07.12.2009

Pour la libération : « ouvrons-nous grand à la vie ! »

 

 

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Quand les chaînes du Passé se brisent, la Liberté est rendue au Présent ! Dans le libre Présent uniquement résident Paix et Bonheur !

Mais comment vivre libre au Présent lorsque l'on continue malgré notre meilleure volonté à être tiraillé par nos vieux démons ? Comment être soi-même lorsque la souffrance enfouie nous ampute dans notre épanouissement, engendrant mal-être voire même maladies ?

Certes, je peux déjà en parler à quelqu'un, afin de diminuer la pression intérieure, et c'est déjà une grande aide si j'ai pu trouver une écoute neutre et bienveillante pour m'autoriser à exprimer ce que j'ai sur le cœur et lâcher ainsi les émotions que je réprime et qui me pèsent. Mais soulever le bouchon pour laisser échapper la vapeur ne réglera pas mon problème définitivement si le feu est toujours allumé sous ma cocotte ! Est-il alors nécessaire que je connaisse la composition exacte du gaz qui brûle en moi, en allant méticuleusement rechercher l'origine de toutes mes blessures intérieures ? Cette approche peut donner de bons résultats au départ, les prises de conscience me permettant de vider plus vite cette bouteille de gaz sclérosant, mais elle devient souvent vite laborieuse et décourageante lorsque ma focalisation excessive sur le passé paralyse ma marche en avant. N'existerait-il pas une autre voie, plus rapide ? Ne serait-il pas plus simple que je ne présente plus d'allumette quand le gaz arrive ?

« En réalité, la solution se trouve en nous, dans notre manière de percevoir le monde et dans la relation que nous avons avec... nous-mêmes. À partir de là, nous pouvons opérer efficacement sur tout ce qui émane de nous. Si nous regardons un paysage à travers un prisme déformant, il risque de nous décevoir. Dès que nous corrigeons les verres de nos lunettes, il peut alors nous apparaître dans toute sa munificence. Nous avons tous en nous un miroir déformant qui perturbe en permanence notre vision, nous piège de mille manières et nous fait prendre à longueur de temps des vessies pour des lanternes. Son nom comporte trois lettres... Il sera très utile de mieux le connaître pour apprendre à déjouer ses facéties et retrouver la sérénité. De même qu'une fois les nuages balayés le soleil brille, une fois le caillou ôté la source jaillit, une fois les taches nettoyées la transparence de la vitre se révèle, dans cette approche, on ne cherche pas à créer la lumière : on sait qu'elle est là, qu'elle a toujours été là ; on observe simplement ce qui l'empêche de briller en nous, ce qui bloque ou entrave son rayonnement. À première vue, nous aurons l'impression d'avoir affaire, en réalité, à une multitude d'obstacles : les résistances qui empêchent l'entrée de la lumière sont aussi nombreuses que les feuilles, les rameaux, les branches qui nous font de l'ombre sous le grand arbre de notre vie. Nous tentons alors de procéder à des élagages, des coupes, au risque de nous rompre le cou en escaladant le tronc, en rampant sur les branches, en cueillant les fruits, en ôtant les feuilles les unes après les autres... Cependant, une fois ce travail méticuleux accompli, nous devrons constater que de nouvelles pousses apparaissent, que des ronces s'élancent vers le ciel dès que nous avons le dos tourné... et que le travail doit être sans cesse renouvelé. Tel un jardinier consciencieux qui nettoie sans cesse son lopin de terre, nous risquons de passer toute notre vie dans ces taillis sans pouvoir empêcher les ronces et les chardons d'envahir notre jardin. Nous sommes alors contraints d'en prendre notre parti et de recommencer sans cesse le même travail, sans résultat satisfaisant. Pour se libérer définitivement des buissons, des ronces ou des broussailles, notre jardinier devra recourir à une solution radicale : arracher les racines. N'est-ce pas le seul moyen d'empêcher les repousses intempestives ? Non pas nous contenter d'émonder, de couper et de sectionner les pousses et excroissances, mais déraciner le problème qui engendre tous les autres et nous empêche de trouver une totale plénitude. »

Pour ne pas toujours retomber dans les mêmes erreurs, je dois voir, ressentir, et comprendre profondément les processus (corporels, émotionnels et mentaux) qui génèrent ma souffrance, afin qu'à l'avenir je puisse moi-même m'en préserver en ne les alimentant plus. Cela signifie prendre conscience, dans toutes ses ramifications, de la véritable racine du problème, qu'il me suffit d'extirper de moi pour atteindre la Libération intérieure et l'Éveil. Il ne s'agit pas alors d'une nouvelle technique à apprendre, mais d'un état d'être à dé-couvrir en moi, qui me permet d'aborder la vie avec un regard neuf et clair.

« Jugée parfois difficile, [cette approche] est cependant un merveilleux raccourci vers le but. [...] elle est d'une étonnante simplicité [...]. Ne requérant a priori ni foi, ni credo particulier, ni engagement dans aucune institution ou groupe spirituel, elle s'adresse indistinctement à tous, croyants ou non-croyants, et tout spécialement à ceux qui souhaitent cheminer sur leur propre voie, sans dépendance vis-à-vis de quoi que ce soit ou de quiconque. Elle ne nécessite même pas la guidance autorisée d'un Maître extérieur et s'en remet à la compétence du Maître intérieur, le seul vrai Maître. Par ailleurs, elle ne demande pas de quitter le monde, d'entrer dans le silence, ni même de devenir adepte de la méditation pendant de longues années. Cette dernière pratique est d'ailleurs appelée parfois "voie de la fourmi", tandis que la voie de la compréhension se nomme "voie de l'oiseau" : elle est donc un précieux raccourci vers le but. Loin de nécessiter un retrait du monde, irréaliste pour beaucoup, elle se pratique au cœur de la vie active et même, paradoxalement, c'est là qu'elle excelle et produit les meilleurs résultats ! Contrairement aux autres chemins spirituels qui nécessitent silence, recueillement et concentration - conditions si difficiles à réaliser aujourd'hui - elle s'accommode fort bien de l'agitation, du bruit et même des turbulences du monde moderne. Ne nécessitant pas de se protéger du stress, ni de se mettre à l'écart - ce qui n'est pas non plus sans intérêt - elle se pratique au sein même de l'action et de la "pâte humaine", en plein vent et même dans la violence des cyclones. Le lecteur se sentira sans doute intrigué par une proposition qui semble si contraire aux enseignements classiques basés sur l'ascèse, le renoncement, la quête du silence. Qu'il se tranquillise en sachant que cette voie n'est pas une création nouvelle, mais un chemin traditionnel, mal connu certes, souvent éclipsé par d'autres approches plus ésotériques ou confiné à une élite intellectuelle. Mais, que l'on se rassure, il est véritablement à la portée de tous. Il ne nécessite aucune qualité intellectuelle spéciale, sinon une attention et une vigilance qui s'acquièrent avec la pratique. »

Daniel Maurin Extrait de Déjouer les pièges de l'ego (Editions Jouvence)

C'est pourquoi observons attentivement en nous ! Uniquement dans le Présent repose la vraie vie, et vivre pleinement au présent n'est possible qu'en étant constamment présent à nous-même et à nos ressentis. Cette Vigilance de chaque instant nous affranchit alors automatiquement de l'emprise de nos mémoires émotionnelles du passé et de celle de nos pensées compulsives, donc nous libère de notre assujettissement au mental, source de tous nos maux. Laissons donc fluer la vie à travers nous et savourons-en pleinement chaque instant !

par joss

http://www.choix-realite.org/?3869-pour-la-liberation-ouvrons-nous-grand-a-la-vie

02.12.2009

Plus Profond Et Plus Haut

 

VU-D-EN-HAUT

Dieu a dit:

Vous êtes la lumière que Je tiens devant Moi. À travers vous, Je vois. À travers vous, Je vis. Moi, Qui suis éternel, Me regarde dans un miroir, et Je vous vois. Lorsque Je regarde dans le miroir et vous regardez dans le miroir, Nous ne voyons pas la même chose. Je vois vrai, et vous voyez moins vrai. Tant que vous ne voyez pas comme Je vois, vous voyez une façade, et alors ce que vous voyez n'est pas vrai.

Vous êtes un Grand Être et vous ne le voyez pas, et donc vous vous entortillez. Vous pouvez même ne pas voir les possibilités, tant vous êtes collés à la terre.

Levez les yeux plus haut de sorte que vous pouvez commencer à voir ce que Je vois. Venez où Je suis. Asseyez-vous près de moi. Alors vous et Moi partagerons une vision commune. Vous devez regarder au-dessus d'où vous avez regardé. Il faut regarder, même au-dessus du Ciel. Vous devez aller au-delà de ce que le monde a établi comme réalité. Ce que le monde a mis en place est, en vérité, la fausseté. C'est vous garder à la ferme alors que vous pourriez vivre au Paradis.

Si seulement vous pouviez croire ce que Je dis, vous regarder dans le miroir et voir beaucoup plus grand que vous ne voyez maintenant. Vous pourriez voir une personne totalement différente. Vous pourriez voir ce que vous êtes en ce moment mais à quoi vous étiez aveugles jusqu'à présent.

Les aveugles verront et les boiteux marcheront. Il y a un sens plus profond à cela. Il y a un sens profond en tout.

Le succès et l'échec ont un sens plus profond. Aux quatre coins du monde a un sens plus profond. La lumière du soleil et l'ombre. Souvenir et oubli ont un sens plus profond. Homme et femme ont un sens plus profond. Il y a un sens profond à tout ce qui est sur Terre. La Terre est une représentation du Ciel. Appelez la Terre un dessin si vous voulez. Il s'agit d'une esquisse. Maintenant c'est à vous de remplir de couleurs. Faites la représentation identique à l'original.

Remplissez d'amour, bien-aimés. Coloriez ça et là. Aimez ça et là. Enchantez-vous, et enchantez le monde.

Vous êtes ici sur Terre pour plus qu'un divertissement. Vous êtes certainement ici pour beaucoup plus que le malheur, le labeur et la peine. Vous êtes ici pour Moi.

Que dois-Je vous demander? Je vous demande d'aplanir le chemin pour tous ceux qui vous suivent. En faisant cela, vous lisserez le terrain pour tous ceux qui vous ont précédé. Commencez-vous à comprendre que toute l'éternité est contenue dans ce moment là? Tout ce qui est c'est l'éternité, et l'éternité est maintenant. Vous avez mis la table pour tous. Toute l'humanité a été invitée à votre table, et toutes les histoires fusionnent en une seule. Tous les chemins se croisent. Toutes les mains se tiennent. Même le combat n'est qu'une tentative de se tenir les mains. Il y a des ratés, et les mains ne se serrent pas.

Serez-vous heureux? Je sais que vous essayez, et pourtant vous vous y perdez. Voici le grand océan, et vous vous perdez à sa surface. Au lieu d'aller du sommet à la base, pourquoi n'allez-vous pas en profondeur et à la surface? Arrêtez d'agiter les bras. Plongez, bien-aimés. Plongez afin de monter haut.

Bien sûr, vous pouvez simplement monter au ciel. Vous êtes dans le processus dès maintenant. Et pourtant plonger et remonter sont identiques. Pour aller plus haut, vous allez plus profond. Pour aller plus profond, vous allez plus haut. C'est toute la métaphore, vous comprenez, car vous êtes profonds maintenant, et vous êtes hauts maintenant. Il n'en a jamais été autrement, sauf avec la couverture que vous aviez tirée sur vos yeux.

Traduit par Christine
Page originale :
http://www.heavenletters.org/deeper-and-higher.html

http://www.lespasseurs.com/arcturius/index.php?post/11/11/2009/Plus-Profond-Et-Plus-Haut

09:42 Écrit par Deniz dans Autres textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : perception |  Facebook |

18.10.2009

En Grandissant


 

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Dieu a dit:

Quand vous étiez un petit enfant, vous avez découvert très tôt que tout dans la vie ne va pas comme vous le voulez, et pourtant, si vous attendez toujours que la vie suive votre volonté, et seulement votre volonté, cette leçon n'est pas encore intégrée pour le moment. Sinon, pourquoi seriez-vous contrariés quand la vie ne va pas comme vous voulez?

Vous objectez certainement. Vous pouvez vous battre, ou vous pouvez vous sentir vaincus. Vous ne vous sentirez pas autrement, tant que vous espèrerez que la vie aille à votre façon. Vous ne vouliez pas une sucette à la cerise. Vous l'auriez voulu à l'orange. Comment se peut-il que la vie nie ce que vous voulez?

Vous pouvez être la plus belle personne du monde, ne combattre personne, n'objecter à personne, pourtant vous pouvez protester après la vie, telle qu'elle se présente à vous. Vous levez le bras après la vie et pleurez car elle n'a pas suivi votre proposition. Comment la vie peut-elle se comporter de cette façon? Comment pouvez-vous être ignorés? Comment se peut-il que la personne que vous aimez aime quelqu'un d'autre? Comment se peut-il que votre entreprise n'aille pas bien? Comment se peut-il que rien, ni personne, ne réalise vos désirs? Comment se peut-il que chaque chose que vous désirez chèrement ne vous arrive pas, et comment se peut-il que tout ce que vous ne voulez pas arrive si facilement?

D'une certaine façon vous sentez que vous avez été lésés, ou vous ne protesteriez pas. Vous pouvez, en effet, avoir été lésés, bien-aimés. La sucette à l'orange a été donnée à quelqu'un d'autre juste sous vos yeux, et on vous a donné celle que vous ne voulez pas. Et il existe quelque part un enfant qui n'a pas eu de sucette. Écoutez-Moi. La vie n'a rien à voir avec aller à votre propre façon, et la vie n'a rien à voir avec les torts et les gains.

Il est préférable de ne pas porter un jugement sur ce que la vie vous apporte ou non. Lâcher prise n'est pas vous dénigrer, bien-aimés. Lâcher prise ne signifie pas vous ôter de l'équation. Lâcher prise ne signifie pas abandonner. Cela signifie renoncer aux pensées qui ne vous sont pas utiles au cours de votre vie. Lâcher prise c'est prendre la vie comme elle vient et aller sans décider pour elle. Lâcher prise signifie que vous lâchez le mécontentement.

Vous avez entendu à plusieurs reprises que l'attitude est tout. Je Suis tout, mais l'attitude est beaucoup. Et d'où vient votre attitude? Votre attitude n'est pas un acte de volonté. Vous ne pouvez pas changer d'attitude comme de vêtements.

L'attitude est plus profonde, mais vous pouvez avoir l'intention de changer d'attitude. Avant que votre attitude envers la vie puisse changer, bien-aimés, la façon dont vous regardez les choses doit changer. Quelle est votre idée de la vie? Quelle prémisse désirez-vous?

Lâcher prise ne signifie pas que vous renoncer à vos rêves. Cela signifie que vous n'insistez pas pour que vos rêves se réalisent en ce moment sous la forme exacte que vous dessinez. Lâcher prise ne signifie pas que vous n'êtes pas résolus. Soyez résolus.

Être gratifiés par la vie est un peu différent qu'obtenir tout ce que vous voulez comme vous le voulez.

Peut-être qu'il y a plus de vos rêves devenus réalité que vous ne l'avez reconnu. Peut-être que vous avez regardé la colonne débit au lieu de regarder la colonne crédit. Regardez maintenant.

Lâcher prise ne signifie pas accepter moins que ce que vous voulez. Vous ne réglez rien. Vous gardez les yeux ouverts pour tout le bien qui est encore à venir.

Lâcher prise signifie cesser d'utiliser certains qualificatifs. N'annoncez plus les situations comme désastreuses. Soyez plus gracieux quand vous vous présentez votre vie. Soyez plus gracieux.

Traduit par Christine
Page originale :
http://www.heavenletters.org/growing-up.html

http://www.lespasseurs.com/arcturius/index.php?post/05/10/2009/En-Grandissant

 

25.07.2008

Changer d'attitude face aux problèmes

 

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Aimer les problèmes devrait être aussi spontané qu'aimer manger une glace ou écouter de la musique

Dans cette époque dégénérée, les êtres humains sont particulièrement submergés par la souffrance accompagnée de nombreux problèmes, de nombreux malheurs. Cela est dû à la faiblesse de leur esprit qui les empêche de considérer ces problèmes comme des bienfaits et des sources de bonheur. Non seulement, sont-ils incapables d'admettre cela, mais ils ne peuvent pas non plus entraîner leur esprit à le reconnaître.

Au lieu de considérer comme souffrance tous les maux que vous infligent les êtres animés et inanimés, vous devriez vous habituer à les voir comme des circonstances bénéfiques et propices au bonheur. Il faut commencer par considérer les petits désagréments comme positifs puis, grâce à l'habitude, vous pourrez progressivement reconnaître que même les graves ennuis sont bénéfiques, voire agréables, et nécessaires à votre bonheur. Tout ce qui vous perturbe sera alors perçu comme une nécessité. Généralement, de telles conditions sont considérées comme étant indésirables et nuisibles, mais vous serez capables de les voir comme absolument nécessaires à votre bonheur.

L'entraînement de l'esprit ne vise pas à éliminer les problèmes mais plutôt à vous rendre capables d'utiliser les problèmes que vous rencontrez afin de développer votre esprit sur la voie progressive de l'éveil. Il ne faut pas croire que cela vous met ou vous mettra hors de danger des ennemis ou des maladies. Simplement, vous ne serez plus perturbés par ceux-ci. Ces problèmes ne mettront pas d'entraves à votre pratique du Dharma et à l'obtention des réalisations de la voie. En fait, au lieu de vous déranger, les problèmes vous aideront à développer votre esprit et à poursuivre votre pratique du Dharma.

Comment les problèmes peuvent-ils soutenir votre pratique ? En entraînant votre esprit à deux types de pensées. Il faut premièrement arrêter toute pensée qui prend la souffrance en aversion et deuxièmement se réjouir de rencontrer des problèmes. Une fois que vous avez réalisé cela et que, face aux problèmes, vous vous réjouissez effectivement plutôt que de vous lamenter, les problèmes ne seront désormais plus des obstacles à la génération de la voie de l'éveil dans votre esprit.

Le défaut de ne voir que des problèmes

Nous sommes tous soumis à l'adversité d'êtres animés ou inanimés, comme les éléments. Tant que notre esprit est habitué à reconnaître ces expériences comme problématiques, nous rencontrerons de plus en plus d'êtres et de situations extérieures qui nous perturbent. La moindre broutille provoquera de grandes souffrances en notre esprit et nous mettra en colère en un rien de temps. Le nœud du problème réside dans l'égoïsme forcené qui régit notre esprit.

Tant que vous identifiez tout comme un problème, le simple fait de vous servir un plat un peu tiède crée une énorme gêne dans votre esprit. Une légère anomalie dans la tenue vestimentaire ou l'apparence de quelqu'un, un détail qui ne s'accorde pas vraiment à vos idées, deviennent une grande source de souffrance. Si une personne ou un animal fait du bruit pendant la nuit et vous réveille, vous vous mettez en colère de façon incroyable et vous vous en plaignez toute la journée : « Oh, je n'ai pas pu dormir cette nuit à cause de ceci, de cela ! » Le manque de sommeil prend des proportions démesurées et devient un énorme problème, une incroyable souffrance.

Qu'une puce vous grimpe le long de la jambe et vous pique pendant votre sommeil ou votre méditation, et cela devient un problème colossal. Certains Occidentaux dépensent beaucoup d'argent pour se rendre à Kathmandou, mais après la première nuit, ils rentrent vite dans leur pays parce que le manque de confort leur est insupportable.

Par nature, l'esprit s'accoutume à une certaine manière de voir les choses. En prenant l'habitude de voir comme souffrance tout ce qui n'épouse pas parfaitement les souhaits de votre esprit ego-centré, vous exagérez les détails et leur donnez des proportions énormes. Si vous laissez des inconvénients mineurs se transformer en de colossales souffrances qui vous rendent irascibles, vous resterez toujours dominés par un esprit lourd et malheureux. Il vous sera alors extrêmement difficile d'endurer le moindre problème. Tout semble alors se liguer contre vous. Tout ce que vos sens perçoivent devient source d'insatisfaction : tout ce que vous entendez, voyez, goûtez, sentez ou touchez vous rend malheureux. Votre esprit exagère les problèmes et votre vie ne devient qu'irritation, déprime, paranoïa et crises de nerfs. Vous êtes constamment sous le joug d'un esprit totalement malheureux et il vous est très difficile d'être heureux pendant une journée entière, ou même une heure.

Vous n'avez aucune chance de goûter au bonheur si vous n'aimez rien, si rien ne vous satisfait. Où que vous alliez, quoi que vous fassiez, tout vous rend malheureux.

Comme vous ne comprenez pas que c'est de votre faute, que votre esprit s'est habitué à cette façon de penser, vous en attribuez la responsabilité à des choses extérieures -d'autres êtres, les éléments. Et plus vous pensez que le problème vient de l'extérieur, d'êtres animés ou non, plus la colère monte, comme un feu qui s'embrase au fur et à mesure que l'on y ajoute du combustible. Et plus la colère monte, plus le karma négatif s'alourdit : la colère devient insurmontable et crée un karma des plus lourds. Vous vous mettez en colère contre tout ce qui apparaît à vos sens : la maison, les gens autour de vous. Voilà ce que signifie l'expression « les apparences s'élèvent en ennemis ».

On représente souvent le grand yogi Milarépa avec la main droite contre l'oreille, faisant le geste d'écouter. Cela symbolise que tout ce qui existe lui apparaît sous forme de conseils et d'enseignements. Pour les grands yogis, au lieu que toutes les apparences s'élèvent en ennemis, au contraire elles apparaissent en ami. Rien ne les dérange, tout leur semble bénéfique et porteur. Pour eux, tout apparaît comme félicité... tout apparaît comme vacuité.

Voir les ennuis comme bénéfiques

Si, lorsque vous avez un problème, vous vous rappelez son aspect positif et l'intégrez à la transformation de la pensée du Mahayana, tous vos problèmes deviennent appréciables. Au lieu d'être négatif, tout problème devient positif et utile.

Aussi nombreux soient-ils, il ne sert rien de s'irriter ou de se braquer contre les problèmes. Face à des situations pénibles et indésirables, il est extrêmement important de se dire sans cesse que cela n'apporte absolument rien de les considérer comme des problèmes et d'en être irrité. Cette attitude n'est absolument d'aucune utilité. Cela ne sert à rien !

Certaines situations sont gérables alors que d'autres doivent simplement être endurées. Même si nous déplorons que notre maison ne soit pas en or, nous n'avons aucun moyen de transformer les briques en lingots. Même si nous souffrons que le ciel ne soit pas la terre, il nous est impossible de transformer le ciel en terre. à quoi bon se soucier de telles choses. On aura beau retourner un problème dans tous les sens ou être irrité par la moindre broutille concernant quelqu'un, cela ne sert à rien de s'en préoccuper.

Comme le dit Shantidéva dans le Bodhicharyavatara , si un problème peut être résolu, à quoi bon se faire du soucis. Il n'y a aucune raison de s'énerver ou de déprimer. Et si ce problème est tel que rien ne peut le changer, pourquoi s'en attrister ou le rejeter ? Quoi qu'il arrive, il est inutile de se mettre en colère ou de sombrer dans la déprime.

En toutes circonstances, pensons : « C'est une situation favorable et bénéfique. » Par exemple, afin de guérir quelqu'un d'une morsure de serpent, on recommande de couper la chair autour de la blessure, malgré la douleur. Puisque cela nous sauve la vie, on considère cette intervention comme bénéfique et non pas comme nuisible. D'après la médecine tibétaine, lorsqu'une maladie qui contamine l'intérieur du corps commence à s'extérioriser, c'est généralement bon signe. Lorsqu'au lieu de rester à l'intérieur du corps, de se développer de plus en plus et de demeurer longtemps, la maladie fait irruption, cela est envisagé comme une bonne chose. Cela reste une maladie, mais c'est considéré comme positif.

Concevoir comme problèmes les nuisances que vous infligent certains êtres animés ou inanimés présente de gros inconvénients. Réfléchissez profondément à tous les problèmes que vous avez rencontrés durant votre vie et au résultat produit par le fait de les voir comme étant des problèmes. Puis, engendrez une puissante motivation et promettez-vous : « à partir de maintenant, quels que soient les problèmes que je rencontre, je n'en serai pas irrité. Je ne les considérerai pas comme des problèmes. Je les prendrai comme des expériences positives. » Il est très important de prendre courageusement cette détermination.

Forts de cette motivation, essayez de dompter votre esprit jusqu'à ce que vous deveniez semblables à d'habiles cavaliers. Même quand son esprit est distrait, un bon cavalier sait guider son cheval sans efforts, en toutes circonstances, sans risquer de tomber et de se rompre le cou. Il y parvient car son corps épouse tous les mouvements du cheval. Pareillement, lorsque vous rencontrez des situations difficiles ou des obstacles, vous devez immédiatement et spontanément les reconnaître comme positifs. La pensée qui apprécie les problèmes devrait surgir aussi naturellement que celle d'aimer les glaces ou la musique. Lorsqu'un passionné de musique entend un morceau qui lui plaît, une pensée d'appréciation surgit naturellement sans qu'il ait à se demander pourquoi.

Si, chaque fois que vous rencontrez des circonstances défavorables, vous les considérez automatiquement comme positives, vous serez heureux. Même si vous êtes accablés par les critiques, la pauvreté, les difficultés, l'échec, la maladie ou même la mort, rien ne perturbera votre esprit. Vous serez constamment heureux. Naturellement, sans efforts, vous serez conscients des aspects positifs du problème. Et plus vous verrez ces bienfaits et plus vous serez heureux d'avoir à expérimenter des difficultés dans votre vie.

En entraînant votre esprit, en vous habituant à ne pas considérer les problèmes comme tels, les plus grandes souffrances mentales et physiques deviennent tellement faciles à supporter que l'on n'a aucun mal à les gérer. On apprécie les problèmes que l'on rencontre et ils deviennent aussi légers et doux que du coton.

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Lama Zopa Rinpoché

Fondation pour la Préservation de la Tradition Mahayana (FPMT) Centre Kalachakra - Centre de bouddhisme tibétain 5, passage Delessert - 75010 Paris Tél/Fax : 01 40 05 02 22 centre-kalachakra.net

http://www.choix-realite.org/?5392-transformer-ses-problemes-par-lama-zopa-rinpoche