24.08.2009
Le rêve de la séparation par tony parsons

Tout ce qu'il y a est le rien étant tout. Et en part de ce tout, apparaît la croyance et l'expérience au quotidien d'être un soi séparé - un individu apparent disposant d'une volonté, d'un pouvoir de choix et d'une capacité à agir qui lui seraient propres. Ceci est spécifique à l'homme et est appelé conscience de soi. La plupart des gens prennent cela pour la réalité.
Ce sentiment apparent d'être séparé est à la racine de la souffrance, du mal-être et du sentiment de perte qui conduisent à chercher à y échapper ou à résoudre la situation. C'est l'Etre rêvant qu'il est séparé de lui-même, cherchant urbi et orbi un tout qui n'a jamais cessé d'être. C'est le rêve hypnotique de séparation qui, pour le rêveur, est très réel.
Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.
Le développement d'un « esprit » intelligent et capable de compréhension s'accompagne apparemment du pouvoir d'opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l'individu semble faire l'expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.
Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l'esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu'il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d'insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper.
L'entité séparée ne peut que tenter d'imaginer ou de projeter ce à quoi ressemble de ne pas être séparé. Ce qui est recherché est la possibilité d'un but ou d'un état futur pouvant être réalisé et qui, par conséquent, et en toute logique, doit être approchable. A partir de là, la fonction de la recherche et l'enseignement tourné vers le devenir, enferment le chercheur dans un état de constante aspiration à se rapprocher de quelque chose qu'il ne peut saisir. Tout cela est expression de l'Etre, se manifestant en tant que ce bon vieil esprit (mental)-qui-comprend, fiable et digne de confiance, fonctionnant de la seule manière qu'il connaisse... en perpétuelle agitation et constante anticipation. C'est cette activité tournée vers le devenir qui très efficacement maintient le chercheur dans le rêve hypnotique d'un élan vers quelque chose qu'il ne peut saisir.
Bien sûr, la Libération peut, apparemment, survenir, totalement à son gré en dépit de tous ces efforts. Le seul autre espoir pour le rêveur, pour l'apparent chercheur spirituel, est de croire en une énergie bienveillante (disons Dieu, la Conscience ou un soi-disant maître illuminé) qui puisse être motivée pour le guider et choisir de l'influencer tout au long d'un cheminement finissant par conduire à la plénitude. Mais il n'est aucun choix à quelque niveau que ce soit. Toutes ces idées de devenir, de but, de dessein, de choix et de destinée naissent au sein du rêve.
Le paradoxe tient à ce que l'Etre bien qu'apparaissant en tant que rêveur en recherche, n'est pas un état qui puisse être imaginé, conçu, atteint ou même réalisé à travers une quête dont il ferait l'objet. Etre ne requiert absolument rien... il est le Rien et le Tout - déjà complétude et plénitude immaculées. Rien n'a besoin d'être transformé ou atteint, abandonné ou trouvé, pour qu'Etre simplement Soit. L'apparence de séparation est simplement l'expression de l'Etre. L'idée même de quelque chose qui aurait besoin d'approcher ce qui est déjà, est merveilleusement futile. L'Etre est un comédien au public qui ne rit jamais.
Le chercheur rêvé éprouve un sentiment de perte et d'indignité et de ce fait se trouve très attiré par les enseignements dans le rêve qui impliquent la purification, l'effort soutenu, l'abandon, la dévotion et la culture de la renonciation et le détachement.
Il y a une sorte d'inéluctabilité logique et d'indéniable honorabilité attachée à ces notions qui résonnent avec le sentiment de manque. La voie quasi sans fin de l'effort assure joyeusement la prorogation de l'expérience individuelle. Ces idées semblent émaner directement de l'histoire d'une sagesse traditionnelle parfaitement cohérente et digne de foi et qui assurément doit être respectée, quand bien même elle ne nous parviendrait plus qu'en tant que mots couchés sur des bouts de papier.
Deux voies traditionnelles s'attachent à résoudre ou à échapper au sentiment de séparation : la méditation et le questionnement de soi.
Dans la méditation, il semble possible, par l'intermédiaire d'une guidance et de choix apparents, d'atteindre certains états de tranquillité ou de béatitude qui semblent meilleurs que le sentiment de séparation. La croyance prévalente est que l'effort assidu à la méditation va cristalliser l'état et finira par le rendre permanent. Mais ces états ne sont que des expériences personnelles subtiles survenant à l'intérieur de l'histoire rêvée. Ainsi à l'instar de toute autre activité inscrite dans le temps, ces expériences apparaissent et disparaissent.
Le questionnement de soi est un processus similaire dans le sens où l'individu à pour but de choisir d'agir ou de faire un effort pour atteindre un endroit nommé conscience qui, son maître le lui promet, apportera paix de l'esprit, joie et fin de toute souffrance.
Une grande importance est attribuée à la nécessité de mener une investigation rigoureuse des processus de pensées, etc. et de maintenir une vigilance prévenant « la distraction par des pensées centrées sur soi. »
Toute cette activité se fonde sur le principe de l'acquisition et du maintien d'une possession personnelle de l'unicité.
L'effet de l'état conscient est un mouvement apparent vers un plan de détachement qui à première vue semble très libérateur, puissant et sécurisant... Un peu comme être dans une cage de verre d'où la vie peut être observée sans que l'observateur soit jamais affecté. Cela demeure une expérience personnelle subtile empreinte de dualité, se déroulant au sein de l'histoire rêvée de la séparation. De ce fait elle est transitoire.
La conscience du déroulement de la vie n'est pas Etre la vie.
De façon prévisible, la conscience de soi (la présence à soi des bouddhistes) est facilement oubliée, perdue, ou encore submergée par les pensées du rêve ou par certaines situations fortement émotionnelles. La cage de verre est ébranlée et l'endroit où vous sembliez établi paraît à nouveau perdu. Le chercheur rêvé va se remettre au questionnement de soi, en quête d'un nouveau coup de pouce, à moins que ne soit réalisé que la culture de l'état conscient n'est simplement qu'un autre refuge au sein du rêve de la séparation.
Tout cela est simplement l'expression de l'Etre.
Une autre façon pour le rêveur d'éviter d'être, simplement, est de tenter de comprendre ou d'éclaircir sa propre nature. Il est très facile de se retrouver prisonnier de concepts non duels. La singulière et inexorable réitération de notions telles que « tout ce qui est, est Etre. », « Tout est expression de l'Etre. » ou « il n'est personne » est une forme de communication aride et simpliste. Elle n'aborde ni n'éclaire l'apparent dilemme du chercheur du rêve, et de toute évidence ignore l'essence énergétique primordiale de la vie se vivant elle-même, implicite dans le simple fait d'Etre.
Dire constamment qu'être éveillé ou assoupi n'a aucun sens puisque « Etre est tout ce qui est » est comme dire à un aveugle que son état n'est pas un problème puisque « voir est tout ce qui est. » C'est de l'idéalisme pur. Bien sûr, il n'existe rien de tel qu'être assoupi ou éveillé, mais cela ne peut être vu avant la disparition de celui qui cherche à voir.
Le message du Secret Ouvert n'est pas tributaire de concepts clairs, si efficaces soient-ils pour démasquer la confusion. La parole entendue est une survenue spontanée et les mots ne peuvent que pointer en direction d'un autre possible, situé au-delà de l'expression verbale. C'est le message éternellement neuf et présent dans les Ecritures, ignoré, rejeté ou dissimulé aux seuls yeux de l'esprit.
La notion d'enseignement prescriptif, l'idée de guider ou d'offrir une assistance en est simplement absente. C'est un message dépouillé de tout espoir ou de tout réconfort pour l'individu, mais invariablement le chercheur rêvé n'en continuera pas moins à croire qu'il y a ici quelque chose d'offert... Telle est la fonction de la recherche. Il peut également se trouver que tout ce qui demeure soit rien et que puisse surgir alors un autre possible. Toutefois, il n'y a aucun dessein, aucune intention, car ici il n'y a rien à vendre.
Il est possible que puisse surgir la clarté, mais l'ultime compréhension n'est pas la libération. Cela dit, toute cette communication conceptuelle est secondaire en regard d'un élément primordial très illuminant. Cet élément est du domaine énergétique, il s'agit du déploiement impersonnel de la vie... la vibrante merveille implicite dans le simple fait d'Etre. C'est un déplacement énergétique, conduisant apparemment hors de la contraction vers l'illimité. Ce « sans limite » ne peut être possédé et par conséquent ne peut être concédé. Sa simplicité confond profondément l'esprit, mais il en émerge une reconnaissance impersonnelle qu'il n'est personne et rien à libérer. Toute idée de séparation, de souffrance individuelle, de libre-arbitre, de choix autonome, de sens, de dessein ou de but, de destiné, de hiérarchie et de tradition est simplement vue, par personne, comme le drame rêvé de l'Etre.
Il semble que l'esprit en recherche éprouve une fascination pour la lutte, la difficulté et la complexité. Tout le tissu de la « recherche spirituelle » est truffé d'histoires de constructions impressionnantes, apparemment reposant sur des débuts modestes. Le bouddhisme, la chrétienté et combien d'autres dogmes se disputent le fait d'avoir les meilleurs dieux. Les catéchismes du péché et de l'indignité, tout comme les notions de degrés de conscience et de niveaux d'éveil, sont inventoriés, questionnés, explorés, disséqués et font l'objet de farouches affrontements.
L'esprit adore l'idée d'une illumination qui serait une sorte de lieu distant, virtuellement inatteignable, un espace parfait de félicité permanente, libre de toute souffrance et empli d'omniscience, d'omniprésence, d'omnipotence et de toute une ribambelle d'autres « omnis » très importants, affairés au calcul des tenants et aboutissants et déterminés à sauver le monde. Et bien sûr, comme toute cette gloire et cette distinction doit être conquise de haute lutte, il semble naturel qu'elle soit assortie d'une interminable errance dans les affres de « l'obscure nuit de l'âme », d'innombrables karmas passés, du péché originel, de la pensée juste, de l'action juste et de la préparation aux bardos. « Un conte narré par un sot, plein de bruit et de fureur, mais n'ayant aucun sens. »
Pourtant, Etre, simplement et naturellement Etre, est une constante tellement ordinaire et empreinte de tant de douceur. Quand cela est vu, c'est. Quand cela passe inaperçu, c'est.
Etre ne nécessite aucun effort et ne requiert aucun critère. Intemporel, il n'est pas de voie à épuiser, pas de dettes à payer. C'est déjà totalement su. Quand ceci est entendu et que la confusion se dissipe, quand la tension pour s'emparer de l'ultime se relâche et que la vibrante énergie d'être « la vie même se déployant » devient apparente, quelque chose d'autre émerge, de façon très naturelle, bien sûr, car il s'agit de tout ce qui déjà est.
1 Juillet 2006
Lire :
Ce qui est (Éditions Accarias - l'Originel)
Tony Parsons est aussi abordable qu'étonnamment ordinaire, mais son message est unique et révolutionnaire. Il est délivré avec douceur, mais assorti d'une autorité impersonnelle qui visiblement émane de la clarté absolue. Ce texte éclaire l'esprit plus qu'il ne cherche à satisfaire la curiosité du mental. Le chercheur est orienté vers la découverte qu'il est déjà l'illumination même qu'il convoite avec tant d'âpreté.
À travers la perception directe et radicale de « ce qui est », Tony Parsons nous invite à vivre notre vie dans une perspective totalement différente, centrée sur la conscience infinie de notre vrai soi. La nature de la libération est directe, simple, et aussi naturelle que la respiration.
TOUT ce qui est (Éditions Accarias - l'Originel)
"Lorsque s'effondre l'apparente identité séparée, la radieuse merveille de la présence se révèle - à personne" nous dit Tony Parsons. Avec ce nouveau recueil de dialogues, le grandiose lutin de l'advaïta contemporain a encore frappé sans aucun égard pour le conformisme spirituel. L'unicité ou l'éveil n'émerge pas à travers une acquisition mais plutôt à travers la perte de quelque chose... Le "moi" avec son encombrant fatras de certitudes et de refuges s'étiole et s'effiloche.
Tony Parsons révèle au lecteur l'esquive permanente de l'éveil dont il est le théâtre. Il insiste sur le fait que c'est le "chercheur" qui est l'obstacle et qu'un lâcher prise est nécessaire. Les entretiens se déroulent d'abord au niveau d'un échange de concepts, dans le cadre duquel il est possible que des idées confuses à propos de notre nature originelle puissent être délogées par une clarté sans concession. A un autre niveau, ce qui est partagé est déjà su. La sagesse parle à la sagesse et nous reconnaissons ce que nous sommes déjà.
Si vous caressez les pages de ce livre avec légèreté, vous pourriez commencer à pressentir le goût de quelque chose qui est au delà des réponses. Déchiquetée par le souffle de l'évidence, l'idée d'une individualité autonome et souveraine part en lambeau jusqu'à s'évanouir pour de bon, faisant place à l'évanescente fragrance de l'ultime. Tony Parsons vit en Angleterre et anime des séminaires dans le monde entier. Son premier livre paru en France, "CE QUI EST", a connu un succès mérité qui démontre qu'un public de plus en plus large est prêt à accueillir une telle démarche - hors dogme - qui nous invite à voir ce que nous sommes: pure présence, pure lumière.
Fondamentalement, la réalisation de l'illumination apporte avec elle la soudaine compréhension qu'il n'y a personne ni rien à illuminer. L'illumination est, tout simplement. Elle ne peut être possédée, pas plus qu'elle ne peut être atteinte ou gagnée comme une sorte de trophée. Tout et toute chose est unicité, et tout ce que nous faisons en essayant de la trouver se met en travers de sa survenue.
Tony Parsons
Trouvé sur : theopensecret.com
par joss
http://www.choix-realite.org/?3884-le-reve-de-la-separation-par-tony-parsons
11:23 Écrit par Deniz dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reve, etre, conscience, separation, illumination |
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31.07.2008
Le film de ma vie

Regarder un film à suspense peut être une grande leçon pour peu qu'on observe son attitude. On peut en effet se rendre compte que, dans un film « bien fait », on entre carrément dedans : on considère le film comme un événement qui existe réellement. En effet, pris par l'intrigue, et notre désir que tout finisse bien, comme le film est fait de telle manière à tirer en longueur l'arrivée du dénouement avec autant de rebondissements, on éprouve des émotions, des réactions comme si cela était la réalité. De plus, on pense même qu'on peut modifier le film en pensant ou même prononçant des phrases comme : mais comment est-ce possible ? Mais pourquoi ne fait-il pas ça ? Il suffirait de dire ceci....Comment peut-on être aussi bête....Mais non, ne vas pas là ! Etc...Tout cela mêlé à de l'angoisse, de la peur, de l'anxiété, de la tristesse, et à la fin, le soulagement tant attendu. En plus, souvent, après le film, l'histoire est tellement imprimée en nous (au niveau émotionnel) qu'on y repense (et en discute) comme si tout cela s'était réellement passé. Oui, on entre vraiment dans le film, au point qu'on oublie que c'est un film, qu'il a déjà été écrit, réalisé, que toute l'histoire, y compris la fin est connue, et qu'on peut le regarder autant de fois, ce sera toujours la même. La seule chose qui changera, ce sera notre réaction. Mais ici, il est facile de se rendre compte qu'on a été pris dans le piège de l'illusion : il suffit de changer de chaîne, de ne plus regarder l'écran, d'éteindre la télé, ou de sortir du cinéma pour que toute cette fiction disparaisse (le cinéma a plus le pouvoir de nous plonger dans le virtuel grâce à la salle noire et à l'écran géant : on ne voit plus que les images projetées ; le son y est par ailleurs très fort).
Cette prise de conscience de l'irréalité d'un film qu'on regarde, peut nous aider à commencer à comprendre que notre vie et tout ce qu'on voit est également un film qui a déjà été tourné : un pure fiction. Le thème principal du film, les grandes lignes ont déjà été établies, et se répètent à chaque incarnation, avec des variantes (établies par nous), un peu comme les films Rocky...A chaque incarnation, on regarde le même (plus ou moins) film de notre vie, et ce qui change vraiment, c'est notre attitude d'observateur : va-t-on réussir un jour à se rendre compte que c'est un film ??? Va-t-on réussir à éteindre cette projection, à la faire disparaître pour retrouver notre véritable réalité, tout comme celui qui a su détourner son regard de l'écran et a éteint sa télé ?
Quel est ce film à suspense parfaitement réalisé que nous prenons pour notre réalité ? Il s'agit de la fausse croyance que nous sommes séparés de Dieu. Prenons un exemple de cette fiction ....Imaginons dans un salon, des parents assis dans un canapé, entrain d'admirer leur tout jeune enfant (disons un an) qui joue par terre. L'enfant est au comble du bonheur, il se sent en sécurité, il ressent la présence et l'amour de ses parent, il se sent protégé et uni à eux. Aurait-il le moindre désir, il sait qu'il serait immédiatement comblé plus qu'il n'en faut. Mais voilà que pendant que ses parents se font des câlins, l'enfant, poussé par la curiosité, se déplace jusqu'à un porte entrouverte. Il pénètre dans une autre pièce qui est sombre, et sans y faire attention, donne un coup de coude à la porte qui se referme derrière lui. Après un très bref moment de surprise, l'enfant se rend compte qu'il est en territoire inconnu, et même s'il a déjà été dans cette pièce, il n'en a aucun souvenir. De plus, horreur, ses parents ont disparus ! Il ne les voit plus, ne les entend plus, ne ressent plus leur amour. Il veut faire demi-tour, mais la porte est fermée, il est trop petit et ne sait pas l'ouvrir...Il se sent séparé à tout jamais d'eux. Alors arrive la PEUR et la culpabilité inconsciente d'être parti dans cette autre pièce et de ne plus savoir comment revenir. L'enfant va alors projeter dans cette pièce sombre tout un monde à partir de son ego, il va imaginer et se faire tout un film : celui de l'orphelin perdu à qui il peut arriver toutes sortes de malheurs. Ce film sera tellement bien fait, angoissant, qu'il va entrer dedans et le prendre pour la réalité. Ce qu'il ne sait pas, c'est que cette soi-disante séparation ne va durer que quelques secondes et que ses parents qui sont derrière la porte, à quelques mètres, sont toujours là à l'aimer et qu'il ne peut rien lui arriver. Ces quelques secondes de peur avant le retour dans les bras de ses parents représentent chacune de nos incarnations, et on y projette et voit le même film à chaque fois, mais dans des circonstances différentes.
On a bien compris que les parents représentent Dieu, et l'enfant, chacun de nous. Notre difficulté, voire notre impossibilité (si on est seul) à se rendre compte de l'illusion de notre monde et de la stupidité à avoir peur, est la même que pour cet enfant. En regardant la scène, nous penserions : ah bon sang, si l'enfant pouvait se rendre compte que ses parents sont juste à côté et qu'il ne peut rien lui arriver ! Pourquoi pleurer ? Autrement dit, cela ne pourrait pas nous arriver, car nous, adultes, savons que...Qu'est-ce qui change entre l'enfant et l'adulte ? Le niveau de conscience. Nous sommes à l'enfant ce que notre Moi Supérieur (notre véritable être) est à nous. Nous allons vite « grandir » pour pouvoir ouvrir cette porte, en tout quiétude, car nous allons prendre conscience que nous n'avons jamais réellement été séparés, et que toute la projection du film à suspense de notre vie était une fiction.
Deniz
08:21 Écrit par Deniz dans Mes textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, reve, illusion, separation |
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16.06.2008
La réalité

"Tout provient de zéro et tout retourne au zéro, alors pourquoi se faire du souci? "
Les méthodes engendrent d'innombrables frustrations et ne donnent aucune satisfaction réelle. La réalité est sans méthode. L'illusion dispose de nombreuses méthodes, de nombreux problèmes, et de nombreux concepts. Pour vaincre l'illusion, ou les concepts, il faut se demander d'où proviennent toutes ces pensées. Penser concerne toujours des objets. Pour connaître la réalité dépourvue de pensée, il n'est nul besoin de penser.
L'éveil n'est rien d'autre qu'une profonde et totale compréhension. La réalité n'a pas à être atteinte, elle est déjà là. Rien n'est nécessaire au-delà de cette compréhension totale.
Tant que le corps de l'éveillé est là, il agit normalement. Il appelle 'mère' sa mère et 'femme' sa femme. Mais cependant, il sait. Si quelqu'un lui demande " Comment vous appelez-vous ? ", il répond, mais il sait "Je ne suis pas ceci". Une telle compréhension sans ambiguïté est nécessaire. La compréhension parfaite ce nomme 'Cela'. Soyez en 'Cela'. Soyez comme la feuille de lotus qui pousse dans l'eau et qui vit dans l'eau, mais qui n'est pas atteinte par l'eau. Demeurez ainsi. Il n'y a rien d'autre.
Ce que vous voyez et percevez est en vous et non à l'extérieur. Vous n'êtes pas le corps. Si le mental se saisit d'une pensée et s'y attache, toute chose sera alors vue comme 'autre' qu'elle (la réalité).
La peur est toujours présente en la nature humaine. Tout le monde a peur, parce que chacun croit qu'il est le corps. Le mental crée cette peur qui n'est que votre propre concept. La peur surgit dans le mental à cause de l'instabilité du monde. Chaque minute voit s'opérer des changements. Si vous allez au-delà de l'obscurité et du savoir, la peur n'existera plus. par exemple, un écran n'a nulle peur du film projeté parce qu'un écran est stable. Ainsi, ce qui est instable éprouve toujours de la peur. Votre mental change constamment et ne peut se stabiliser lui-même. Il ne peut être heureux qu'en connaissant sa source ou son commencement. La réalité ultime n'a ni fin ni commencement ; elle est illimitée. Elle est si subtile que tous les concepts et les pensées disparaissent. La dualité contient la peur ; l'unité est dépourvue de peur.
Enlevez l'épine de l'ego. Supprimez le nom et la forme et il n'y a rien. Voyez par votre propre compréhension que tout est illusion. Vivez-le ! Vous ne voulez pas voir parce que le mental ne vous permet pas de voir. Le mental est le seul obstacle qui vous écarte de 'vous-même'. Le mental dit " c'est vrai ". Dites au mental " ce n'est pas vrai ". Comprenez le mental et alors il disparaîtra
Celui qui cherche peut demander " Que dois-je faire ? " Ne faites rien ! Les paroles ne font qu'atteindre l'espace. Le seigneur Krishna dit dans la Bhagavad Gita : " Là d'où proviennent les paroles, Cela est mon Soi ". Dans la Bible, le Christ dit la même chose : " Connais-toi et tu connaîtras le monde ".
Ranjit Maharaj
13:44 Écrit par Deniz dans Autres textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : illusion, realite, reve |
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