24.08.2009

Le rêve de la séparation par tony parsons

 

 

upinsmoke

Tout ce qu'il y a est le rien étant tout. Et en part de ce tout, apparaît la croyance et l'expérience au quotidien d'être un soi séparé - un individu apparent disposant d'une volonté, d'un pouvoir de choix et d'une capacité à agir qui lui seraient propres. Ceci est spécifique à l'homme et est appelé conscience de soi. La plupart des gens prennent cela pour la réalité.

Ce sentiment apparent d'être séparé est à la racine de la souffrance, du mal-être et du sentiment de perte qui conduisent à chercher à y échapper ou à résoudre la situation. C'est l'Etre rêvant qu'il est séparé de lui-même, cherchant urbi et orbi un tout qui n'a jamais cessé d'être. C'est le rêve hypnotique de séparation qui, pour le rêveur, est très réel.

Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.

Le développement d'un « esprit » intelligent et capable de compréhension s'accompagne apparemment du pouvoir d'opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l'individu semble faire l'expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.

Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l'esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu'il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d'insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper.

L'entité séparée ne peut que tenter d'imaginer ou de projeter ce à quoi ressemble de ne pas être séparé. Ce qui est recherché est la possibilité d'un but ou d'un état futur pouvant être réalisé et qui, par conséquent, et en toute logique, doit être approchable. A partir de là, la fonction de la recherche et l'enseignement tourné vers le devenir, enferment le chercheur dans un état de constante aspiration à se rapprocher de quelque chose qu'il ne peut saisir. Tout cela est expression de l'Etre, se manifestant en tant que ce bon vieil esprit (mental)-qui-comprend, fiable et digne de confiance, fonctionnant de la seule manière qu'il connaisse... en perpétuelle agitation et constante anticipation. C'est cette activité tournée vers le devenir qui très efficacement maintient le chercheur dans le rêve hypnotique d'un élan vers quelque chose qu'il ne peut saisir.

Bien sûr, la Libération peut, apparemment, survenir, totalement à son gré en dépit de tous ces efforts. Le seul autre espoir pour le rêveur, pour l'apparent chercheur spirituel, est de croire en une énergie bienveillante (disons Dieu, la Conscience ou un soi-disant maître illuminé) qui puisse être motivée pour le guider et choisir de l'influencer tout au long d'un cheminement finissant par conduire à la plénitude. Mais il n'est aucun choix à quelque niveau que ce soit. Toutes ces idées de devenir, de but, de dessein, de choix et de destinée naissent au sein du rêve.

Le paradoxe tient à ce que l'Etre bien qu'apparaissant en tant que rêveur en recherche, n'est pas un état qui puisse être imaginé, conçu, atteint ou même réalisé à travers une quête dont il ferait l'objet. Etre ne requiert absolument rien... il est le Rien et le Tout - déjà complétude et plénitude immaculées. Rien n'a besoin d'être transformé ou atteint, abandonné ou trouvé, pour qu'Etre simplement Soit. L'apparence de séparation est simplement l'expression de l'Etre. L'idée même de quelque chose qui aurait besoin d'approcher ce qui est déjà, est merveilleusement futile. L'Etre est un comédien au public qui ne rit jamais.

Le chercheur rêvé éprouve un sentiment de perte et d'indignité et de ce fait se trouve très attiré par les enseignements dans le rêve qui impliquent la purification, l'effort soutenu, l'abandon, la dévotion et la culture de la renonciation et le détachement.

Il y a une sorte d'inéluctabilité logique et d'indéniable honorabilité attachée à ces notions qui résonnent avec le sentiment de manque. La voie quasi sans fin de l'effort assure joyeusement la prorogation de l'expérience individuelle. Ces idées semblent émaner directement de l'histoire d'une sagesse traditionnelle parfaitement cohérente et digne de foi et qui assurément doit être respectée, quand bien même elle ne nous parviendrait plus qu'en tant que mots couchés sur des bouts de papier.

Deux voies traditionnelles s'attachent à résoudre ou à échapper au sentiment de séparation : la méditation et le questionnement de soi.

Dans la méditation, il semble possible, par l'intermédiaire d'une guidance et de choix apparents, d'atteindre certains états de tranquillité ou de béatitude qui semblent meilleurs que le sentiment de séparation. La croyance prévalente est que l'effort assidu à la méditation va cristalliser l'état et finira par le rendre permanent. Mais ces états ne sont que des expériences personnelles subtiles survenant à l'intérieur de l'histoire rêvée. Ainsi à l'instar de toute autre activité inscrite dans le temps, ces expériences apparaissent et disparaissent.

Le questionnement de soi est un processus similaire dans le sens où l'individu à pour but de choisir d'agir ou de faire un effort pour atteindre un endroit nommé conscience qui, son maître le lui promet, apportera paix de l'esprit, joie et fin de toute souffrance.

Une grande importance est attribuée à la nécessité de mener une investigation rigoureuse des processus de pensées, etc. et de maintenir une vigilance prévenant « la distraction par des pensées centrées sur soi. »

Toute cette activité se fonde sur le principe de l'acquisition et du maintien d'une possession personnelle de l'unicité.

L'effet de l'état conscient est un mouvement apparent vers un plan de détachement qui à première vue semble très libérateur, puissant et sécurisant... Un peu comme être dans une cage de verre d'où la vie peut être observée sans que l'observateur soit jamais affecté. Cela demeure une expérience personnelle subtile empreinte de dualité, se déroulant au sein de l'histoire rêvée de la séparation. De ce fait elle est transitoire.

La conscience du déroulement de la vie n'est pas Etre la vie.

De façon prévisible, la conscience de soi (la présence à soi des bouddhistes) est facilement oubliée, perdue, ou encore submergée par les pensées du rêve ou par certaines situations fortement émotionnelles. La cage de verre est ébranlée et l'endroit où vous sembliez établi paraît à nouveau perdu. Le chercheur rêvé va se remettre au questionnement de soi, en quête d'un nouveau coup de pouce, à moins que ne soit réalisé que la culture de l'état conscient n'est simplement qu'un autre refuge au sein du rêve de la séparation.

Tout cela est simplement l'expression de l'Etre.

Une autre façon pour le rêveur d'éviter d'être, simplement, est de tenter de comprendre ou d'éclaircir sa propre nature. Il est très facile de se retrouver prisonnier de concepts non duels. La singulière et inexorable réitération de notions telles que « tout ce qui est, est Etre. », « Tout est expression de l'Etre. » ou « il n'est personne » est une forme de communication aride et simpliste. Elle n'aborde ni n'éclaire l'apparent dilemme du chercheur du rêve, et de toute évidence ignore l'essence énergétique primordiale de la vie se vivant elle-même, implicite dans le simple fait d'Etre.

Dire constamment qu'être éveillé ou assoupi n'a aucun sens puisque « Etre est tout ce qui est » est comme dire à un aveugle que son état n'est pas un problème puisque « voir est tout ce qui est. » C'est de l'idéalisme pur. Bien sûr, il n'existe rien de tel qu'être assoupi ou éveillé, mais cela ne peut être vu avant la disparition de celui qui cherche à voir.

Le message du Secret Ouvert n'est pas tributaire de concepts clairs, si efficaces soient-ils pour démasquer la confusion. La parole entendue est une survenue spontanée et les mots ne peuvent que pointer en direction d'un autre possible, situé au-delà de l'expression verbale. C'est le message éternellement neuf et présent dans les Ecritures, ignoré, rejeté ou dissimulé aux seuls yeux de l'esprit.

La notion d'enseignement prescriptif, l'idée de guider ou d'offrir une assistance en est simplement absente. C'est un message dépouillé de tout espoir ou de tout réconfort pour l'individu, mais invariablement le chercheur rêvé n'en continuera pas moins à croire qu'il y a ici quelque chose d'offert... Telle est la fonction de la recherche. Il peut également se trouver que tout ce qui demeure soit rien et que puisse surgir alors un autre possible. Toutefois, il n'y a aucun dessein, aucune intention, car ici il n'y a rien à vendre.

Il est possible que puisse surgir la clarté, mais l'ultime compréhension n'est pas la libération. Cela dit, toute cette communication conceptuelle est secondaire en regard d'un élément primordial très illuminant. Cet élément est du domaine énergétique, il s'agit du déploiement impersonnel de la vie... la vibrante merveille implicite dans le simple fait d'Etre. C'est un déplacement énergétique, conduisant apparemment hors de la contraction vers l'illimité. Ce « sans limite » ne peut être possédé et par conséquent ne peut être concédé. Sa simplicité confond profondément l'esprit, mais il en émerge une reconnaissance impersonnelle qu'il n'est personne et rien à libérer. Toute idée de séparation, de souffrance individuelle, de libre-arbitre, de choix autonome, de sens, de dessein ou de but, de destiné, de hiérarchie et de tradition est simplement vue, par personne, comme le drame rêvé de l'Etre.

Il semble que l'esprit en recherche éprouve une fascination pour la lutte, la difficulté et la complexité. Tout le tissu de la « recherche spirituelle » est truffé d'histoires de constructions impressionnantes, apparemment reposant sur des débuts modestes. Le bouddhisme, la chrétienté et combien d'autres dogmes se disputent le fait d'avoir les meilleurs dieux. Les catéchismes du péché et de l'indignité, tout comme les notions de degrés de conscience et de niveaux d'éveil, sont inventoriés, questionnés, explorés, disséqués et font l'objet de farouches affrontements.

L'esprit adore l'idée d'une illumination qui serait une sorte de lieu distant, virtuellement inatteignable, un espace parfait de félicité permanente, libre de toute souffrance et empli d'omniscience, d'omniprésence, d'omnipotence et de toute une ribambelle d'autres « omnis » très importants, affairés au calcul des tenants et aboutissants et déterminés à sauver le monde. Et bien sûr, comme toute cette gloire et cette distinction doit être conquise de haute lutte, il semble naturel qu'elle soit assortie d'une interminable errance dans les affres de « l'obscure nuit de l'âme », d'innombrables karmas passés, du péché originel, de la pensée juste, de l'action juste et de la préparation aux bardos. « Un conte narré par un sot, plein de bruit et de fureur, mais n'ayant aucun sens. »

Pourtant, Etre, simplement et naturellement Etre, est une constante tellement ordinaire et empreinte de tant de douceur. Quand cela est vu, c'est. Quand cela passe inaperçu, c'est.

Etre ne nécessite aucun effort et ne requiert aucun critère. Intemporel, il n'est pas de voie à épuiser, pas de dettes à payer. C'est déjà totalement su. Quand ceci est entendu et que la confusion se dissipe, quand la tension pour s'emparer de l'ultime se relâche et que la vibrante énergie d'être « la vie même se déployant » devient apparente, quelque chose d'autre émerge, de façon très naturelle, bien sûr, car il s'agit de tout ce qui déjà est.

1 Juillet 2006

Lire :

Ce qui est (Éditions Accarias - l'Originel)

Tony Parsons est aussi abordable qu'étonnamment ordinaire, mais son message est unique et révolutionnaire. Il est délivré avec douceur, mais assorti d'une autorité impersonnelle qui visiblement émane de la clarté absolue. Ce texte éclaire l'esprit plus qu'il ne cherche à satisfaire la curiosité du mental. Le chercheur est orienté vers la découverte qu'il est déjà l'illumination même qu'il convoite avec tant d'âpreté.

À travers la perception directe et radicale de « ce qui est », Tony Parsons nous invite à vivre notre vie dans une perspective totalement différente, centrée sur la conscience infinie de notre vrai soi. La nature de la libération est directe, simple, et aussi naturelle que la respiration.

TOUT ce qui est (Éditions Accarias - l'Originel)

"Lorsque s'effondre l'apparente identité séparée, la radieuse merveille de la présence se révèle - à personne" nous dit Tony Parsons. Avec ce nouveau recueil de dialogues, le grandiose lutin de l'advaïta contemporain a encore frappé sans aucun égard pour le conformisme spirituel. L'unicité ou l'éveil n'émerge pas à travers une acquisition mais plutôt à travers la perte de quelque chose... Le "moi" avec son encombrant fatras de certitudes et de refuges s'étiole et s'effiloche.

Tony Parsons révèle au lecteur l'esquive permanente de l'éveil dont il est le théâtre. Il insiste sur le fait que c'est le "chercheur" qui est l'obstacle et qu'un lâcher prise est nécessaire. Les entretiens se déroulent d'abord au niveau d'un échange de concepts, dans le cadre duquel il est possible que des idées confuses à propos de notre nature originelle puissent être délogées par une clarté sans concession. A un autre niveau, ce qui est partagé est déjà su. La sagesse parle à la sagesse et nous reconnaissons ce que nous sommes déjà.

Si vous caressez les pages de ce livre avec légèreté, vous pourriez commencer à pressentir le goût de quelque chose qui est au delà des réponses. Déchiquetée par le souffle de l'évidence, l'idée d'une individualité autonome et souveraine part en lambeau jusqu'à s'évanouir pour de bon, faisant place à l'évanescente fragrance de l'ultime. Tony Parsons vit en Angleterre et anime des séminaires dans le monde entier. Son premier livre paru en France, "CE QUI EST", a connu un succès mérité qui démontre qu'un public de plus en plus large est prêt à accueillir une telle démarche - hors dogme - qui nous invite à voir ce que nous sommes: pure présence, pure lumière.

Fondamentalement, la réalisation de l'illumination apporte avec elle la soudaine compréhension qu'il n'y a personne ni rien à illuminer. L'illumination est, tout simplement. Elle ne peut être possédée, pas plus qu'elle ne peut être atteinte ou gagnée comme une sorte de trophée. Tout et toute chose est unicité, et tout ce que nous faisons en essayant de la trouver se met en travers de sa survenue.

Tony Parsons

 

Trouvé sur : theopensecret.com

par joss

 

http://www.choix-realite.org/?3884-le-reve-de-la-separation-par-tony-parsons

15.08.2009

La Sainte Fraternité

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Entretien avec les Énergies
du Maître Saint-Germain

Message de paix du nouvel an 2007 :
La Sainte Fraternité

Le 31 décembre 2006
Montréal (Québec)

Le 31 décembre 2006

Montréal (Québec)

Maîtres et Disciples de vous-mêmes, accueillez notre Amour.

S'il vous sied, derrière vos yeux clos, respirez consciemment. Inspirez la lumière. Inspirez la luminosité du violet jusqu'au plus profond de vos entrailles, et lorsque vous expirez, abandonnez toutes tensions, toutes préoccupations, toutes résistances, et autorisez votre Être à se détendre. Inspirez dans la conscience que le souffle qui s'imprègne en vous apporte une nourriture prânique, apporte la lumière et la conscience de toutes les formes de vie qui vous entourent.

Suspendez le souffle un instant afin de favoriser la rencontre de la vie en vous, et lorsque vous expirez, soyez dans la conscience que le souffle que vous offrez est votre présent à la vie. Il porte en lui votre vibration, votre lumière, votre amour, vos connaissances. Respirez ainsi consciemment, profondément et sans efforts, afin de goûter d'abord votre propre vibration. Goûtez votre présence. Appréciez votre Être. Laissez, pour un moment, se dissoudre l'aspect de votre Être qui porte des appréhensions, des contractions, des ombres, et unissez-vous à l'aspect de votre Être qui est lumière.

Pour un moment, ne vous laissez plus distraire par les sollicitations du mental, celles du corps physique ou les mouvements qui vous entourent. Ressentez la paix émergeant des profondeurs de votre Être, qui crée un espace d'intimité avec vous-même et vous permet de ressentir la présence des autres formes de vie avec lesquelles vous communiez. Pour un moment, voguez ainsi, ressentant l'Univers se manifester en vous et tout autour de vous, dans une communion avec vous-même et avec toutes les formes de vie.

[silence]

Au plus profond de vos entrailles, l'énergie de vie, l'expression du Je Suis véritable, l'expression de votre Être de lumière se manifeste et, dans la détente, vous ressentez sa vibration dans tout votre corps physique et tout autour de lui.

Lorsque, ainsi, vous l'autorisez, la paix profonde émergeante favorise la conscience de votre nature réelle, votre nature universelle, la conscience que vous êtes une Âme. Une Âme est lumière dans l'Univers, comme une étoile, et de cette Âme, de cette étoile, jaillissent des rayons de lumière en toutes directions sans discrimination, et tous ces faisceaux de lumière se déployant dans l'Univers s'unissent, créant ainsi un Univers de lumière. À la source, vous êtes lumière; à la source, vous êtes l'Univers; à la source, vous êtes un, uni dans la lumière avec toutes les formes de vie de toutes les dimensions, de tous les plans de conscience, de tous les astres de cet Univers sans fin.

Votre Âme s'unit à l'Esprit pour se manifester sur cette Terre, afin de permettre l'incarnation. C'est ainsi que l'Âme, communiant à l'Esprit, conscientise un germe, un fœtus qui va croître pour naître et se déployer sur cette Terre, inspiré par sa source, sa nature, stimulé par son essence, son individualité, son caractère propre. Bien qu'il soit un dans sa nature, bien qu'il soit universel, l'Être porte aussi une individualité qui lui permet de se manifester, qui lui permet de créer, qui lui permet de représenter l'Univers qu'il est à sa façon sur cette Terre.

Ainsi, chaque Être est uni à la vie, quelle que soit sa forme dans l'Univers. Lorsqu'il y a l'incarnation dans la matière, dans le corps, lorsque la lumière que sont l'Âme et l'Esprit s'imprègne dans le corps, qui est aussi énergie, qui est aussi lumière, plus contractée, à un rythme vibratoire plus lent, il y a une impression de séparation.

Lorsque vous êtes lumière, dissout dans le Tout, nous pourrions ainsi métaphoriquement dire que vous êtes le Tout, comme une gouttelette d'eau dans l'océan, diluée dans l'océan. La gouttelette est l'océan, et lorsque l'océan la projette dans le ciel, après s'être fracassé sur un récif, la gouttelette peut se sentir bien seule. Mais vous, observateur, savez bien qu'elle retombera dans l'océan, qu'elle est toujours l'océan.

C'est ainsi que nous, qui vous observons, savons bien que vous êtes l'Univers, que vous êtes la lumière, que l'Univers vibre à l'intérieur de vous, mais il se peut que, pour une multitude d'Êtres humains sur cette Terre, il y ait un moment, un instant de quelques secondes, de plusieurs décennies ou même de plusieurs vies, durant lesquelles l'Être se sent séparé, désuni, contracté. Pourtant, à l'intérieur de lui, il y a la lumière, il y a les fibres universelles. L'énergie en lui est de la source, de l'Univers, de sorte que, qu'il en soit conscient ou non, il recherchera durant toute sa vie à se sentir réuni, à retrouver la sensation d'union qui à la fois définit et manifeste sa véritable nature.

« La sensation de séparation est une illusion », direz-vous. Toutefois, lorsque l'Être, pendant un moment, quelle que soit sa durée, perd la conscience et la sensation de son Âme et de son Esprit unis, alors il se sent séparé, et de là, un besoin de reconnaissance va émerger. En chaque Être humain, le besoin de reconnaissance, non pas de sa personnalité, non pas de ses capacités à la performance, le besoin de reconnaissance qu'il est de la même famille universelle se présente, sera ressenti, avant même que l'Être naisse. Ce besoin sera toujours présent et, s'y ajoutera, la peur de ne pas être reconnu, de ne pas être accueilli, de ne pas être ressenti par les autres et par soi-même comme expression de l'Univers, comme un de l'Univers, comme étant l'océan de l'énergie universelle dans ce corps incarné.

Or, bien que ces mots puissent vous apparaître philosophiques, ils engendrent des actions et beaucoup de réactions très concrètes, puisque l'Être, pour retrouver en lui cette sensation d'union, de réunification, de reconnaissance qu'il est un avec, d'abord les autres Êtres humains, puis toutes les formes de vie sur cette Terre, puis toutes les formes de vie dans l'Univers, cherchera à être aimé. Il cherchera à manifester ce qu'il est en aimant. Il cherchera l'amour des autres.

Et, pour obtenir l'amour des autres, si l'Être n'est pas véritablement guidé à se reconnaître lui-même comme un individu qui porte l'énergie universelle et qui porte des capacités uniques et nuancées de s'exprimer, alors il cherchera à être et à faire ce qu'il croit que les Êtres veulent qu'il soit et qu'il fasse. Ce faisant, il risque de nier ou d'occulter son essence véritable. Il risque de se séparer de lui-même. Il risque de tenter d'être et d'exprimer ce que les autres désirent qu'il soit et qu'il exprime, les autres étant tout son environnement humain, social.

Ainsi, la sensation de séparation du Tout peut provoquer, par la recherche d'unification, la séparation de soi, et pendant un moment de quelques jours, de quelques décennies ou de quelques vies, l'Être cherchera à satisfaire les Êtres autour de lui pour être aimé, pour satisfaire son besoin de reconnaissance, pour goûter la joie, la satisfaction, le bonheur. C'est ainsi que tous les Êtres humains cherchent le bonheur. Or, le bonheur est une sensation de joie ultime qu'un Être pourra goûter lorsqu'il exprimera totalement ce qu'il est dans sa nature universelle, mais aussi dans son essence individuelle, lorsqu'il sera lui-même.

Et lorsqu'il exprimera totalement ce qu'il est, il pourra, non seulement ressentir, mais se rendre compte qu'il offre autour de lui le meilleur de lui-même, la lumière, l'amour, la joie, qu'il offre autour de lui le présent le plus grandiose, le plus universel qu'il ne pourrait offrir, il offre sa lumière. Il est donc utile à toute l'humanité et à tout l'Univers, puisqu'il collabore, par sa lumière, à stimuler la vie sous toutes ses formes, à faciliter la vie, à harmoniser la vie, à équilibrer la vie, à la rendre amoureuse et consciente.

Pourtant, lorsque l'Être est divisé d'avec lui-même, pour goûter des satisfactions, des joies, pour chercher le bonheur en oubliant ce qu'il est, alors, inévitablement, il ressentira un vide, il ressentira une tristesse, une contraction, une frustration. Lui qui, consciemment ou inconsciemment, veut s'offrir pour être aimé, ressentira une forme de nostalgie, de non-reconnaissance. Bien qu'il soit aimé pour ceci ou pour cela, bien qu'il puisse accueillir certaines satisfactions de surface, il recherche toujours une satisfaction profonde, une joie ultime, un bonheur, qu'il ne pourra pas goûter en satisfaisant les autres, qu'il pourra goûter en émanant ce qu'il est véritablement. Cette séparation de lui-même fait en sorte que l'Être porte de plus en plus une forme de tristesse et de frustration.

Imaginez un Être ainsi. Il utilise toute son énergie à trouver la joie et le bonheur en projetant à l'extérieur de lui ce qu'il croit être juste pour satisfaire les autres pour être aimé, et il ne sent pas cette joie, il ne sent pas cette reconnaissance. Alors, bien sûr qu'il y a une tristesse, une frustration. Et, tôt ou tard, cette frustration, née de la coupure d'avec lui-même, sera projetée vers les autres.

Imaginez cette situation fictive. Un Être fait tout pour rendre l'autre heureux, et l'autre n'est pas encore heureux et ne le remercie pas. Il se sent seul. Il y a une frustration, et tôt ou tard, il projettera sur l'autre la faute de sa frustration. Cela peut vous paraître fictif, mais croyez-le ou non, certains Êtres dans ce monde vivent cela.

Bien sûr, entendez que la présence à soi n'est pas la présence aux désirs, aux caprices, aux besoins de surface, mais la présence à ce qui vibre profondément dans l'Être, à son énergie créatrice, à son élan de création, à ce qu'il est véritablement, ce qui le représente, ses dons, ses véritables qualités. Or, si l'Être projette autour de lui sa frustration, c'est qu'il projette son propre espace de non-paix. Il n'est pas en paix avec lui-même, puisqu'il n'est pas à l'écoute de ce qu'il est, il est à l'écoute de l'extérieur. Alors inévitablement, inéluctablement, naturellement, il projettera à l'extérieur la responsabilité, la faute de sa non-paix, et donc, il entre progressivement dans des relations moins paisibles avec son environnement immédiat.

Et si plusieurs Êtres, ainsi, dans le monde, portent les frustrations nées de ne pas être eux-mêmes, de ne pas être reconnus comme un et de ne pas s'autoriser à être soi, s'ils portent et projettent ces frustrations, consciemment ou inconsciemment, vers une famille biologique, vers un conjoint, vers une communauté, vers une culture, vers l'humanité, alors de grands égrégores de frustrations se créent, naissent, tout comme de grands nuages naissent de l'eau qui s'évapore. Et ces grands égrégores de frustrations sont canalisés par des Êtres et des peuples qui entrent dans des conflits, dans des guerres, qui sont destructeurs.

En quelques mots, nous vous avons transmis comment les conflits les plus destructeurs de ce monde naissent du conflit à l'intérieur de vous, naissent de l'oubli de qui vous êtes, naissent de la non-écoute de ce qui vibre en vous. Ne portez pas, maintenant, le poids sur vos épaules de toutes les guerres. Toutefois, ne portez pas non plus l'impuissance. Vous seul, dans l'oubli de vous-même, n'avez pas créé la guerre la plus destructrice. Toutefois, l'ensemble des Êtres qui ont négligé ou qui n'ont pas su être guidés à retrouver leur essence ont peu à peu nourri des frustrations collectives qui ont créé un monde d'affrontements et de conflits : entre contrées, entre cultures, entre familles, entre clans, à l'intérieur des familles, à l'intérieur des duos.

Qui plus est, alors que ces conflits sont destructeurs, les Êtres, toujours à la recherche de satisfactions pour continuer à vivre, se dirigent vers des moyens de surface, des moyens périphériques, pour obtenir des satisfactions. Ils vont vers des compensations. Ils vont vers des abus de satisfaction des sens. Vous avez tous pu observer que vos sens vous apportent des satisfactions, n'est-il pas? Vous avez tous aussi cru que la voie spirituelle vous demandait de faire abstraction de ces satisfactions. Quelle erreur!

Comment une voie qui entraîne l'Être dans la conscience de l'Esprit et de l'Âme qu'il est, comment une voie qui proclame guider l'Être vers le bonheur, la joie ultime, l'extase, la béatitude, pourrait-elle suggérer, et même exiger, que les Êtres fassent fi du bonheur, des joies, des satisfactions que leur apportent leurs sens? La joie apportée par les sens n'est-elle pas représentative de joies plus intenses que l'union des Êtres peut apporter? Toutefois, lorsque l'Être est désuni d'avec lui-même, il ne peut pas s'unir avec les autres. Que va-t-il unir, s'il n'est pas uni avec lui-même? Il va unir une partie de lui-même. S'il est seulement une partie de lui-même, il n'est pas totalement uni aux autres. Vous voyez l'aberration? Il doit être uni à lui-même pour s'unir aux autres.

Alors, lorsque l'Être ne goûte pas la joie profonde de son expression et de son union, de sa reconnaissance d'être, il goûte toutefois, de ci de là, certaines satisfactions joyeuses de ses sens. Mais si les satisfactions plus profondes ne sont pas présentes, il va tenter d'augmenter les satisfactions que lui apportent ses sens, jusqu'à risquer le piège de l'abus. Vous pouvez peut-être observer cela à quelques endroits, les différents abus des sens. Ces abus semblent être plus satisfaisants au premier abord, mais ne le sont pas, puisque les Êtres cherchent et cherchent et cherchent à nouveau, ou abusent et abusent et abusent de nouveau jusqu'à créer des détériorations du corps, de la psyché ou du mental, même de l'Esprit.

Vous savez, chères Âmes, il est inutile de tenter d'entraîner les Êtres à la modération, s'ils ne sont pas conscients de ce qui permet une véritable paix en eux, une véritable joie. Imaginez que votre seule joie serait celle d'une caresse ou d'une nourriture. Vous voulez qu'elle soit plus intense, n'est-il pas? Alors, plus de caresses, plus de nourriture. Pourquoi demander la modération à un Être, si on ne lui offre pas une joie plus grande, plus intense? Lui offrir, c'est lui offrir la stimulation de sa conscience, et aussi une guidance pour qu'il puisse retrouver ce qui l'anime de l'intérieur.

Alors, n'entendez pas de nos paroles que nous guidons les Êtres vers les abus. Au contraire, nous disons que les abus vont amener l'Être à sa destruction, à sa mort, tout comme les conflits. L'Être divisé de lui-même se détruit par les conflits avec les autres et par les abus. Toutefois, pour résoudre cela, il ne faille pas de moyens extérieurs. Pourquoi des moyens extérieurs et des moyens extérieurs, alors que l'Être est divisé d'avec lui-même? Il faille que l'Être se rassemble.

C'est ainsi que, à la suite de cette introduction, nous vous dirons que l'Être a à s'éveiller à lui-même, et ce que vous pouvez offrir de plus merveilleux à un Être, c'est votre regard sur lui. Non pas le regard de ce que vous voulez de lui. Votre regard sur sa beauté. C'est ce que vous pouvez offrir de plus merveilleux, car de votre regard sur sa beauté, l'Être peut être inspiré de lui-même. Il peut retrouver la voie de la sensation de lui-même.

La voie pour la paix débute par la présence à soi. Peut-être serez-vous étonné encore que nous vous transmettions que, pour qu'il y ait la paix et la fraternité dans ce monde, il faille que vous soyez vraiment présent à vous-même. Non pas de façon égocentrique, mais de façon esthétique. Que vous soyez un esthète, un dégustateur, de tout votre Être. Un Être qui va retrouver la beauté, l'intensité, l'euphorie de ce qu'il est et de ce que cet Être peut manifester. Cela débute par la présence à soi. Être présent à vous-même, cela ne signifie pas d'être concentré sur tout ce qu'un aspect de vous voudrait obtenir comme présents, comme faveurs, comme satisfaction à ses désirs. Vous l'avez déjà expérimenté!

Présent à soi signifie que vous créez des espaces de calme, des espaces d'intériorisation pour ressentir votre vibration, ressentir ce qui émerge des profondeurs de votre Être, ressentir vos envies profondes. Cela signifie aussi que vous soyez présent à ce que vous captez de vos sens comme joies, comme satisfactions, afin de redevenir véritablement sensitif, afin d'entrer dans la sensation, ressentir votre Être vivre, être dans la sensation de l'énergie intérieure qui est représentante de l'Être de lumière que vous êtes.

Vous êtes un Être de lumière, une Âme, un Esprit, vous êtes une expression divine de l'Univers qui se manifeste par une énergie que vous sentez concrètement dans vos entrailles. Cette énergie en vous transmet des sensations, des envies profondes. Vous n'avez qu'à distinguer progressivement, jour après jour - ne soyez pas dans l'urgence, soyez dans la présence - ce qu'est un désir, un besoin, une compensation de ce qu'est une pulsion réelle, une envie profonde, un élan véritable.

Être dans la sensation de soi, et les sensations nourries aussi par vos sens extérieurs : vos regards sur les autres, les paroles des autres, les sonorités des autres. Tous vos sens extérieurs vous permettent d'être en relation avec la vie sous toutes ses formes et avec les autres Êtres, et ainsi, vous vous nourrissez de leur expression. Vous vous nourrissez de la beauté de chaque Être. Vous leur avez offert le plus merveilleux présent, votre regard. Puis vous redécouvrez que votre regard est aussi un présent pour vous, puisque votre regard sur les autres - nous entendons, par « regard », bien sûr, votre ouverture, l'ouverture de tous vos sens à la vie - vous apporte à vous des stimulations, des informations.

Vous voyez un Être dans tout son déploiement, vous en êtes ravi. Vous entendez un Être chanter de tous ses poumons, mais aussi et surtout de tout son cœur, vous en êtes ravi. Vous le goûtez. Vous savez que vous n'êtes pas chanteur. Toutefois, sa passion, sa vie, son effervescence, l'euphorie que vous captez de son chant libéré stimule en vous vos propres dons, vos propres qualités.

C'est ainsi que le présent que vous offrez aux autres vous nourrit vous-même. Présence à vous-même qui, nécessairement, va favoriser la présence aux autres, parce que pour être présent à vous-même, cela signifie que vous créerez de l'espace chaque jour pour vous sentir vibrer. Une vibration intérieure, mais aussi une vibration qui provient de toute la vie, de toutes les stimulations des autres. Vous voyez? Sans effort, pour vous-même, vous voilà présent aux autres, et en plus, vous leur offrez un cadeau! Gratuit, sans effort.

Vous voilà dans la sensation. Vous voilà à retrouver ce qui vibre, ce qui vous anime, animer, redonner la vie, ce qui intensifie la vie en vous. Et lorsque vous voilà animé, les sensations se transforment en inspirations, en idées, en pensées, en visions pour être ceci, pour faire cela. Pour répondre à tout ce qui vibre à l'intérieur de vous, vous retrouvez, par vos inspirations, les voies pour vous exprimer. Vous voilà maintenant guidé par vos inspirations, elles-mêmes nées de vos sensations, elles-mêmes nées de votre présence à vous-même.

Vous voilà maintenant stimulé à vous exprimer, à créer, à manifester autour de vous toute la beauté qu'il y a à l'intérieur de vous. Vous avez pu être, vibrer, sentir, et vous êtes si vibrant que votre Être veut émaner, créer, se manifester, faire. Osez dire le mot! Mais il vous faille être, avant de faire, puisque le faire est l'extension, l'expression de l'être, c'est l'émanation de toute sa beauté, et vous voilà à vous exprimer. Vous vous exprimez à votre façon, dans ce qui apporte en vous joie, et si cela apporte en vous joie, que croyez-vous que cela apportera aux autres?

Lorsque vous voyez un Être réjoui, n'est-ce pas que vous vous réjouissez? Et certains d'entre vous ont ainsi peur de la solitude, peur d'être séparés des autres s'ils osent être eux-mêmes. Ils ont peur de la séparation, alors que, tout au contraire, c'est la négation de soi qui crée la séparation, la séparation d'avec soi qui, nécessairement, entraîne la séparation d'avec les autres. Lorsque vous vous réjouissez de votre expression véritable, vous verrez les Êtres accourir autour de vous. Lorsque vous voyez un soleil, vous allez vers le soleil, n'est-il pas? Qui d'entre vous court vers les nuages ombragés?

Voilà comment les Êtres peuvent s'unir. Voilà comment, non seulement la paix, la fraternité, l'union des Êtres se crée. C'est simple, pourtant. N'est-ce pas d'une logique concrète et universelle? L'union des Êtres dans la paix et dans la fraternité débute par la présence et la reconnaissance de ce qui vibre en chacun des Êtres et se continue par l'autorisation que cela s'exprime de plus en plus, de mieux en mieux, progressivement. Progressivement, pour ne pas faire de cassures ici et là.

Progressivement, afin que tout se manifeste avec harmonie. Voilà comment un nouveau monde se crée. Voilà comment les Êtres s'unissent. Voilà comment un Être peut se sentir uni aux autres, en leur offrant ce qu'il a de plus lumineux, de plus amoureux, de plus merveilleux en lui. Voilà comment naît la fraternité des hommes, qui n'est qu'une expression de la fraternité des Âmes. Voilà comment, dans la matière, dans l'incarnation, dans la vie quotidienne, les Êtres peuvent sentir qu'ils sont unis au niveau des Âmes, au niveau de l'Esprit. L'Âme et l'Esprit savent tout cela et le vibrent. C'est une retrouvaille, une renaissance sans la mort.

Lorsque les Êtres quittent ce plan, lorsque les Êtres meurent, c'est qu'il y a eu tout un mouvement de destruction, par le conflit, par l'abus. Alors, l'Être peut renaître dans cette vie sans mourir à son corps, sans mourir à son incarnation, renaître en se choisissant. Cessez de craindre d'être trop égoïste. Vous n'avez qu'à être vigilant quant à ce à quoi vous répondez à l'intérieur de vous. Il n'y a qu'à distinguer le caprice, le désir, de la pulsion véritable, et vous voilà dans un grand mouvement puissant de participation, de création de la paix en vous et dans ce monde.

Alors, laissez s'éloigner de vous toutes croyances que vous êtes impuissant pour la paix dans ce monde. Sachez qu'à chaque instant, vous portez en vous l'énergie la plus puissante qui puisse être utilisée pour créer la paix dans ce monde. Et lorsque vous savez que tout est en place pour ressentir l'union avec les Êtres, ne vous découragez pas si votre voisin, lui, n'a pas encore retrouvé toute cette conscience.

Ce n'est pas parce que votre voisin n'est pas dans la conscience de sa puissance à créer la paix dans ce monde que vous allez nier tout ce que vous êtes pour retrouver un parcours d'autodestruction, n'est-il pas? Même si vous étiez seul dans ce monde, nous vous dirions : Émanez la lumière, émanez votre amour, émanez votre joie, de telle sorte qu'un autre Être puisse en être stimulé et que chacun de vous puissiez stimuler un autre Être à nouveau. Et vous serez étonnés que, dans cette intensité, il ne suffit que de quelques mois pour que quelques milliards d'Êtres puissent goûter la lumière. Quelques mois, nous disons. Mais n'entendez pas ces mots comme une tension, une pression. Vous pouvez utiliser quelques années.

Sachez toutefois que le mouvement est exponentiel! Mais dès que vous dites : « Pourquoi moi, alors que les autres sont inconscients? », alors vous participez au mouvement d'inconscience. Choisir d'être présent à vous-même, en soi, ne devrait pas être un grand labeur, une punition, et encore moins une pénitence... on ne vous dit pas : Allez, oubliez-vous, allez œuvrer à l'extérieur physiquement, psychiquement, afin de gagner votre ciel.

Ce que l'on vous dit : Soyez présent à tout ce qui est beau en vous, afin que cette beauté émerge et illumine tout ce qui est autour de vous et fasse renaître toute cette beauté. Lorsqu'une fleur jaillit du sol, que lui offrez-vous pour qu'elle puisse se déployer dans toute sa beauté? Vous lui offrez le soleil, n'est-il pas? Alors, pourquoi en serait-il différent pour les Êtres humains? Offrez votre soleil à chaque instant!

Dans cette conscience, vous entrez vraiment dans une fraternité. Sachez reconnaître que vous êtes un créateur de la fraternité des hommes et que vous n'avez pas à attendre que la fraternité se présente sous une forme structurée de communauté. Ce fut expérimenté par le passé! La fraternité des hommes n'a pas de frontières, pas de limites, pas de règles. Il n'y a qu'une logique universelle : celle de l'expression de l'énergie qui est de même nature dans chaque Être et qui est nuancée dans sa capacité d'expression. Une seule logique simple.

Alors, lorsque vous rencontrez un Être sur votre passage, vous savez qu'il est un frère. Vous avez tout compris! Vous savez que l'Âme est lumière unie dans l'Univers, vous savez que les Esprits sont unis dans une même conscience. Vous savez que, dans l'incarnation, chacun peut émaner le meilleur de lui-même, et donc, se réjouir de soi et des autres. Tout cela est simple et clair.

Un Être se présente sur votre passage. Alors, le regard que vous portez sur lui, le regard de la fraternité, qui est celui de la conscience de la paix comme base de la joie profonde, est un regard de reconnaissance. Reconnaître d'abord en l'Être qu'il est de même nature que vous. Reconnaissez que l'Être est universel. Reconnaissez que l'Être est une Âme associée à un Esprit. Avant même que vous ne voyiez qu'il a oublié ceci, qu'il a oublié cela, qu'il n'a pas fait ceci, qu'il a trop fait cela, avant cela, voyez dans l'Être sa nature universelle.

Vous savez, chères Âmes, il n'y aura pas de véritable fraternité concrète sur cette Terre s'il n'y a pas ce regard. Vous voulez que nous soyons concrets. Nous voulons que vous soyez concret. Nous pouvons ensemble nous entretenir pendant des heures, des jours, des mois, des années - et nous l'avons fait! - de l'amour, n'est-il pas? De l'amour sans conditions. Voilà qui est merveilleux. Concrètement, qu'allez-vous manifester?

La première étape est d'oser. Après vous être reconnu vous-même comme un Être de nature universelle, comme un Être qui a ses dons, ses qualités, après avoir autorisé votre Être à se déployer, la première étape consistera à poser un regard sur un Être en reconnaissant qu'il est lui aussi de nature universelle. La seconde, qu'il ne faille pas oublier, est que lui aussi a ses nuances, qu'il porte lui aussi une individualité, une essence qu'il veut reconnaître, même s'il ne le sait pas. Il porte une énergie de création comme vous, mais qui ne se déploie pas de la même manière. Il n'est pas là pour servir votre besoin au premier niveau, mais il le servira à un niveau beaucoup plus vaste en étant lui-même.

Et lorsque vous voyez un Être, vous reconnaissez cela, vous le sentez, vous le savez, vous le vibrez, et le plus grand intérêt dans la rencontre d'un Être ne serait-il pas de découvrir quelle est son essence? Lorsqu'une fleur va éclore, bientôt, vous la reconnaissez comme une fleur, une fleur de vie, et vous avez envie de la voir se déployer, de voir sa couleur, sa forme, de connaître de quelle essence elle est, et vous pouvez collaborer, en lui offrant de l'eau, de la lumière, à ce qu'elle puisse s'ouvrir. C'est la même chose pour un Être humain quel qu'il soit.

Soyez simplement dans un état de disponibilité et de joie anticipée à reconnaître quelle est son essence, plutôt que de tenter de faire en sorte qu'il fasse ce que vous voulez ou qu'il fasse comme vous le voulez. Il y aura toujours un Être sur cette Terre qui sera d'une essence similaire à la vôtre, et quelle joie de constater ces nuances, n'est-il pas? Philosophiquement, nul Être ne peut s'y opposer, et concrètement, il faille que vous puissiez reconnaître les essences, les particularités de chacun, afin de pouvoir vous en réjouir, en bénéficier, mais aussi savoir comment créer vos regroupements pour une tâche dans une inspiration qui vous convienne, qui vous fasse vibrer. Il est tout naturel que si un Être œuvre de façon différente, ce peut être complémentaire et très agréable; ce peut être aussi... Vous connaissez la suite.

C'est à ce moment où tout dérape, parce que si vous ne reconnaissez pas dans cet Être, non seulement la possibilité et le droit à ce qu'il crée à sa façon, il y a des possibilités importantes qu'il ne le reconnaisse pas en vous, et il y a alors des possibilités que les Êtres commencent à vouloir s'oublier pour plaire à l'autre. Et voilà, nous recommençons! Mais vous avez compris. Alors, continuons.

Reconnaître l'essence d'un Être. Bien sûr, vous nous direz : « Certains Êtres ne savent pas qui ils sont. Comment puis-je reconnaître? » Ne faites pas d'efforts. Soyez simplement amoureux. Nous vous disons : Soyez disponible, soyez ouvert. C'est cela, l'amour. C'est un mouvement vers l'autre. Vous n'avez pas à découvrir pour chacun quelle est leur essence. Vous avez simplement à être disposé, disponible, curieux. Soyez curieux davantage de ce que chaque Être est dans sa différence. Voilà la fraternité.

Puis, par la suite, par tout ce que vous êtes, vous pourrez stimuler l'Être. Souvent, vous avez l'impression que pour stimuler, encourager un Être, il faille de grands efforts, il faille trouver pour lui ce qui lui est le plus favorable. Attention au dérapage! Parce qu'en trouvant pour un autre ce qui lui est favorable, il y a le piège de trouver pour l'autre ce qui vous semble favorable pour lui sans véritablement respecter ce qu'il est.

Il y a deux façons de stimuler un Être à laisser se déployer sa beauté. La première est de déployer la vôtre, sans intention de créer une concurrence, sans intention de performance « À qui sera la plus belle beauté? » Quel pléonasme, n'est-il pas! Vicieux, certes. La recherche de performance.

Déployez votre beauté afin d'être vivant et vibrant, de telle sorte que ce qui est autour de vous soit inspiré à être vivant et vibrant. C'est aussi simple que cela. Lorsqu'un enfant autour de vous court et chante et se réjouit dans tous les sens, il stimule en vous la vie, n'est-il pas?

Hum... Peut-être avez-vous l'impression qu'il est dérangeant, peut-être parce qu'il est trop vivant. Offrez-lui un espace pour déployer son énergie qui vous permette de mieux l'observer, de mieux le goûter, d'être moins dérangé, mais plus stimulé par la vie qui l'anime. Ce qui est ennuyant est peut-être qu'il y a beaucoup de vie en lui et qu'il y a beaucoup de vie en vous qui veut se manifester. En d'autres termes, lorsque vous êtes face à la vie qui se déploie vivement, de façon fort effervescente, cela vous stimule, et si, en vous, c'est réservé, bien sûr que ce peut être ennuyeux, dérangeant. Alors, allez plus profondément reconnaître qu'il y a dans vos entrailles l'énergie qui bout, qui veut émerger.

Ainsi, nous vous disions qu'il y a deux façons de stimuler un Être : d'abord d'être vous-même vivant, puis l'autre façon est de transmettre aux Êtres ce qui, d'eux, vous stimule vraiment profondément. Non pas ce qu'ils font pour vous. Vous pouvez toujours les remercier pour ce qu'ils font pour vous. Ce qui est très important est que vous transmettiez aux Êtres ce qui, de leur action, de leur création, de leur expression, vous fait vibrer, vous anime, vous donne envie d'être vous-même vivant.

Un Être chante. Il vous fait vibrer, il vous anime. Il stimule en vous l'envie d'être ce que vous êtes. Alors, dites-lui que son chant vous anime, et vous stimulerez cet Être à continuer son chant et à le déployer. Voilà comment les Êtres sont véritablement des frères. Ni en donnant, ni en étant dans l'attente de recevoir, ni en recevant et en étant dans l'attente de comment donner. En étant soi à exprimer et en transmettant aux autres la beauté qui, d'eux, vous anime.

Durant cette nouvelle année terrestre, le thème de la fraternité sera au rendez-vous. « Il le fut toujours », direz-vous. Certes. Toutefois, à cette étape de l'évolution de la Terre et de l'humanité, la fraternité des hommes, la reconnaissance des Êtres entre eux, leur mutuelle stimulation, leur capacité de s'unir en sous-groupes, en cellules, non pas pour se concurrencer, non pas pour se comparer, mais pour se réjouir de la complémentarité de l'un et de la similarité de l'autre, la fraternité des hommes sera essentielle pour permettre une vie équilibrée et harmonieuse sur cette Terre.

Dans cette nouvelle année, la nature sera vivante et vibrante. Elle va donc vous stimuler à être vivant et vibrant, non pas dans l'attente, n'est-il pas? La nature va participer de façon importante aux retrouvailles des Êtres, aux retrouvailles des hommes. Les hommes retrouveront comment il est sain, comment il est joyeux et lumineux de se retrouver pour que la vie soit simple.

Durant cette nouvelle année, une propension à ce qu'il y ait de grandes libérations de ce qui contraint les Êtres humains. D'abord une libération des conflits, des contraintes des familles biologiques. Les Êtres humains sont d'abord et avant tout des Âmes. Ils sont influencés de façon importante par leur famille biologique. Ces influences sont intéressantes pour que l'Être soit propulsé dans sa création. Elles ont souvent été dans une forme d'inconscience.

Ne jugez pas les relations familiales, mais plutôt participez à ce qu'elles servent les Êtres, plutôt que de les lier, de les emprisonner, de les atténuer. Ne diminuez pas les Êtres de vos familles. Au contraire, qu'ils soient vos premiers frères. Qu'ils soient les Êtres que vous voyez et que vous stimulez. Que les familles se libèrent des tensions. Que la lignée familiale puisse se libérer. Que les Êtres ressentent qu'ils sont unis au niveau de l'Âme et que la paix soit retrouvée dans les relations de toutes les familles biologiques.

Vous constaterez, durant la période à venir, que tous les grains de sable dans le mécanisme relationnel familial biologique seront présents, de telle sorte qu'ils puissent être remis à l'Univers, ces grains de sable. C'est en ces termes que nous disons « épuration, nettoyage, libération, retrouvaille de la paix ».

Puis, il y aura, dans cette nouvelle année, une propension importante à ce que les familles d'Âmes se retrouvent, se rassemblent. Nous vous l'avions transmis pour ce nouveau millénaire. Nous vous avions dit : « Au début de ce nouveau millénaire, il y aura de grandes attractions entre les Êtres. De partout dans le monde, les Êtres circuleront. Les frontières vont s'ouvrir, parce que les Êtres ont à circuler pour se retrouver. »

Les familles d'Âmes, ce sont des Âmes incarnées qui sont dans une même voie d'expression. Imaginez un soleil. Une multitude de rayons émanent de ce soleil. Si vous voulez vous diriger vers le centre du soleil, vous empruntez un rayon. Il vous conduit directement au centre. Mais il y en a une multitude, une infinité. Les Êtres d'une famille d'Âmes sont des Êtres qui se retrouvent, se reconnaissent comme étant inspirés par un même rayon. Ils se retrouvent, ils se stimulent mutuellement, ils s'encouragent, ils partagent dans cette voie vers le cœur du soleil. Il n'y a pas de concurrence d'un rayon à l'autre; ils se dirigent au même endroit! Toutefois, les Êtres ainsi peuvent mieux se ressentir et se reconnaître.

Ainsi, vous constaterez, durant cette période, que vous vous transformez intérieurement, que la voie pour vous s'éclaircit et que des Êtres sont pour vous attirants, et ce n'est pas un refus ou un rejet de d'autres Êtres, au contraire, c'est simplement une sensation de reconnaissance des Êtres qui sont sur une voie similaire à la vôtre.

Alors, les Êtres de mêmes familles d'Âmes se retrouvent pour mieux s'encourager sur une même voie de conscience, et durant cette période, de nombreuses Âmes sœurs se reconnaîtront ainsi. Les Âmes sœurs sont des Âmes qui, lorsqu'elles se rencontrent, reconnaissent dans l'autre son essence, reconnaissent dans l'autre toute sa potentialité, tous ses dons, toutes ses qualités, et veut aussi offrir toute son expression pour stimuler l'autre.

C'est ainsi que l'année qui vient est une année de retrouvaille d'Âmes sœurs, de collaboration. Les Âmes sœurs ne sont pas toutes destinées à s'unir dans une intimité amoureuse comme vous la définissez. Les Âmes sœurs peuvent être dans une intimité amicale, qui est souvent plus près de l'amour que d'autres formes d'intimité. Elles peuvent se retrouver dans une intimité d'œuvre professionnelle.

Les Êtres se reconnaissent. Des Âmes sœurs, des Êtres qui s'unissent naturellement et qui peuvent se stimuler mutuellement dans la reconnaissance de ce qu'elles sont plus facilement que d'autres Êtres, et c'est ainsi que c'est une période fort importante et propice pour que les Âmes sœurs puissent commencer à œuvrer ensemble. Non pas qu'à se conforter, mais à œuvrer ensemble, à être en véritable collaboration, une collaboration créatrice. Les familles d'Âmes se retrouvent. Elles créent des cellules, elles sont dans une collaboration globale. Les Âmes sœurs se rencontrent dans une collaboration plus concrète, créatrice, plus quotidienne.

Tout l'environnement terrestre va favoriser ces rencontres. Que ce soit l'épuration dans la lignée familiale, que ce soient les rencontres de familles d'Âmes, que ce soient les rencontres, les mouvements créateurs déployés de familles d'Âmes sœurs, tout l'environnement terrestre naturel, social, économique, politique favorisera cela. N'attendez pas que l'environnement oblige cela, non pas par des lois, mais par nécessité. Allez vers ces réunifications pour la joie.

Les Êtres se rencontrent et s'unissent dans la joie, non pas par besoin. Ne vous unissez pas à l'autre parce qu'il peut vous supporter. Nous vous taquinerons en vous disant que, souvent, ainsi, il vous supporte très mal.

Ne vous unissez pas parce qu'ensemble, vous pouvez mieux rencontrer une épreuve. Il est vrai que les Êtres peuvent s'entraider. Il est naturel. C'est l'amour. Mais n'allez pas vers les autres pour que vous puissiez mieux vous protéger. Que ce soit plutôt le mouvement créateur qui vous unisse aux autres, plutôt que le mouvement protecteur! Vous allez ensemble vous protéger, faciliter la vie quotidienne, mais pour mieux créer les fraternités et une grande fraternité des hommes, que ce soit le mouvement de transformation, de création, d'édification, de construction qui vous unisse, afin que vous puissiez être en relation avec ce qui est puissant dans l'Être, et non pas avec ce qui y est vulnérable.

Vous n'avez pas à vous éloigner de la vulnérabilité d'un Être; vous avez à vous approcher de sa force. Tout notre propos, tout notre éclairage ne tient qu'à cela - c'est simple, n'est-il pas? - vous unir dans votre beauté. Pourquoi des frères biologiques, malgré leurs querelles, malgré leurs conflits, sont-ils quasi toujours naturellement attirés l'un vers l'autre? Pourquoi réussissent-ils quelquefois à pardonner facilement - ou plus difficilement - certaines situations? Parce qu'ils se reconnaissent comme frères. Ce que nous vous disons? Reconnaissez-vous comme frères universels.

Voilà comment nous nommons la Sainte Fraternité humaine. Ce n'est pas qu'un mouvement, vous savez, de réunion où les bras s'ouvrent pour accueillir l'un et l'autre, ce qui offre une sensation chaleureuse, bien sûr agréable, amoureuse, mais il faille aller plus loin que cela, vers une véritable union, bien au-delà de l'illusion de la première rencontre. C'est une véritable conscience, amour et intention d'union qui va permettre la paix à l'intérieur de ce monde.

Chères Âmes, l'année qui vient est une année terrestre durant laquelle plusieurs structures illusoires vont se dissoudre. Il n'y aura pas d'étonnement chez vous, puisque plusieurs de vos structures ne permettent plus à ce que les Êtres puissent s'exprimer. Plusieurs de vos structures créent un avilissement des Êtres, un emprisonnement. Les Êtres de vos contrées, bien nantis, vivent une douleur de solitude, d'isolement ou la peur de cette solitude

Les Êtes de ce monde, de façon générale, souffrent de la faim, de la soif, du peu de disponibilité des biens nécessaires aux Êtres humains. Nous vous disons souvent que cette Terre est une terre d'abondance, qu'il faille une redistribution. Il n'y a pas de redistribution parce que les Êtres cherchent à se sécuriser. Ils cherchent à se sécuriser parce qu'ils ont peur d'être seuls.

À partir de la reconnaissance de ce que vous êtes, reconnaissez les autres, retrouvez la fraternité; la peur de la solitude va se dissoudre, le besoin d'accumuler pour soi aux dépens des autres va aussi se dissoudre, et les richesses de cette Terre - abondante - vont se répartir naturellement. Ne cherchez pas des moyens extérieurs de répartir les richesses, si vous ne permettez pas de rompre et de dissoudre la peur de la solitude.

Vous voyez comment tout est intimement interrelié? Cela commence par chaque Être. Et nous terminerons en vous disant que la fraternité des hommes sur cette Terre est essentielle pour que les hommes, maintenant, puissent rencontrer les autres formes de vie. Ne soyez pas dans l'orgueil. Vous n'êtes pas les seules formes de vie dans l'Univers. Plusieurs formes de vie, subtiles mais aussi concrètes, existent dans cet Univers, et l'humanité est sur le seuil de rencontrer ces formes de vie de façon beaucoup plus concrète.

La fraternité des hommes permet aussi de rencontrer la vie au-delà de cette Terre de façon harmonieuse. La vie sur cette Terre, bientôt, exigera qu'il y ait des relations avec d'autres formes de vie dans l'Univers. Alors voilà, il vous faille ouvrir les volets, ouvrir les fenêtres pour vous rencontrer, afin qu'éventuellement, vous soyez disposés à accueillir d'autres voisins, quelle que soit leur forme. Pour l'instant, vos voisins humains sont représentés par la nature, et nous vous disons : La nature saura, durant ces prochains mois, vous convaincre qu'elle est vivante et qu'elle cherche à s'unir à vous. Alors, appréciez-la sous toutes ses formes.

Chères Âmes, nous vous proposons qu'en chaque jour, pour le moins une fois chaque jour, vous transmettiez à un Être ce qui, en lui, est beau pour vous et vous stimule. Non pas une beauté de surface, à la mode. Ce qui en lui est pour vous vibrant, lumineux, beau et stimulant. Choisissez intérieurement, maintenant. Nous vous proposons de vous engager avec vous-même à ce que chaque jour, pour le moins, vous transmettiez à un Être, même si c'est le même Être, ce qui, en lui, est stimulant pour vous.

Choisissez-le. Engagez-vous maintenant à le faire pour un Être, et vous verrez que, bientôt, vous aurez envie de l'exprimer pour plusieurs Êtres, et lorsque, dans votre vie, vous pourrez, à chaque Être qui se présente à vous, poser un regard sur sa lumière, alors vous serez un Être libre et un Être heureux. Lorsque vous saurez poser votre regard lumineux sur un Être, vous serez un Être libre et heureux.

Maîtres et Disciples de vous-mêmes, accueillez notre Amour

Les Énergies du Maître Saint-Germain
Le 31 décembre 2006

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31.07.2008

Le film de ma vie

 

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Regarder un film à suspense peut être une grande leçon pour peu qu'on observe son attitude. On peut en effet se rendre compte que, dans un film « bien fait », on entre carrément dedans : on considère le film comme un événement qui existe réellement. En effet, pris par l'intrigue, et notre désir que tout finisse bien, comme le film est fait de telle manière à tirer en longueur l'arrivée du dénouement avec autant de rebondissements, on éprouve des émotions, des réactions comme si cela était la réalité. De plus, on pense même qu'on peut modifier le film en pensant ou même prononçant des phrases comme : mais comment est-ce possible ? Mais pourquoi ne fait-il pas ça ? Il suffirait de dire ceci....Comment peut-on être aussi bête....Mais non, ne vas pas là ! Etc...Tout cela mêlé à de l'angoisse, de la peur, de l'anxiété, de la tristesse, et à la fin, le soulagement tant attendu. En plus, souvent, après le film, l'histoire est tellement imprimée en nous (au niveau émotionnel) qu'on y repense (et en discute) comme si tout cela s'était réellement passé. Oui, on entre vraiment dans le film, au point qu'on oublie que c'est un film, qu'il a déjà été écrit, réalisé, que toute l'histoire, y compris la fin est connue, et qu'on peut le regarder autant de fois, ce sera toujours la même. La seule chose qui changera, ce sera notre réaction. Mais ici, il est facile de se rendre compte qu'on a été pris dans le piège de l'illusion : il suffit de changer de chaîne, de ne plus regarder l'écran, d'éteindre la télé, ou de sortir du cinéma pour que toute cette fiction disparaisse (le cinéma a plus le pouvoir de nous plonger dans le virtuel grâce à la salle noire et à l'écran géant : on ne voit plus que les images projetées ; le son y est par ailleurs très fort).

 

Cette prise de conscience de l'irréalité d'un film qu'on regarde, peut nous aider à commencer à comprendre que notre vie et tout ce qu'on voit est également un film qui a déjà été tourné : un pure fiction. Le thème principal du film, les grandes lignes ont déjà été établies, et se répètent à chaque incarnation, avec des variantes (établies par nous), un peu comme les films Rocky...A chaque incarnation, on regarde le même (plus ou moins) film de notre vie, et ce qui change vraiment, c'est notre attitude d'observateur : va-t-on réussir un jour à se rendre compte que c'est un film ??? Va-t-on réussir à éteindre cette projection, à la faire disparaître pour retrouver notre véritable réalité, tout comme celui qui a su détourner son regard de l'écran et a éteint sa télé  ?

 

Quel est ce film à suspense parfaitement réalisé que nous prenons pour notre réalité ? Il s'agit de la fausse croyance que nous sommes séparés de Dieu. Prenons un  exemple de cette fiction ....Imaginons dans un salon, des parents assis dans un canapé, entrain d'admirer leur tout jeune enfant (disons un an) qui joue par terre. L'enfant est au comble du bonheur, il se sent en sécurité, il ressent la présence et l'amour de ses parent, il se sent protégé et uni à eux. Aurait-il le moindre désir, il sait qu'il serait immédiatement comblé plus qu'il n'en faut. Mais voilà que pendant que ses parents se font des câlins, l'enfant, poussé par la curiosité, se déplace jusqu'à un porte entrouverte. Il pénètre dans une autre pièce qui est sombre, et sans y faire attention, donne un coup de coude à la porte qui se referme derrière lui. Après un très bref moment de surprise, l'enfant se rend compte qu'il est en territoire inconnu, et même s'il a déjà été dans cette pièce, il n'en a aucun souvenir. De plus, horreur, ses parents ont disparus ! Il ne les voit plus, ne les entend plus, ne ressent plus leur amour. Il veut faire demi-tour, mais la porte est fermée, il est trop petit et ne sait pas l'ouvrir...Il se sent séparé à tout jamais d'eux. Alors arrive la PEUR et la culpabilité inconsciente d'être parti dans cette autre pièce et de ne plus savoir comment revenir. L'enfant va alors projeter dans cette pièce sombre tout un monde à partir de son ego, il va imaginer et se faire tout un film : celui de l'orphelin perdu à qui il peut arriver toutes sortes de malheurs. Ce film sera tellement bien fait, angoissant, qu'il va entrer dedans et le prendre pour la réalité. Ce qu'il ne sait pas, c'est que cette soi-disante séparation ne va durer que quelques secondes et que ses parents qui sont derrière la porte, à quelques mètres, sont toujours là à l'aimer et qu'il ne peut rien lui arriver. Ces quelques secondes de peur avant le retour dans les bras de ses parents représentent chacune de nos incarnations, et on y projette et voit le même film à chaque fois, mais dans des circonstances différentes.

 

On a bien compris que les parents représentent Dieu, et l'enfant, chacun de nous. Notre difficulté, voire notre impossibilité (si on est seul) à se rendre compte de l'illusion de notre monde et de la stupidité à avoir peur, est la même que pour cet enfant.  En regardant la scène, nous penserions : ah bon sang, si l'enfant pouvait se rendre compte que ses parents sont juste à côté et qu'il ne peut rien lui arriver ! Pourquoi pleurer ? Autrement dit, cela ne pourrait pas nous arriver, car nous, adultes, savons que...Qu'est-ce qui change entre l'enfant et l'adulte ? Le niveau de conscience. Nous sommes à l'enfant ce que notre Moi Supérieur (notre véritable être) est à nous. Nous allons vite « grandir » pour pouvoir ouvrir cette porte, en tout quiétude, car nous allons prendre conscience que nous n'avons jamais réellement été séparés, et que toute la projection du film à suspense de notre vie était une fiction.

 

Deniz