrès états-unien pour avoir empoché, dans les 7 dernières années, 500 millions de dollars ; il a vivement protesté, alléguant qu'il n'avait pris que 300 millions.

 

Pendant ce temps, au Québec

On a peine à croire que de vielles institutions financières, comme la Banque nationale, et des multinationales, comme Jean Coutu, aient pu tomber dans le panneau de ces papiers empoisonnés. C'est pourtant le cas. Même la Caisse de dépôts et de placements du Québec s'est livrée à cette spéculation de haute voltige, au lieu d'investir notre argent dans l'économie réelle. Dans les régions périphériques par exemple. La Caisse a acheté pour 13 milliards de dollars de papiers commerciaux spéculatifs. Quand la bulle a éclaté, elle en a perdu quelques milliards, mais le futé PDG d'alors - aujourd'hui disparu du paysage - a savamment expliqué aux députés que statistiquement, quand on nage dans les dizaines de milliards, une perte de deux ou trois milliards ce n'est pas grave.

Plus incroyable encore : le Mouvement coopératif Desjardins s'est fait prendre avec les 2 milliards de dollars de PCAC achetés pour fins de spéculation. Et encore pis : en plus d'acheter de ces obligations pourries, notre coopérative se livre, elle aussi, à la titrisation de ses prêts hypothécaires : en 2006, elle en a titrisé pour 1,26 milliard de dollars et, en 2007, pour 1,68 milliard. Desjardins vend ces titres spéculatifs à la Fiducie du Canada qui en fait le négoce sur les marchés financiers. (Voir le Rapport annuel 2007 du Mouvement, p. 12 et 117.)

 

Les sceptiques et les incrédules seront confondus

Cette histoire s'avère si incroyable que plusieurs n'y croient pas. Il ne voient que les effets, sans en chercher les tenants et les aboutissants. C'est pour ça d'ailleurs que les génies de la finances se livrent allègrement à de telles pratiques, parce qu'ils savent qu'à peu près personne ne croira les sonneurs d'alarme. Les économistes, les chroniqueurs économiques et les politiciens, tous - ou presque - trouvaient ça normal. Et ils continueraient de trouver ça normal si la bulle n'avait pas éclaté. Mais ils seront confondus s'il leur arrive de lire ces trois livres écrits, non pas par des « activistes » de gauche, mais par des ex-banquiers ou conseillers des milieux financiers :

Charles Morris, The Trillion Dollar Metldown : Easy Money, High Rollers, and the Great Credit Crash, PublicAffairs, 2008 ;
Laurence Mitchell, The Speculation Economy : How Finance Triumphed over Industry, Berrett-Koehler Publishers, 2007 ;
François Morin, Le nouveau mur de l'argent, Essai sur la finance globalisée, Seuil, 2006.

Par ailleurs, dans le dossier principal du magazine Time (29 septembre 2008) intitulé « The Price of Greed » - « Le prix de la cupidité » - , on explique bien les rouages de la crise. Les auteurs montrent comment la cupidité est à la racine de cette spéculation démentielle.

 

La morale de cette histoire

La morale de cette incroyable mais véridique histoire, c'est que la monnaie - inventée pour faciliter les échanges entre les membres d'une communauté et, aujourd'hui, entre les individus et les institutions du monde entier - est un BIEN PUBLIC. Et en tant que BIEN PUBLIC, la monnaie doit être émise, régulée et contrôlée par les pouvoirs publics.

 

Jacques B. Gélinas Auteur du Dictionnaire critique de la globalisation, Voir en particulier, les mots « Financiarisation », « Spéculation financière » et « Dérégulation ». Le 15 octobre 2008


Notes

[1] "Adossé à" : c'est la trouvaille linguistique des grands spéculateurs pour éviter d'utiliser le mot "garanti par", car les papiers commerciaux en question n'ont qu'une relation éloignée, comme on le verra plus loin, avec l'actif qu'est la maison hypothéquée ou autres. Mieux vaudrait dire : "accroché à des actifs".

[2] Dans subprime ou sous-prime, « prime » est pris, dans le langage financier, au sens de « prix à payer pour... ». Pour une assurance, par exemple. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit des mensualités minimales à payer pour l'hypothèque.

[3] « Titrisation » : notez le mot titre dans ce néologisme financier. La titrisation consiste à transformer un paquet de créances en petites tranches égales pour en faire des titres financiers que l'institution prêteuse lance sur le marché des valeurs mobilières.

[4] Les bons du Trésor US et les obligations du Canada sont emprunts émis par l'État.

Mardi 21 Octobre 2008

danyquirion@videotron.ca

http://www.alterinfo.net/L-incroyable-mais-veridique-histoire-des-papiers-commerciaux-adosses-a-des-dettes_a25107.html?PHPSESSID=2e693665ff81d4c14142afa1ea412896

16:41 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, credit, dette |  Facebook |

04.10.2008

POUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR

 

Fouet2

Voici le montant de la dette publique, en pourcentage du PIB, des principaux pays
Comme presque tous les pays, plus ou moins, le vôtre est endetté!



Japon 177 %
Égypte 113 %
Italie 106 %
Singapour 98 %
Belgique 88 %
Grèce 82 %
Maroc 67 %
États-Unis 66 % (avant la crise)
Portugal 65 %
Hongrie 65 %
Chypre 65 %
France 64 %
Argentine 64 %
Allemagne 63 %
Autriche 62 %
Inde 60 %
Turquie 59 %
Tunisie 55 %
Serbie 53 %
Suisse 51 %
Pays-Bas 49 %
Canada 48 %
Suède 47 %
Croatie 46 %
Brésil 46 %
Pologne 45 %
Royaume-Uni 43 %
Norvège 41 %
Espagne 40 %
Finlande 39 %
Danemark 30 %
etc


Nous savons quelle est, en général, la cause de cette dette : c'est que dans la pensée unique libérale qui mène actuellement le monde, les dirigeants ont considéré qu'il était nécessaire aux États de financer leurs déficits auprès des financiers ( banques, assureurs, détenteurs de capitaux, etc,), afin de faire profiter ces derniers de placements garantis et rentables, plutôt que de la faire financer par leur banque centrale.

Au fil des années, les seuls intérêts versés aboutissent à des sommes considérables, par exemple plus de 1300 milliards d'euros pour la France, depuis 1973 ... alors que le cpital de la dette augmente automatiquement chaque année pour atteindre à ce jour plus de 1250 milliards d'euros

Et combien votre pays a t-il déjà payé d'intérêts ?

Si vous voulez internationaliser, ou au moins européaniser, ce combat pour la reprise du droit pour l'État de bénéficier des mêmes avantages dont bénéficient les banques commerciales, c'est-à-dire de pouvoir emprunter auprès des Banques Centrales, ce qui permet dans la pluspart des cas de ne pas payer d'intérêt au privé, nous vous offrons l'espace d'un domaine " http://xxx.public-debt.org " afin de dénoncer avec nous mais dans votre langue et avec les chiffres que vous pourrez trouver, cet état de fait.

Source:
http://www.public-debt.org/

LA CREATION MONETAIRE NOUS APPARTIENT

Extrait de Bankster: Tout argent 'naît que dès lorsqu'il est emprunté'. L'argent n'existe pas jusqu'à ce que quelqu'un l'emprunte. C'est de 'l'argent basé sur une dette', par conséquent ce n'est pas vraiment de l'argent puisque le véritable argent est basé sur une substance - l'or, l'argent, etc. Si l'« argent » naît que dès lors qu'il est emprunté, alors cela signifie qu'il n'existe pas. Ainsi, où est l'« intérêt » ? Il n'existe pas. Comment peut-il être payé ? Il ne peut pas être payé parce qu'il ne fait pas partie de ce qui est créé. Il n'existe simplement pas. La monnaie que nous employons est basée sur notre futur travail que les gouvernements (politiciens) ont promis aux banquiers. De futures générations sont déjà contraintes à payer une dette qui n'existe pas. Pour comprendre L'Argent Dette, nous vous proposons de visionner un documentaire animé, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon qui explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE avec une bande son française et des termes compréhensibles par tous !

 

99% de la population ignore encore le processus de création monétaire. Ainsi lorsque vous l'aurez assimilé à votre tour, soyez certain de bien faire la distinction entre les répercussions privées et publiques de ce système. Utiliser un systeme d'argent dette pour nos investissements privés, nous le faisions à notre insu jusqu'a maintenant. Le fait que les états européens aient décidé d'abandonner récemment le droit régalien des peuples de battre leur monnaie et ceci sans leur consentement est autrement plus inquiétant. (A noter tout de meme que d'un point de vue privé, l'absence de pleine divulgation et d'égale contrepartie sur le contrat de prêt bancaire peut apparaitre comme frauduleux)

Extrait de FauxMonnayeurs.org: Depuis 1973 et en application depuis 1974, puis entériné par l'article 104 du traité de Maastricht et finalement transposé dans l'article 123 du traité de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen et ceci pour tous les états européens. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur une montage de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques: Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre. Comment peut-on perdre à ce point le plus élémentaire bon sens pour vouloir légitimer le fait qu'un Etat paye un intérêt à un système bancaire privé pour l'usage de sa propre monnaie, qu'il pourrait émettre lui-même, sans intérêt ?

La réponse(hypothèse actuelle) semblerait se situer dans le fait que bon nombre de haut fonctionnaires, ministres ou anciens ministres siègent ou ont siégés au conseil d'administration de banques privées (voir aussi 'le choix de la défaite' sur notre page
videos). Nous voila dans un esclavagisme moderne grâce à la haute trahison de nos élus qui cherchent désespérement des solutions "pansements" aux conséquences du SEUL problème qu'ils ont eux même instauré par décret dans le plus grand silence et sans la moindre concertation ils ont vendu TOUS nos biens, nos propriétés, nos corps et ceux de nos enfants a des banquiers privés.

 

L'Argent Dette de Paul Grignon

Ici et maintenant ! Au nom du peuple souverain et sous la protection de l'article 10 du deuxième Traité de la Convention de Berne, l'article 10 de la Convention Européenne des droits de l'homme et l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, défendant le droit de tous a l'information et le droit a la liberte d'expression et d'opinion.

Nous déclarons, par le peuple et pour le peuple, que c'est le peuple qui produit tous les biens et services mis sur le marché. C'est donc le peuple qui fait la valeur de la monnaie. Celle-ci n'apparaît pas spontanément dans la nature, comme les biens et services, elle est la création de l'homme. Le droit à la création de la monnaie appartient donc au peuple puisqu'il en fait la valeur.

Nous refusons de travailler pour quelque chose qui n'existe pas et encore moins pour quelque chose qui nous asservit.

Tant que l'article 104 du Traité de Maastricht, transposé dans l'article 123 du Traité de Lisbonne restera en vigueur, l'Europe restera une arnaque des Banksters.

L'ensemble des politiciens français et européens se chamaillent pour des questions sans importance

Il n'y a pas un seul problème en Europe (idem dans le monde) qui ne soit pas lié à l'utilisation de L'Argent Dette

La dette nationale est un canular inventé par décret et en application par une loi.

Nous jouons au JEU DU COMMERCE (voir: bankster) dans un monde commercial fictif où l'argent est fictif, les sociétés - et ceci inclut votre NOM en lettres majuscules - sont fictives, ce sont toutes des fictions crées par le gouvernement qui est lui-même une entité fictive dont le seul but est de récolter l'intérêt fictif d'une dette fictive qui ne pourra jamais être payé et ceci pour le compte d'une poignée d'individus privés.

Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnu comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile... Une fois qu'une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n'importe plus qui fait ses lois... L'usure, une fois aux commandes, coule n'importe quelle nation. - William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada (qui nationalisa la Banque du Canada)

Depuis un siècle de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cette escroquerie, parmi elles des grands noms de la science économique comme Milton Friedman, Irvin Fisher et Maurice Allais.

Source:
http://www.bankster.tv/

L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

L'Argent Dette (Money as Debt)

 http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304  

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE
Il n'y aurait PAS D'ARGENT


Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule.
Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.

Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous
Nous vous présentons le chef d'oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français !

Où naissent les pommes de terre ? - Dans le champ du cultivateur.
Où naissent les petits veaux ? - Dans l'étable.
Où naissent les prunes ? - Sur le prunier.
Tout le monde sait cela.

Mais posez maintenant la même question au sujet de l'argent:

Où naît l'argent ? Où est née le billet de papier que j'ai dans ma poche ? Qui est-ce qui l'a mis au monde, pour quelle raison, et à quelles conditions ?
Où sont nés les milliards et les milliards avec lesquels les gouvernements financent la guerre, eux qui constatent en permanence qu'il n'y a pas assez d'argent dans le pays pour financer simplement des travaux ordinaires ?
Puis, où va l'argent quand on ne le voit plus ? Où nait et où meurt l'argent ?

Posez ces questions, et dites combien d'hommes peuvent vous répondre.

Ce n'est ni le bon Dieu ni la température qui font l'argent. L'argent ne se fait pas tout seul ? Qui est-ce qui le fait ? Qui est-ce qui a su en faire autant qu'il en a fallu pour tenir la guerre ? Et pourquoi ceux qui ont fait l'argent pour conduire les guerres n'en faisaient-ils pas auparavant pour régler les crises et les problèmes ?
L'Argent Dette vous révélera l'histoire de la mystérieuse naissance de l'argent.

L'Argent Dette est un formidable outil pédagogique pour combler les lacunes de tout un chacun concernant la création monétaire. Il a été diffusé, souvent sans le consentement de l'auteur, dans des universités, durant de nombreux séminaires ou pendant des conférences altermondialistes.

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Pour le site de l'auteur Paul Grignon, cliquez ici
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Pour comprendre les répercussions spirituelles et financières de l'Argent Dette,
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Les étapes historique de notre esclavage

15 août 1971 : dématérialisation totale de la monnaie.
Le président américain Richard Nixon, conseillé par George Shultz (qui sera plus tard le mentor des administrations Bush père et fils), supprime la libre-convertibilité du dollar en or. Ce découplage sera suivi de mesures de dérégulation des marchés permettant des spéculations de plus en plus énormes.

3 janvier 1973 : loi Pompidou-Giscard d'Estaing par laquelle la Banque de France abandonne son rôle de service public.
Article 25 : « Le Trésor public ne peut plus présenter de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. » Dès lors, sous prétexte de lutte anti-inflationniste, le recours au crédit productif public est interdit. VGE s'est exprimé sur le sujet
ici.

Mars 1973 : régime des changes internationaux flottants.
Il n'y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Les spéculateurs peuvent s'en donner à coeur joie avec des produits financiers dérivés, en particulier sur les taux de change entre monnaies (on parie plusieurs fois sa mise, avec un effet de levier, moyennant des informations obtenues sur les pressions politiques exercées sur telle ou telle devise d'Etat).

1987 : Alan Greenspan combat l'effondrement des bourses mondiales par l'émission pratiquement illimitée de monnaie-crédit en faveur des marchés.

1992 : Traité de Maastricht. Prélude à un euro découplé de l'autorité des Etats.
Abdication de fait des souverainetés nationales par privation des moyens de les exercer. Son article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE et aux banques centrales des Etats membres, ci après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

4 août 1993 : loi Mitterrand-Balladur donnant son indépendance à la Banque de France.
Son article 3 lui interdit d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publique, de même que l'acquisition de titres de leur dette.

Juin 1997 : Jacques Cheminade et Christophe Lavernhe rédigent Un plan de relance par le crédit productif, ou la nécessaire transformation de la monnaie en capital, expliquant comment les monnaies nationales sont prises en otage par les intérêts financiers depuis le renoncement de 1973 en France et le Traité de Maastricht à l'échelle européenne.
Rejet de la proposition d'avances par la banque de France au Trésor public pour un plan de relance économique, faite par un groupe parlementaire français, jugée contraire au Traité de Maastricht et au choix effectué en 1973.

12 mai 1998 : loi Chirac-Jospin, intégrant la Banque de France au Système européen de banques centrales (SEBC) et à la BCE.
Le Traité de Maastricht prévoyant déjà que « l'objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ».

1999 : vote aux Etats-Unis du Gramm-Leach-Bliley Act, qui annule le Glass-Steagall Act voté sous la présidence Roosevelt.
Désormais, il n'y a plus de séparation aux Etats-Unis entre banques de dépôt et banques d'affaires, et les banques sont autorisées à fusionner avec des sociétés d'assurance. Chute de la « muraille de feu » prudentielle. L'Europe, elle aussi, déréglemente.

Mai 2005 : rejet par le peuple français du Traité constitutionnel européen qui, dans son article III-181, aurait « constitutionnalisé » l'article 104, § 1 du Traité de Maastricht.

2007-2008 : le Traité de Lisbonne reprend (article 123 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne) l'article 104, §1 du Traité de Maastricht.
L'objectif est bel et bien d'abandonner la création monétaire aux banques privées, dans un contexte de mondialisation financière sans limites.   Source:
http://www.alterinfo.net  

 http://www.alterinfo.net/POUR-QUE-L-ARGENT-NOUS-SERVE,-AU...

17:47 Écrit par Deniz dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dette, illusion, crise |  Facebook |