13.05.2009
Dans la vie faut pas s’en faire…

« Que d'erreurs j'ai faites dans ma vie...Si j'avais su à l'époque ce que je sais maintenant...Si je n'avais pas pris telle décision, mais bien celle-là...Si j'avais corrigé mon erreur dès le départ, au lieu de la laisser s'aggraver et devenir irréversible...Pourquoi est-ce que je prends systématiquement le mauvais choix dans tel domaine, et pourquoi, sachant mon erreur systématique, je n'arrive pas à corriger ? Comment est-ce possible que des gens puissent faire cela ? Cela n'arrive qu'à moi...C'est toujours la même chose... ». Des regrets, des remords, de l'impuissance, de la culpabilisation, de la colère, des « j'aurais dû » ou « si j'avais su »...Cela vous semble familier, n'est-ce pas ? Eh bien, la bonne nouvelle, c'est qu'il n'aurait pu en être autrement au niveau des faits, donc que ceux-ci n'ont aucune importance !
Contrairement à toutes les apparences, tout ce qui se passe dans notre vie ne provient pas d'une décision personnelle, d'une réflexion mentale que l'on croit avoir la liberté de choisir. Avez-vous remarqué que lors des grandes étapes de notre vie (mariage, travail, enfants, ...), nous avons été plus embarqué dans un courant que maîtrisé vraiment la situation ? Autrement dit, si c'est bien nos pensées (et nos émotions) qui créent notre vie, nous n'en sommes pas maîtres car, à notre insu, elles suivent un programme personnel dont nous ignorons totalement l'existence et le contenu. Tout ce qu'on voit est notre vie défilant devant nos yeux suivant un scénario déjà bien établi, comme si nous regardions passivement et « activement » un film, car nous sommes aussi dans le film : nous sommes spectateur et acteur confondus (le spectateur est dans le film sans le savoir). Et le seul choix que nous ayons vraiment est notre réaction par rapport à ce film : on accepte ce qui se passe ou pas. Mais nous ne savons pas modifier le film par des actions et des réflexions, tout comme au cinéma (même si nous sommes dans le film), par contre, il nous est possible de changer de film. Explications.
Cela fait évidemment penser au déterminisme, ce qui voudrait dire que notre vie est déterminée à l'avance, et qu'on ne peut rien y changer, ce qui nous limiterait à subir complètement et définitivement notre destin. Mais c'est plus subtil que ça, car cela reviendrait à dire qu'il n'y a qu'une vie possible. Or, toutes les vies possibles et imaginables à l'infini existent simultanément et se sont déjà toutes déroulées : elles sont donc toutes disponibles. Parmi cette infinité de potentiels, la seule vie dont nous pouvons avoir conscience et que nous sommes capables de voir est celle-ci, celle que nous vivons à cette seconde. C'est celle qui a la plus grande probabilité de se dérouler, car c'est celle qui est en résonance avec notre niveau de conscience actuel, qui, selon cette fréquence, induit des pensées et des émotions attirant les circonstances de cette vie-ci. C'est notre niveau de conscience (et les pensées-émotions qui en découlent) qui détermine le film qu'on regarde. Donc, rester au même niveau de conscience toute sa vie implique effectivement qu'on regarde toujours le même film programmé au départ.
Nous avons donc beau nous débattre dans tous les sens, rien ne modifiera la vie qui se déroule devant nos yeux, dictée (projetée) par seul notre niveau de conscience (notre taux vibratoire). Suivre ses pensées et ses émotions pour prendre des décisions est tout à fait inutile et nous décevra toujours, puisqu'elles feront partie du film. La seule chose qu'on peut faire, c'est changer de film, c'est-à-dire changer de potentiel de vie, ce qui ne peut se faire que par un changement de fréquence (comme pour des chaînes de télé). Et pour pouvoir élever sa conscience, il faut la libérer de son carcan obscur en reprogrammant nos mémoires cellulaires (transmutation), autrement dit, en changeant notre perception et en voyant le film sous un nouvel angle, en prenant du recul de telle manière à ne plus être affecté par lui. En effet, plus on ressent des émotions, plus on « rentre » dans le film (oubliant qu'il s'agit d'une fiction), et il en va de même pour le film programmé de la vie, on en reste prisonnier, sans pouvoir alors le changer. Avoir suffisamment de recul (détachement) permet de profiter simplement de l'histoire extraordinaire qui se déroule sous nos yeux, de s'en libérer et d'en changer.
Comme Kryeon le dit si bien, nous avons des prédispositions. En fonction de notre évolution, de nos vies passées, nous choisissons une nouvelle vie (incarnation) qui optimisera notre élévation de conscience. Pour cela, nous concevons le film qui nous convient le mieux pour pouvoir à terme sortir de cette illusion : ce film ne peut pas être agréable, car s'il l'était, nous nous y complairions trop et n'aurions aucun incitant à vouloir en sortir. Pour préparer ce film, il suffit de programmer nos cellules, par un acquis génétique (mémoires des vies passées et des parents), et une éduction ciblée (type de vie, environnement, parents, école...). Si bien que quand nous nous confrontons à la vie active à l'adolescence, nos cellules ont déjà été bien programmées magnétiquement par toute une série de blessures et d'émotions, d'où le déclenchement de rebellions explosives. Cette programmation va induire en nous des pensées et des émotions spécifiques qui vont ainsi attirer à nous la vie choisie avant l'incarnation. En effet, nous allons réagir spécifiquement à ce qui nous entoure, par la mémoire sensible de nos cellules. Pour cela, parmi toutes les pensées et émotions qui nous traversent continuellement, certaines vont être sélectionnées et capturées par notre ego grâce à la résonance de nos cellules par rapport à certains évènements, situations, personnes que nous avons attirés. C'est un véritable cercle vicieux, car ces pensées et émotions sont évidemment pour la plupart négatives : la vie sur terre n'est pas une sinécure dans le film de départ, surtout avec notre ego insatiable... Donc, toute pensée, toute émotion ne fait que renforcer le film, puisqu'elles correspondent forcément à la programmation de nos cellules. Qu'il serait libérateur (mais triste et ennuyeux) de pouvoir ne plus penser ni s'émouvoir ! (d'où l'ascétique technique de la méditation).
Ainsi, la programmation va avoir deux effets : non seulement cela va attirer des situations désagréables qui correspondent bien au scénario de film, mais nous allons aussi réagir négativement à ces situations, ce qui va renforcer la programmation, et donc continuer de nous attirer ces situations non désirées. Il est donc très très difficile de changer de film, de changer de vie, car la programmation des cellules est tenace et s'auto entretient. Le fait de ne pas accepter ce qui arrive provoque des pensées et des émotions négatives qui sont en résonance avec l'empreinte magnétique de la programmation cellulaire, la renforçant. Cela veut dire qu'il y a beaucoup de « chance » qu'on suive le film programmé au départ, sans pouvoir en changer, d'où le nombre très élevé d'incarnations nécessaires. Ces vies, dans lesquelles on est emprisonné dans le film sans le savoir, sont très limitatives et frustrantes, car tout jugement, tout rejet, toute colère contre ce qui arrive, non seulement ne donnera aucune amélioration, mais attirera davantage ce type de problème. Cela ira en crescendo, jusqu'au moment où ce sera tellement fort qu'on jettera l'éponge et qu'on cessera de se battre (dépression) : c'est le début de l'éveil, où on laisse la place à la Volonté Divine, et non plus à notre programmation (ego).
Donc, si on veut que « ça change », que notre vie s'améliore, nos choix dictés par notre mental n'y feront rien, car sans que nous le sachions, ils sont forcément faits pour entretenir la vie en cours. Nous n'avons pas de prise là-dessus, en réalité nous ne faisons rien de nous-mêmes à ce stade. Nous avons l'illusion que nous faisons des choix pour faire ceci ou cela, mais il n'en est rien : nous ne sommes que des spectateurs d'un film, et le seul choix que nous avons c'est de changer de film, mais nous ne pouvons pas modifier le film lui-même. Comment changer de film ? En changeant la programmation du projectionniste ! Autrement dit, en modifiant la programmation de nos cellules. C'est la fameuse transmutation : d'abord déprogrammer, puis remplir les cellules vierges par l'énergie Christique. Pour cela, il faut faire le choix d'accepter la vie et de ne plus réagir négativement : c'est le seul moyen pour stopper le cercle vicieux : programmation - vie - réaction (pensées / émotions).
Le « remplissage » est l'étape la plus facile, car cela se fait tout seul dès que les cellules se démagnétisent, compte tenu des énergies qui nous arrosent en crescendo pendant cette période privilégiée. Par contre, pour la déprogrammation, si in fine, tout le monde y parviendra, il y a des différences au niveau de la vitesse, autrement dit du temps qu'il nous reste encore à chacun à rester inconsciemment dans le film et à souffrir inutilement. Il s'agit dans un premier temps de prendre conscience de nos réflexes quand un type de situation qui nous fait habituellement réagir survient. C'est comme si on appuyait sur un bouton qui déclenche automatiquement des pensées et des émotions spécifiques : c'est la programmation. En prendre conscience est l'étape la plus déterminante, car on commence à éclairer l'ombre, ce qui ne peut que progresser. Grâce à cette arme, on peut maintenant faire le seul choix que nous ayons effectivement : comment vais-je réagir face à cette situation que je déteste, vais-je suivre comme un réflexe habituel ma programmation et me rebeller, ou vais-je innover en transformant les émotions négatives forcément déclenchées, en émotions positives (transmutation par le Cœur Sacré) ? Vais-je suivre mon ego (non acceptation) ou l'Esprit (acceptation) ? Vais-je continuer à regarder ce film sans cesse, ou en changer ?
C'est aussi pour cela qu'il est vain d'avoir des attentes et des désirs, car le seul fait d'y penser empêche qu'ils soient exaucés : ils font forcément partie du scénario du film dans lequel on est en manque, on a besoin de...Et on ne sait pas changer ce scénario : plus on veut le modifier, plus il se consolide ! Par contre, il est utile de faire des choix conscients tels que : amour, paix, harmonie...car ils élèvent la fréquence de nos pensées et nos émotions, ce qui déprogramme nos cellules. La co création consciente, ce n'est finalement rien d'autre que de changer de film, celui qu'on choisit par de nouvelles pensées et émotions orientées, qui doivent sortir du canevas de la programmation : pour pouvoir co créer, il faut donc au préalable déprogrammer. Nous n'avons plus alors de pensées programmées, mais celles-ci sont libres d'être inspirées par notre Moi Supérieur, c'est le supra mental. C'est alors que notre vie change réellement, que nos vœux divinement inspirés se concrétisent miraculeusement. On comprend mieux aussi la compassion vis-à-vis des autres qui restent inconsciemment prisonniers de leur film : ils sont (tout comme nous) innocents des malheurs qu'ils causent...
Il est évident que savoir, se rendre compte et ressentir que la vie qu'on voit est une illusion, la projection de notre propre conscience, aide fortement à l'acceptation. Tel un spectateur qui regarde un film trop émouvant, nous pouvons relâcher la tension en prenant conscience que finalement, ce n'est qu'un film : on « sort » du film et de son emprise en ne regardant plus l'écran, ce qui se traduit dans la vie par se centrer dans le coeur. Il est donc essentiel de prendre conscience qu'on ne peut pas changer ce qu'on voit par son mental, qu'on ne peut pas changer les personnes en leur prouvant qu'elles ont tort, que tout ce qui arrive ne peut en être autrement à cette seconde, malgré tous nos efforts (complètement inutiles car eux-mêmes programmés et faisant partie du film !) pour essayer de conformer la vie à nos aspirations. Voilà qui doit renforcer notre confiance, et effacer toute peur. Cela veut aussi dire que tout ce qui nous arrive n'a en soi-même aucune importance : seule notre réaction importe. Seule compte notre déprogrammation pour pouvoir nous reconnecter avec notre véritable essence, autrement dit, retourner à la Source. Là, nous ne sommes même plus l'observateur, car le spectateur, l'acteur et l'écran ont disparu, nous sommes...l'observation : la lumière de projection !
Alors, pourquoi s'en faire ?
Dans la vie faut pas s'en faire
Moi je ne m'en fais pas
Toutes ces petites misères
Seront passagères
Tout ça s'arrangera
(Maurice Chevalier)
Paradoxalement (comme toujours), ce n'est que le laisser-faire qui permet de changer notre vie !
Deniz
08:15
Écrit par Deniz
dans Mes textes |
Lien permanent
| Commentaires (6)
| Envoyer cette note
| Tags : cellules, illusion, film |
Facebook
|
31.07.2008
Le film de ma vie

Regarder un film à suspense peut être une grande leçon pour peu qu'on observe son attitude. On peut en effet se rendre compte que, dans un film « bien fait », on entre carrément dedans : on considère le film comme un événement qui existe réellement. En effet, pris par l'intrigue, et notre désir que tout finisse bien, comme le film est fait de telle manière à tirer en longueur l'arrivée du dénouement avec autant de rebondissements, on éprouve des émotions, des réactions comme si cela était la réalité. De plus, on pense même qu'on peut modifier le film en pensant ou même prononçant des phrases comme : mais comment est-ce possible ? Mais pourquoi ne fait-il pas ça ? Il suffirait de dire ceci....Comment peut-on être aussi bête....Mais non, ne vas pas là ! Etc...Tout cela mêlé à de l'angoisse, de la peur, de l'anxiété, de la tristesse, et à la fin, le soulagement tant attendu. En plus, souvent, après le film, l'histoire est tellement imprimée en nous (au niveau émotionnel) qu'on y repense (et en discute) comme si tout cela s'était réellement passé. Oui, on entre vraiment dans le film, au point qu'on oublie que c'est un film, qu'il a déjà été écrit, réalisé, que toute l'histoire, y compris la fin est connue, et qu'on peut le regarder autant de fois, ce sera toujours la même. La seule chose qui changera, ce sera notre réaction. Mais ici, il est facile de se rendre compte qu'on a été pris dans le piège de l'illusion : il suffit de changer de chaîne, de ne plus regarder l'écran, d'éteindre la télé, ou de sortir du cinéma pour que toute cette fiction disparaisse (le cinéma a plus le pouvoir de nous plonger dans le virtuel grâce à la salle noire et à l'écran géant : on ne voit plus que les images projetées ; le son y est par ailleurs très fort).
Cette prise de conscience de l'irréalité d'un film qu'on regarde, peut nous aider à commencer à comprendre que notre vie et tout ce qu'on voit est également un film qui a déjà été tourné : un pure fiction. Le thème principal du film, les grandes lignes ont déjà été établies, et se répètent à chaque incarnation, avec des variantes (établies par nous), un peu comme les films Rocky...A chaque incarnation, on regarde le même (plus ou moins) film de notre vie, et ce qui change vraiment, c'est notre attitude d'observateur : va-t-on réussir un jour à se rendre compte que c'est un film ??? Va-t-on réussir à éteindre cette projection, à la faire disparaître pour retrouver notre véritable réalité, tout comme celui qui a su détourner son regard de l'écran et a éteint sa télé ?
Quel est ce film à suspense parfaitement réalisé que nous prenons pour notre réalité ? Il s'agit de la fausse croyance que nous sommes séparés de Dieu. Prenons un exemple de cette fiction ....Imaginons dans un salon, des parents assis dans un canapé, entrain d'admirer leur tout jeune enfant (disons un an) qui joue par terre. L'enfant est au comble du bonheur, il se sent en sécurité, il ressent la présence et l'amour de ses parent, il se sent protégé et uni à eux. Aurait-il le moindre désir, il sait qu'il serait immédiatement comblé plus qu'il n'en faut. Mais voilà que pendant que ses parents se font des câlins, l'enfant, poussé par la curiosité, se déplace jusqu'à un porte entrouverte. Il pénètre dans une autre pièce qui est sombre, et sans y faire attention, donne un coup de coude à la porte qui se referme derrière lui. Après un très bref moment de surprise, l'enfant se rend compte qu'il est en territoire inconnu, et même s'il a déjà été dans cette pièce, il n'en a aucun souvenir. De plus, horreur, ses parents ont disparus ! Il ne les voit plus, ne les entend plus, ne ressent plus leur amour. Il veut faire demi-tour, mais la porte est fermée, il est trop petit et ne sait pas l'ouvrir...Il se sent séparé à tout jamais d'eux. Alors arrive la PEUR et la culpabilité inconsciente d'être parti dans cette autre pièce et de ne plus savoir comment revenir. L'enfant va alors projeter dans cette pièce sombre tout un monde à partir de son ego, il va imaginer et se faire tout un film : celui de l'orphelin perdu à qui il peut arriver toutes sortes de malheurs. Ce film sera tellement bien fait, angoissant, qu'il va entrer dedans et le prendre pour la réalité. Ce qu'il ne sait pas, c'est que cette soi-disante séparation ne va durer que quelques secondes et que ses parents qui sont derrière la porte, à quelques mètres, sont toujours là à l'aimer et qu'il ne peut rien lui arriver. Ces quelques secondes de peur avant le retour dans les bras de ses parents représentent chacune de nos incarnations, et on y projette et voit le même film à chaque fois, mais dans des circonstances différentes.
On a bien compris que les parents représentent Dieu, et l'enfant, chacun de nous. Notre difficulté, voire notre impossibilité (si on est seul) à se rendre compte de l'illusion de notre monde et de la stupidité à avoir peur, est la même que pour cet enfant. En regardant la scène, nous penserions : ah bon sang, si l'enfant pouvait se rendre compte que ses parents sont juste à côté et qu'il ne peut rien lui arriver ! Pourquoi pleurer ? Autrement dit, cela ne pourrait pas nous arriver, car nous, adultes, savons que...Qu'est-ce qui change entre l'enfant et l'adulte ? Le niveau de conscience. Nous sommes à l'enfant ce que notre Moi Supérieur (notre véritable être) est à nous. Nous allons vite « grandir » pour pouvoir ouvrir cette porte, en tout quiétude, car nous allons prendre conscience que nous n'avons jamais réellement été séparés, et que toute la projection du film à suspense de notre vie était une fiction.
Deniz
08:21
Écrit par Deniz
dans Mes textes |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : film, reve, illusion, separation |
Facebook
|








